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EDUCATION AUX PROBLÈMES ET QUESTIONS DE POPULATION
ET A LA VIE FAMILIALE

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Actualités

Consultation technique sous régionale pour la réexamination de la position de l'EvF/EmP dans un contexte d'évolution. (15.05.2001)

Avec le soutien financier du FNUAP, l’UNESCO-BREDA exécute des projets visant à introduire l’Education en Matière de Population et à la Vie Familiale (EvF/EmP) dans le système d’éducation formelle et non-formelle. L’objectif des programmes EvF/EmP est d’inclure à tous les niveaux de l’éducation formelle et non formelle, une instruction concernant les problèmes de population et de santé, y compris le plan de la santé en matière de sexualité et de reproduction afin de favoriser le bien-être des adolescents, de promouvoir l’égalité et l’équité entre les sexes, d’encourager un comportement responsable sur le plan sexuel et de protéger les intéressés contre les grossesses prématurées ou non souhaitées, contre les maladies sexuellement transmissibles, y compris le sida, contre les abus et la violence sexuels ainsi que l’inceste. Pour que ces programmes puissent durer sur le long terme, toucher davantage d’individus et être plus efficaces, une participation active des parents, des jeunes, des responsables locaux et des organisations est souhaitable.

ANGOLA: Institutionnalisation de l’EMP/EVF dans l’éducation formelle (ANG/97/P04)

Antécédents

En 1990, le gouvernement angolais a décidé de créer un programme National d’éducation aux problèmes/questions de population et à la vie familiale. Avec la contribution financière du FNUAP et l’appui de l’UNESCO dans le domaine de l’exécution, le projet a été implanté dans les diverses provinces sélectionnées. Au cours des deux premières phases du projet des formateurs, des inspecteurs, des enseignants expérimentateurs et des enseignants du deuxième niveau ont été formé. De même, des manuels de Portugais, d’Education Morale et Civique, de Géographie pour la 5e classe et de Sciences Naturelles pour la 6e classe ont été conçus, élaborés, expérimentés et évalués. Les programmes en vue de lla promotionde l’EMP/EVF dans la formation initiale des enseignants ont été élaborés. En vue de la promotion de l’EMP/EVF, des programmes d’enseignement et du matériel didactique ont été reproduits en grande quantité. La phase actuelle du projet s’inscrit dans le cadre du quatrième programme d’Assistance du FNUAP pour l’Angola (1997-2000). Elle repose sur la nouvelle stratégie du FNUAP, qui vise la décentralisation des actions de population dans les provinces, et l’approche intégrée entre les différents secteurs du développement du pays. Le projet accorde une grande priorité à la distribution du matériel pédagogique et à son élaboration.

Stratégie

  • La production et reproduction du matériel didactique destiné à l’expérimentation par les équipes intégrées responsables des projets provinciaux en EMP/EVF ;

  • L’introduction d’EMP/EVF dans l’enseignement général par l’élaboration des matériels didactiques de la 1e, 2e, 3e et 4e classes du primaire ;

  • Renforcer la formation, par des programmes régionaux ;

  • Créer les conditions d’institutionnalisation de l’EMP/EVF par des activités de formation dans les Instituts Moyens Normaux des 6 provinces pilote, ainsi que par l’expérimentation des programmes en EMP/EVF dans les Instituts Moyens Normaux de Luanda.

Résultats attendus

Au terme de la phase complémentaire, les activités menées par le projet ont permis d’ :

  • avoir créé les compétences nécessaires des équipes provinciales à la réalisation des activités dans leurs provinces respectives ;

  • avoir créé au niveau de l’enseignement général (1e,2e et 3e niveaux) les conditions nécessaires à l’enseignement de l’EMP/EVF

  • avoir crée les conditions nécessaires à l’institutionnalisation de l’EMP/EVF dans les Instituts Moyens Normaux

CENTRAFRIQUE: Introduction de l’éducation à la Vie Familiale et en Matière de population dans le système formel d’éducation (CAF/98/P08)

Antécédents

La première phase du projet s’inscrivait dans le cadre du "plan de développement économique et social 1986-1990" qui visait à une réforme du système éducatif afin de rénover les programmes d’étude pour les mieux adapter aux réalités La première phase du projet a permis d’expérimenter l’enseignement de l’EvF/EmP dans 8 écoles primaires et 8 établissements secondaires, d’évaluer et de corriger le programme expérimental. La phase actuelle visera à l’extension du programme dans le système éducatif.

Stratégie

  • Le renforcement de la compétence national dans la mise en œuvre du programme par la formation et le renforcement de l’équipe du projet ;

  • La production et reproduction des documents pédagogiques ;

  • La sensibilisation en direction de l’école et du grand public..

Résultats attendus

au terme de la phase complémentaire, les activités menées par le projet ont permis d'avoir :

  • Amélioré les compétences du ministère de l’éducation nationale en vue de la planification et de la gestion pour le développement du programme national d’EvF/EmP ;

  • Renforcé les compétences du ministère de l’éducation nationale dans l’encadrement, le suivi et l’évaluation du programme EvF/EmP sur le terrain ;

  • Favorisé l’enseignement de l’EvF/EmP dans 106 écoles et 20 établissements secondaires ;

  • Multiplié les activités d’IEC à la fois dans le cadre de l’école et du grand public ;

  • Renforcé les moyens logistiques du projet.

GABON: Programme intégré d’IEC en matière de population (GAB/98/PO1)

Antécédents

Au cours de la première phase du projet, qui a commencé en 1995, le projet a développé les activités d’IEC dans le milieu non scolaire ainsi que l’éducation à la vie familiale et en matière de population (EvF/EmP) en milieu scolaire. La phase actuelle a commencé en 1998. Elle fait partie du troisième programme d’Assistance du FNUAP au Gabon qui couvre la période 1998 à 2000 et s’inscrit dans le cadre du sous-programme en santé de la reproduction.

Stratégies

  • Capitaliser les acquis du programme IEC et accroître la multisectorialité du programme dans les domaines de santé de la reproduction ;

  • S’inspirer de la stratégie nationale en IEC population pour le développement ou la promotion du programme ;

  • Généraliser EmP par étape ;

  • Intégrer les évolutions conceptuelles en matière d’IEC de ces dernières années, dont l’éducation tout au long de la vie, afin d’adapter l’exécution du programme conforme aux grandes orientations internationales adoptées par le gouvernement ;

  • Construire des réseaux d’information, basées sur les technologies interactives et modernes comme Internet, dans les domaines de l’éducation, de santé capable de répondre efficacement aux besoins évolutifs de la population ;

  • Utiliser tous les canaux de communication à notre portée dont la création d’une radio éducative permettant l’introduction de l’éducation aux médias, une généralisation rapide de l’EmP et l’augmentation de la synergie avec le société civile ;

  • Etre présent continuellement sur le terrain

  • Mobiliser toutes les ressources disponibles, financières, organisationnelles, matérielles et logistiques afin d’atteindre nos objectifs à court, moyen et long terme

  • Mesurer l’impact auprès des bénéficiaires du programme.

Résultats attendus

Au terme de la phase complémentaire, les activités menées par le projet ont permis de :

  • Adopter la stratégie nationale en IEC et la généralisation de l’EMP.

  • Généraliser l’EmP au primaire et au secondaire dans les programmes de biologie, géographie, éducation civique par l’introduction d’une stratégie de formation à distance et la création d’une radio éducative ;

  • Introduire l’EmP dans les autres disciplines et autres niveaux (primaire, CP1, CP2, CE1, CE2, secondaire 2e, 1e et terminale) ;

  • Appuyer les autres programmes éducatifs (lutte contre les échecs scolaires, éducation tout au long de la vie) et les ONG ;

  • Développer de campagnes de sensibilisation et procéder à une généralisation partielle par l’extension de l’enseignement de l’EvF/EmP à toutes les classes de 5ème et 6ème année des 17 écoles des 4 régions d’expérimentation et à toutes les classes de 3ième et 4ième année des 12 écoles pilotes au niveau de l’enseignement de base ;

  • Avoir renforcé les compétences de 45 coordinateurs de disciplines, de 24 inspecteurs de secteur, 17 directeurs d’école de 5e et 6e année et de 15 formateurs des Ecoles Normales de Bissau et de Boloama en EvF/EmP (formation, suivi et évaluation);

  • Avoir formé 687 enseignants des 5e et 6e année des quatre régions expérimentales et 434 enseignants des 3e et 4e année des 12 écoles pilotes ;

  • Avoir renforcé dans les quatre régions expérimentales, les activités IEC par la réalisation d’une nouvelle pièce de théâtre, l’organisation d’un concours de dessin, 3 émissions à la radio et d’une journée d’IEC sur la vie familiale et la santé reproductive et sexuelle des jeunes ;

  • Avoir renforcé les conditions d’institutionnalisation par l’enseignement de l’EvF /EmP au niveau de la 3e année de la formation initial des enseignants ;

GUINEE-BISSAU : Education en matière de population et à la vie Familiale à l’école dans le secteur formel (GBS/93/PO2)

Antécédents

Initié pour apporter par le biais de l’éducation, une contribution à la résolution correcte de nombreux problèmes de population identifiés en Guinée Bissau, le projet d’Education à la Vie Familiale et en matière de Population s’intègre dans l’ensemble des efforts du Gouvernement en vue d’améliorer le bien être de la population et promouvoir le développement économique et socioculturel du pays. Approuvé et mis en oeuvre dans le cadre du deuxième programme d’assistance du FNUAP en Guinée Bissau pour la période 1993-1997, le projet Education en matière de population et à la Vie Familiale à l’école (GBS/93/P02) correspondait à la deuxième phase du programme EvF/EmP. Il a permis d’expérimenter l’EvF/EmP dans 12 écoles pilotes expérimentales de l’enseignement de base en touchant 1690 élèves. En 1997, à la fin du deuxième Programme d’Assistance du FNUAP afin de consolider les acquis et afin de procéder à une généralisation partielle de l’EvF/EmP, une nouvelle phase a été initiée au cours du programme intérimaire d’assistance du FNUAP (GBS/98/P02). Mais la situation de crise engendrée par le conflit politico-militaire survenu le 7 juin 1998 a contraint pour une année à l’arrêt brusque de toutes activités financées par le FNUAP. A la normalisation de la situation en mai 1999, le FNUAP a décidé en attendant la formulation et l’approbation du Sous Programme " Stratégie et Développement et de ses composantes projets ", de procéder à l’extension pour une période de 14 mois (2 mois en 1999 et 12 mois en 2000) des activités complémentaires du projet GBS/93/PO2 qui n’avait pas encore été clôturé comme prévu. Ces activités complémentaires s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de développement de l’éducation en Guinée Bissau qui vise notamment à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et le changement de comportement des jeunes.

Stratégies

  • renforcer les capacités et les compétences nationales dans le domaine de l’EvF/EmP par la formation des coordinateurs de disciplines, des enseignants et par l’intégration de l’EvF/EmP dans la formation initiale des enseignants ;

  • Organiser des activités de sensibilisation permettront de conscientiser les jeunes sur les questions de vie familiale, de santé reproductive et sexuelle et aussi de sensibiliser les parents d’élèves et le grand public afin de renforcer les conditions favorables à la généralisation de l’EvF/EmP à l’école.

Résultats attendus

au terme de la phase complémentaire, les activités menées par le projet ont permis de :

  • procéder à une généralisation partielle par l’extension de l’enseignement de l’EvF/EmP à toutes les classes de 5ème et 6ème année des 17 écoles des 4 régions d’expérimentation et à toutes les classes de 3ième et 4ième année des 12 écoles pilotes au niveau de l’enseignement de base ;

  • Avoir renforcé les compétences de 45 coordinateurs de disciplines, de 24 inspecteurs de secteur, 17 directeurs d’école de 5e et 6e année et de 15 formateurs des Ecoles Normales de Bissau et de Boloama en EvF/EmP (formation, suivi et évaluation);

  • Avoir formé 687 enseignants des 5e et 6e année des quatre régions expérimentales et 434 enseignants des 3e et 4e année des 12 écoles pilotes ;

  • Avoir renforcé dans les quatre régions expérimentales, les activités IEC par la réalisation d’une nouvelle pièce de théâtre, l’organisation d’un concours de dessin, 3 émissions à la radio et d’une journée d’IEC sur la vie familiale et la santé reproductive et sexuelle des jeunes ;

  • Avoir renforcé les conditions d’institutionnalisation par l’enseignement de l’EvF /EmP au niveau de la 3e année de la formation initial des enseignants ;

GUINEE : Généralisation de l’Education en matière de Population à l’Ecole Elémentaire (GUI/99/P01)

Antécédents

La première phase du projet ‘Généralisation de l’Education en matière de Population à l’Ecole Elémentaire’, a été lancé en 1984 comme réponse éducative aux problèmes de population, d’environnement et de développement. Pendant une première phase dite préparatoire, le projet a été consacré à l’élucidation des concepts et à la mise en place du projet. Une deuxième phase (1990-1994) était axée sur le choix et la détermination des contenus d’Education en Matière de Population pour l’enseignement primaire et le cycle secondaire, la formation des formateurs et l’expérimentation d’EmP dans 50 écoles pilotes. La troisième phase (1994-1998) mettait l’accent sur l’intégration de l’EmP dans les programmes officiels et l’extension du réseau des écoles enseignantes l’EmP. (1990-1994) correspond à l’extension des activités au secondaire et dans les nouvelles écoles primaires. Selon une stratégie de développement progressif liée à la capacité du système à former et recycler les enseignants, la première phase du processus concernait 1000 écoles primaires (30% du total), 25 collèges (10% du total) et l’ensemble des 8 écoles normales d’Instituteurs (ENI) du pays. La mise en oeuvre de la phase actuelle du projet (GUI/99/PO1), qui s’inscrit dans le cadre de la réalisation du sous programme "Stratégies en matière de Population et Développement" du FNUAP, permettra la généralisation complète de l’éducation en matière de Population à l’école primaire. Il s’agit notamment de procéder à la multiplication des documents et supports pédagogiques, la formation des enseignants et l’introduction de l’EmP dans toutes les écoles.

Stratégies

  • Intégration de l’Education en matière de Population dans les secteurs formels et non formel de l’enseignement en vue de la promotion du bien-être familial

  • Développement d’attitudes et comportements responsables chez les jeunes notamment en matière de sexualité et de vie familiale et poursuite d’objectifs d’amélioration du statut de la femme ;

  • Contribution à la mise en oeuvre d’un processus de décentralisation des politiques sociales et éducatives par la démultiplication des structures de base, la formation d’équipements d intervention et d’agents de relais.

Résultats attendus

  • L’information et la sensibilisation en EmP par la production et la diffusion de films éducatifs et de bandes dessinées, la réalisation d’un théâtre forum, la finalisation et la publication du recueil de proverbes sur la famille, l’éducation et la sexualité ;

  • La formation de 76 directeurs pédagogiques préfectoraux et communaux, 343 délégués pédagogiques, sous-préfectoraux, directeurs d’écoles primaires à l’utilisation des programmes intégrés d’EmP et des matériels didactiques ;

  • La multiplication et la distribution des programmes et matériels didactiques destinés à l’école primaire ;

COTE D’IVOIRE: Promotion de la santé reproductive et sexuelle des adolescents et des jeunes de 10-24 ans (IVC/98/P03)

Antécédents

Le projet s'inscrit dans le cadre global des programmes sectoriels initiés par le Gouvernement dans la perspective de l'amélioration de la qualité de l'éducation et de sensibilisation propre à favoriser, à l'école et au niveau du grand public, une prise de conscience accrue de l'importance de la variable démographique dans le développement, et l'émergence de conduites informées et responsables vis à vis des problèmes de population, de vie et d'environnement. A cet égard le projet est lié aux nouvelles orientations du système éducatif définies au cours du séminaire organisé à cet effet à Yamoussoukro en 1994. Il y est notamment mentionné la nécessité de renforcer les capacités nationales afin d’aboutir à un programme national d’éducation qui répond aux besoins fondamentaux des enfants, des jeunes non-scolarisés et déscolarisés, et qui permet l’accès des filles à l’école et l’amélioration de leur niveau d’instruction. L’engagement du gouvernement s’est manifesté avec le soutien de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement au Caire (1994) de promouvoir le droit des adolescents à l’éducation, à l’information et aux soins relatifs à la santé en matière de reproduction. C’est dans ce contexte que le FNUAP et l’UNESCO appuiera le gouvernement ivoirien à améliorer la prise en charge de la santé reproductive et de la santé sexuelle des adolescentes et des jeunes de Côte d’Ivoire d’ici l’an 2000 par l’implication de la population concernée.

Stratégie

  • L’implication à tous les niveaux des mouvements et associations de jeunesse dans l’élaboration, la gestion et l’évaluation des activités visant à l’amélioration de la santé reproductive et de la santé sexuelle des jeunes et adolescentes.

  • La sensibilisation pour accroître l’adhésion aux orientations du sous-programme santé des jeunes de toutes les composantes de la société en vue d’une meilleure compréhension de la santé sexuelle et procréatrice des adolescentes par les parents, les éducateurs, les porteurs de la tradition

  • De parvenir à modifier les comportements aussi bien des prestataires de services que des adolescents et des jeunes, cela pour une meilleure amélioration de la santé reproductive et de la santé sexuelle ;

  • L’éducation et la formation afin de développer les connaissances à promouvoir des valeurs pertinentes pour orienter les pratiques sexuelles et procréatrices des adolescentes et des jeunes pour parvenir à une meilleure prévention des MST, des grossesses et des avortements et à une meilleure prise en charge de la santé reproductive et de la santé sexuelle ;

  • Des services de santé et de conseils pour atteindre le plus grand nombre d’adolescents et de jeunes et accroître l’accessibilité et la disponibilité des services de la santé reproductive et de la santé sexuelle  à leur égard.

Résultats attendus

au terme de la phase complémentaire, les activités menées par le projet ont permis de :

  • Accroître l’offre et la qualité des services en matière de santé reproductive et de la santé sexuelle par l’ouverture de 10 centres de santé, de 20 centres d’écoute et de conseils et par l’acquisition d’une unité mobile spécifiquement destinées aux adolescentes et aux jeunes ;

  • Modifier les pratiques et les comportements sexuels des adolescents en les éduquant et en les sensibilisant pour des rapports sexuels protégés afin de réduire le taux de MST/SIDA de 38% à 30% chez les jeunes et les adolescents (10-24 ans) et des grossesses précoces de 37% à 32 % chez les jeunes filles de moins de 18 ans d’ici à l’an 2000 ;

  • Donner la possibilité aux adolescents d’accéder et/ou d’obtenir plus facilement les méthodes contraceptives, surtout le condom et fémidom, pour augmenter le taux d’utilisation des méthodes contraceptives chez les jeunes de 10-24 ans de 5,7% à 12% d’ici l’an 2000 ;

  • Protéger par l’IEC les adolescents et les jeunes à éviter les avortements à risques, à fréquenter les centres de santé et de conseils et amener les parents à l’abandon de pratiques néfastes telles que les MGF. Tout cela afin de réduire de 10% les taux de morbidité et de mortalité, liés à la sexualité ou à la reproduction chez les jeunes et les adolescents d’ici l’an 2000.

  • Avoir créé les compétences nécessaires des équipes provinciales à la réalisation des activités dans leurs provinces respectives.

MALI: Appui à la généralisation de l’EvF/EmP dans les structures scolaires et son introduction dans le non formel (MLI/00/P08)

Antécédents

Le projet Education à la Vie Familiale et l’Education en Matière de Population (EvF/EmP) au Mali s’inscrit dans le cadre de la politique de population du Mali axée sur la prise en compte des aspects démographiques dans la solution des problèmes de développement. Le projet, après son démarrage en 1989, a connu trois phases majeures (1986-1991, 1992-1995, 1996-1999), dans laquelle la formation des enseignants expérimentateurs et de leurs encadreurs, l’élaboration de matériels didactiques et l’expérimentation de l’EvF/EmP dans les 31 écoles réparties dans quatre des régions administratives du pays (sur neuf) soient : Gao, Mopti, Sikasso et Koulikoro. La phase actuelle du projet s’inscrit dans le cadre de la généralisation de l’EvF/EmP dans l’éducation formelle et non-formelle. Il s’inscrit dans le cadre du sous-programme Stratégie en Population et Développement (SPD) du FNUAP. Elle repose sur la nouvelle stratégie du FNUAP, qui vise à l’amélioration du statut de la femme et l’intégration de l’approche genre et des besoins des adolescents et des jeunes défavorisés dans tous les programmes et projets.

Stratégies

La généralisation de l’EvF/EmP au niveau de l’Enseignement Supérieur, de l’Enseignement Secondaire et de l’Enseignement Normal  (soit environ plus de 50.000 élèves et étudiants) et son introduction dans les programmes des Centres d’Alphabétisation Fonctionnelle et des Centres d’Education pour le Développement (soit environ 16.000 auditeurs), constituent un pas important pour une meilleure prise en charge des besoins des jeunes et des adolescents dans le programme de population. L’enseignement de l’EvF/EmP perçu comme une politique de mise en œuvre de la politique nationale de population doit permettre aux publiques cibles de mieux appréhender les problèmes de population qui handicapent le développement économique et social du pays et par conséquent, d’adopter des comportements responsables en vue d’une amélioration de la qualité de leur vie, de leur famille et de leur communauté.

Résultats attendus

Au terme de la phase complémentaire :

  • Avoir reproduit des curricula d’EvF/EmP de l’Enseignement Normale en 200 exemplaires et du secondaire en 1000 exemplaires ;

  • Avoir reproduit de 9 modules de formation à la méthodologie de l’EvF/EmP en 1050 exemplaires

  • Avoir recyclé 100 agents de corps de contrôle ;

  • Avoir formé 900 professeurs de l’enseignement secondaire à la méthodologie de l’EvF/EmP;

  • Avoir reproduit du matériel d’enseignement en l’EvF/EmP en quantité suffisante ;

  • Avoir organisé 365 conférences sur les thèmes EvF/EmP dans les établissements d’enseignement supérieur et normal, avoir tenu 40 réunions des comités de coordination au niveau national et régional et avoir organisé des réunions mensuelles du comité de gestion ;

  • Avoir élaboré les curricula d’EvF/EmP des CED et CAF et des modules de formation en langue locale ;

  • Avoir organisé un concours International d’Affichages du FNUAP ;

  • Avoir organisé des émissions sur les antennes des radios locales ;

  • Avoir organisé les festivités de la journée mondiale de la population.

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