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BREDA
Culture de la paix
a) la coordination
des multiples activités de l'UNESCO dans les domaines de l'éducation,
de la culture, de la communication, des sciences sociales, et des programmes
en faveur de la jeunesse et des femmes, contribuant à une culture
de la paix ; Suite à la création de ce Programme, le premier " Forum international sur une culture de la paix " organisé à San Salvador ( février 1994) et la " Première Réunion Consultative du " Programme pour une Culture de la Paix " tenue au Siège de l'UNESCO (27-29 septembre 1994) ont clarifié le concept de culture de la paix et défini les types d'activités que l'UNESCO pourrait entreprendre dans ce domaine. On peut retenir
des conclusions de ces deux réunions, pour l'essentiel, que la
paix et les droits de l'homme sont indivisibles et sont l'affaire de tous
les citoyens. Ceux-ci, à tous les niveaux, doivent donc participer
à l'édification d'une culture de la paix. Chaque citoyen
a un rôle à jouer dans cette édification. Par ailleurs l'éducation est essentielle pour la paix. Il importe donc d'éduquer à la culture de la paix. Il faut éduquer à la paix, aux droits de l'homme, à la démocratie et à la tolérance. Il s'agit notamment d'apprendre et d'utiliser de nouvelles techniques de gestion et de résolution pacifiques des conflits. La mise en uvre d'un projet de culture de la paix exige donc la mobilisation de tous les services éducatifs, tant formels que non formels, et de tous les moyens de communication. Enfin, la paix et le développement sont intimement liés. Il ne peut y avoir de développement sans paix. Donc la culture de la paix vise le développement humain durable, endogène et équitable. En conséquence, tout projet de culture de la paix, national ou international, doit inscrire son action à l'intérieur du cadre général ainsi décrit. A la suite de ces réunions, l'UNESCO a appuyé diverses initiatives de culture de la paix en vue de contribuer à la restauration et à la consolidation de la paix dans des pays qui ont connu de graves crises politiques ou ont vécu des situations de conflits internes. A titre d'exemples, nous pouvons citer quelques initiatives de l'UNESCO en Afrique en matière de culture de la paix, singulièrement au Burundi et au Congo-Brazzaville. Au Burundi, en vue de contribuer sur place à la résolution du conflit socio-politique né à la suite de l'assassinat, le 21 octobre 1993, du Président Melchior NDADAYE, l'UNESCO a créé en août 1994, à la demande des Autorités Nationales, une " Maison de l'UNESCO pour la Paix au Burundi " chargée d'exécuter diverses activités de culture de la paix. Celles-ci visent à contribuer au rétablissement du dialogue, de la confiance, de l'entente, de la tolérance et de la convivialité entre les diverses composantes et couches socio-politiques du pays, en vue d'aboutir à une paix durable dans le pays. Les axes
principaux du programme de cette Maison sont : En outre l'UNESCO a organisé à Bujumbura (Burundi), du 14 au 17 décembre 1994, un " Colloque National sur la Culture de la Paix ". Ce Colloque a permis aux participants, représentant les diverses couches socio-politiques du pays et les organisations de la société civile, de réfléchir sur la problématique de la mise en uvre d'une politique nationale d'éducation à la paix, en se fondant sur les idéaux de paix et d'entente entre les individus véhiculés par la culture traditionnelle burundaise et la culture universelle ; et de faire des recommandations pour l'élaboration d'une politique nationale d'éducation à la paix en vue d'aboutir à une paix et une entente durables entre les différentes composantes de la société burundaise. La même année 1994 , au Congo, l'UNESCO a organisé à Brazzaville, du 19 au 23 décembre 1994, un " Forum National pour une Culture de la Paix au Congo " qui a eu pour thème central " le dialogue intercommunautaire pour la paix, la démocratie et le développement durable ". Ce Colloque a adopté un " Plan d'action pour promouvoir une culture de la paix " au Congo ". Il a été " l'expression de la volonté collective du peuple congolais et de ses dirigeants de rechercher la paix par la concertation et le dialogue ", et " a marqué le début d'un processus de réflexion et de recherche collectives sur la paix et le développement au Congo " (Federico MAYOR, in " Préface au Rapport sur le Forum National pour la Culture de la Paix au Congo "). Nous ne pouvons pas mentionner toutes les activités de culture de la paix menées par l'UNESCO à travers le monde. Nous signalerons néanmoins que, au cours de biennums 1998-1999 et 2.000/2.001, l'UNESCO a réalisé de nombreuses activités dans plusieurs pays africains en vue de contribuer à la promotion d'un environnement de paix. Ces activités de formation ont touché divers publics : adultes, jeunes, hommes, femmes, responsables d'associations de la société civiles, responsables politiques et administratifs, etc. Voici quelques exemples d'activités organisées dans les pays ci-après : 1. En Angola : deux sessions de formation pour la promotion de la culture de la paix destinées aux ONGs nationales. 2. Au Burkina-Faso
: un séminaire -atelier national de formation sur le thème
" Comment devenir acteur de promotion de la paix et la tolérance
au niveau local et national ", Ouagadougou, 26-28 janvier 1998.
iii) Des " Compétions pour l'attribution de prix en culture de la paix au Burundi ", Bujumbura, 2-3 janvier 1998 ; iv) Un Séminaire des Associations féminines sur le thème " Femmes et Culture de la Paix au Burundi ", Bujumbura, 21-24 avril 1998 ; v) Quatre Séminaires régionaux des Bashingantahe (" les Sages ") sur le thème " Les Bashingantahe des Collines et la Culture de la Paix au Burundi ", Bujumbura, Bururi, Gitega et Ngozi, 9-11 juillet 1998 ; vi) Un Rallye des jeunes sur les droits de l'homme, Bujumbura et Provinces, décembre 1998. 4. Au Cameroun : Des " Assises sur la Culture de la paix et l'UNESCO ", Yaoundé, novembre 1998. 5. Au Mali : Un " Atelier national sur l'élaboration d'un cadre général de l'éducation à la culture de la paix et aux droits humains au Mali ", Bamako, 25-27 mars 1998. 6. En Tanzanie : La " Conférence panafricaine des femmes pour une Culture de la paix ", Zanzibar, 17-20 mai 1999. Il convient de signaler que cette Conférence a adopté la " Déclaration de Zanzibar " et l' "Agenda des femmes pour une culture de la paix en Afrique ". 7. Au Sénégal : Une " Réunion Régionale sur l'éducation aux droits de l'homme ", Dakar, 14-18 décembre 1998. Cette Réunion, qui a regroupé une cinquantaine de participants provenant d'une vingtaine de pays africains, a fait des recommandations qui concernent notamment l'intégration de l'éducation aux droits humains au niveau de tous les cycles d'enseignement, y compris le pré-scolaire, l'élémentaire et le secondaire, de même que dans les universités et instituts supérieurs en tant que discipline autonome. Les participants à cette Réunion ont par ailleurs proposé des stratégies pour la promotion de l'éducation aux droits de l'homme en Afrique.
Cette Conférence Régionale a regroupé cinquante quatre (54) délégués de seize (16) pays africains, d'organisations internationales d'organisations non gouvernementales et d'associations de la société civile provenant de toutes les Régions de l'Afrique subsaharienne, autour de la problématique de l'éducation à la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie dans les systèmes éducatifs formel et non formel africains. A l'issue de leurs travaux, les participants ont fait des recommandations pertinentes aux Etats, à l'UNESCO, aux enseignants, aux ONGs, à la société civile, aux partenaires au développement, aux différents partenaires et acteurs pour le développement et la promotion de l'éducation à la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie dans les systèmes éducatifs formel et non formel africains. Par ailleurs ils ont proposé un Plan d'action de quatre ans, assorti d'activités concrètes, pour l'introduction de cette éducations dans ces systèmes éducatifs, l'élaboration des contenus et matériels didactiques, la formation des enseignants et l'utilisation des médias. 9. Au Sénégal : Un " Séminaire-atelier sous-régional de formation de spécialistes en éducation civique et en culture de la paix ", Dakar, 24-28 juillet 2.000. Ce séminaire-atelier a regroupé trente trois (33) participants venus de dix pays francophones et lusophones d'Afrique de l'Ouest autour de la problématique de la formation de spécialistes en éducation civique et en culture de la paix pour l'éducation formelle en Afrique. Au nombre des participants, on comptait des inspecteurs des enseignements élémentaire et secondaire, des directeurs d'instituts ou de centres pédagogiques, des chefs de division des programmes, des professeurs du Secondaire et du Supérieur, des conseillers pédagogiques, des formateurs de formateurs, des directeurs d'ONGs, et d'anciens spécialistes de programmes à l'UNESCO. Cette diversité de profils était en parfaite adéquation avec le pluri et transdisciplinaire de la problématique du séminaire. Les séminaristes ont examiné les voies et moyens devant contribuer " au renforcement des capacités nationales pour une meilleure connaissance et une meilleure maîtrise des méthodes et techniques d'élaboration des programmes, des matériels didactiques et de la formation des formateurs ". En outre ils ont examiné les conditions de mise en place d'un réseau de spécialistes africains en éducation civique et en éducation à la culture de la paix. Ce réseau soutiendra, dans les pays respectifs, la démultiplication des compétences acquises ou renforcées pendant le séminaire. Il convient de signaler que, ces dernières années, l'UNESCO a renforcé le Réseau des Ecoles Associées, Clubs UNESCO et Chaires UNESCO. De par le monde, se sont développées les Réseaux des Ecoles Associées, Clubs UNESCO et Chaires UNESCO, animés par " l'esprit de l'UNESCO " et qui adhèrent aux idéaux humanistes de cette Organisation. Le Club UNESCO, en matière des droits de l'homme, mène des activités d'éducation à ces droits, de lutte contre les atteintes à ces droits et pour l'application des dispositions de la Déclaration Universelle de l'Homme. Il existe des Clubs UNESCO dans presque tous les pays membres de l'Organisation. Le Système des Ecoles Associées forme un réseau d'environ six mille écoles dans plus de 150 pays. Ce réseau encourage l'éducation pour la paix, les droits de l'homme, la démocratie, la compréhension internationale et la tolérance. Cette année, l'UNESCO a organisé à Ouagadougou, Burkina-Faso, du 16 au 20 juillet 2.001, un Atelier Régional pour le renforcement du Système des Ecoles Associées en Afrique. Celui-ci a regroupé une trentaine de participants, notamment des Coordonnateurs Nationaux du Réseau dans une quinzaine de pays africains. Ces dernières années, les réseaux des Chaires UNESCO sur l'éducation aux droits de l'homme, à la paix, et à la démocratie a été développé et renforcé, notamment par la création de nouvelles chaires dont celles d'Afrique du Sud, du Bénin, de Madagascar, de Guinée Equatoriale, de Namibie et du Zimbabwe. Le réseau des Chaires UNESCO comporte actuellement plus de 308 chaires et 42 réseaux inter-universitaires UNITWIN sont actuellement établis dans toutes les régions, et les projets sont situés dans environ 400 institutions réparties dans plus de 90 pays. On note que 19° des 308 chaires UNESCO sont établies en Afrique. En avril 1998, la première Réunion des Chaires UNESCO s'est tenue à Stadtschlaining en Autriche en vue d'organiser et renforcer leur coopération. Les Réseaux des Ecoles Associées, Clubs UNESCO et Chaires UNESCO contribuent fortement à la promotion de l'éducation à la culture de la paix. Signalons enfin que l'UNESCO s'implique activement, dans plusieurs pays africains, dont le Sénégal et le Libéria, dans l'organisation d'activités de formation pour la bonne gouvernance, l'un des fondements d'une paix durable. C'est dans ce cadre qu'elle a organisé à Maputo (Mozambique), du 2 au 4 juillet 1998, une Conférence sur le thème " L'Afrique face à la mondialisation " : les défis de la démocratie et la gouvernance ". Les participants à cette Conférence ont pu ainsi réfléchir sur le processus de la mondialisation en Afrique, sur la gouvernance démocratique et sur le processus de démocratisation comme instrument de transformation des sociétés africaines. Au Sénégal, en collaboration avec DANIDA, l'UNESCO exécute un projet de formation en droits de l'homme et démocratie participative dans trois villes pilotes qui sont : Kédougou, Kaffrine et Saint-Louis. Au Libéria, l'UNESCO est associée au Projet de " Promotion d'une bonne gouvernance au Libéria ", élaboré par le PNUD, et dont les activités portent sur la formation des formateurs, le renforcement de la société civile, la promotion et la consolidation des pratiques démocratiques, des droits de l'homme, de la construction de la paix et de l'éducation à la paix. Il est heureux de signaler qu'ici- même, en Guinée-Bissau, l'UNESCO sera associée cette année à l'exécution du Programme de bonne gouvernance élaboré par le PNUD.
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