|
|
Sur
cette page
|
Actualités
|
 |
Dans
le système éducatif, l’enseignement
secondaire occupe une position médiane entre
l’enseignement primaire et le supérieur pour
la structure et ses contenus, entre le savoir pur
et le savoir appliqué.
De cette situation privilégiée, le sous-système
tire des responsabilités qui le mettent au
centre de toute réforme du système éducatif
tout entier. |
La société exige de plus en plus que l’enseignement
secondaire soit à la fois terminal —former des
cadres immédiatement fonctionnels — et fournisse
les futurs étudiants de l’Université. Il
est en même temps tenu de prendre en compte une
série disparate de disciplines nouvelles concernant
l’environnement, la paix, les droits de l’homme, aussi
bien que des problèmes tels que la drogue, le sida
et toutes questions de nature sociale et éducative.
RÉNOVATION
DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Dans
les pays en développement, en Afrique notamment,
les moyens de cette ambition font souvent défaut
: les locaux, les équipements, les laboratoires,
les manuels scolaires, le personnel enseignant sont insuffisants
en qualité et en nombre malgré des efforts
financiers exorbitants.
Force est de constater qu’au cours de la dernière
décennie du 20ème siècle, la presque
totalité des études conduites sur les systèmes
éducatifs en Afrique convergent vers le même
constat : le sous-secteur de l’enseignement secondaire
est longtemps resté et reste encore en dehors des
courants de réformes qui ont touché les
autres sous-systèmes.
En général, l’enseignement secondaire a
reçu très peu d’attention au cours de ces
dernières années. L’aide accordée
à l’éducation, aussi bien au titre bilatéral
que multilatéral s’est portée pour une grande
partie à d’autres ordres d’enseignement (éducation
de base, enseignement supérieur). Parent pauvre
de tout le système éducatif, l’enseignement
secondaire en Afrique se trouve aujourd’hui dans une situation
critique. La Conférence de l’OUA des Ministres
de l’Education (COMEDAF, Hararé, 15-19 mars 1999)
fait le constat suivant sur ce cycle d’enseignement :
" La tendance a consisté, dans certains pays,
à mettre en place des systèmes extrêmement
onéreux avec internats et bourses .L’accent n’est
pas suffisamment porté sur l’enseignement et l’apprentissage
de la science et de la technologie, domaine crucial pour
la compétition et la survie dans le marché
global du 21ème siècle " et recommande
:
"Pendant la décennie, les pays membres
s’efforceront d’atteindre un taux de 50% des jeunes en
âge de fréquenter le secondaire (le taux
dans ce cycle était de 32 % en 1995)."
Les réflexions des participants à
la réunion du Consortium international sur l’enseignement
secondaire convoquée par l’UNESCO (Paris, 10-11
juin 1999) arrivent à la même conclusion,
d’où la nécessité urgente d’entreprendre
la réforme de ce sous-système d’enseignement.
Un Atelier régional d’experts pour agences de développement
et membres du Consortium est prévu pour les mois
de mars et avril de l'année prochaine, ainsi que
des études thématiques dans une douzaine
des pays.
Partenaires
pour la rénovation de l’enseignement secondaire
: union des efforts
En Afrique, dans le passé, l’enseignement secondaire
n’a pas fait l’objet d’une mobilisation active pour son
développement comme l’ont été, au
cours de la dernière décennie, par exemple,
l’éducation de base et l’enseignement supérieur.
Les actions entreprises aussi bien par les gouvernements
que par les ONG et le secteur privé ont été
rarement coordonnées et orientées vers des
objectifs communs. De sorte qu’actuellement, les informations
sur les actions d’innovations entreprises dans la région
par les différents acteurs de l’enseignement secondaire
sont mal connues et la coopération entre ces différents
acteurs presque inexistante.
En coopération avec les organisations concernées
(gouvernementales et non gouvernementales : OUA, ADEA,
CONFEMEN, ROCARE, ERNESA, FAWE, etc.) on procédera
à l’inventaire des innovations existantes, en vue
de les utiliser dans le cadre de la rénovation
de l’enseignement secondaire. La coopération avec
ces organisations commencera au cours de la première
phase du processus de rénovation en les associant
notamment aux études, et se poursuivra pendant
la deuxième phase, à celle de l’élaboration
des guides et des stratégies pour la réforme
de l’enseignement secondaire.
ENSEIGNEMENT
TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL (UNEVOC)
Après le lancement d’un projet
international de l’UNESCO pour l’enseignement technique
et professionnel (UNEVOC) en 1992, le Bureau Régional
de l’UNESCO (BREDA) a convoqué (août 1995)
à Dakar, un Symposium régional sur l’ETP
au cours duquel les experts de la région ont élaboré
un plan d’action adapté à l’Afrique dont
les objectifs étaient les suivants :
a) Guider les activités dans l’élaboration
des systèmes d’enseignement technique et professionnel
dans les Etats membres ;
b) Développer les infrastructures de l’ETP ;
c) Améliorer l’accès aux bases de données
et à la documentation
Entre 1995 et le Deuxième
Congrès international sur l’enseignement technique
et professionnel (Séoul, avril 1999), la mise
en œuvre des activités d’ETP s’est située
dans le cadre de ce plan d’action et en conformité
avec les programmes et budgets de l’UNESCO et la stratégie
à moyen terme (1996-2001) et était orientée
essentiellement sur la coopération régionale
et sous-régionale. La plus récente de ces
activités est la Consultation régionale
préparatoire au Deuxième Congrès
international (Nairobi, novembre 1998) qui a élaboré
un plan d’action régional que l’Afrique a présenté
au Deuxième Congrès.
Après le Deuxième Congrès international,
il a été décidé de lancer
à partir de 2000 un programme international à
long terme dans le domaine de l’ETP. La création
des réseaux sous-régionaux se situe dans
le cadre de ce programme :
Appui aux états membres
Il s’agit d’aider les Etats membres à formuler
des politiques et programmes pour l’enseignement et la
formation techniques et professionnels afin d’offrir aux
jeunes et aux adultes la possibilité de bénéficier
d’une formation initiale et continue et de se préparer
au monde du travail. Une des stratégies préconisées
est le renforcement de la coopération entre centres
UNEVOC, grâce aux moyens électroniques et
la mise en place de mécanismes régionaux
et sous-régionaux de coopération. La coopération
avec d’autres organismes, en particulier l’OIT sera renforcée
afin de donner à ce programme une dimension inter
institutionnelle.
Elaboration destinée à l’entreprenariat
La formation à l’entrepreneuriat étant
une innovation tout à fait récente, la stratégie
préconisée sera celle des approches pragmatiques
consistant à faire participer à cette initiative
des jeunes ou des groupements de jeunes entrepreneurs
en vue d’utiliser leurs expériences pour l’élaboration
d’un programme de formation dans ce domaine
Promotion des partenariats entre les centres UNEVOC
Promouvoir, à travers le partenariat entre
les institutions d’ETP et les communautés de base,
notamment par les jumelages des établissements
du Nord, du Sud et du Sud-Sud, la coopération entre
les différentes institutions des différentes
régions.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information
et de la communication servira dans la mesure du possible
pour établir des contacts pour encourager cette
initiative.
Formation et perfectionnement des directeurs d’établissements
techniques et professionnels
Le Deuxième Congrès International sur
l’Enseignement Technique et Professionnel (Commission
III) souligne que "la formation des enseignants dans
le domaine de l’ETP doit voir son importance reconnue
au même titre que celle des professeurs de l’enseignement
général et de l’enseignement supérieur
et qu’il doit s’agir d’une formation continue poursuivie
toute la vie".
Cette constatation montre que, dans le passé, les
enseignants dans le domaine de l’ETP n’ont pas fait l’objet
de la même attention que leurs collègues
des autres domaines, ce qui expliquerait, si l’on y ajoute
l’inégalité dans la rémunération,
le peu de prestige de l’ETP dans l’opinion publique.
Rehausser le statut de l’ETP est étroitement lié
à la nécessité de rehausser le profil
et le statut des enseignants dans le domaine de l’ETP.
D’où la nécessité de fournir un appui
aux Etats membres pour l’élaboration et la conduite
des programmes de perfectionnement des enseignants.
Voir le
forum UNEVOC
ENSEIGNEMENT
DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
L’enseignement
des sciences et de la technologie au niveau primaire,
secondaire et extra scolaire se situe depuis 1993 dans
le cadre du projet 2000+ - Vulgarisation
de la Science et de la Technologie pour tous, lancé
par l’UNESCO après la Conférence
mondiale sur l’éducation pour tous à Jomtien
(pdf), en 1990.
Suite à ce lancement, le Bureau régional
de l’UNESCO pour l’Afrique, a organisé un atelier
régional d’orientation de ce projet qu’a élaboré
la section africaine du projet 2000+ (13-17 juin 1999)
intitulé POPSTAFRIC — Popularisation de
la science et de la technologie pour tous en Afrique.
Cette version comporte trois composantes :
a) Le développement des matériels didactiques
pour les jeunes (enseignement primaire et post-primaire)
b) Cliniques ou camps scientifiques et technologiques
pour filles
c) La production de matériels audio-visuels de
vulgarisation en sciences et en technologie pour la population
non scolaire.
Les conclusions des experts africains cadrent avec les
constats qui se dégagent du programme et budget
de l’UNESCO pour 2000-2001 à savoir que la Conférence
mondiale sur la science (Budapest 1999) a engagé
les gouvernements, les organisations internationales et
autres parties prenantes à accorder la plus haute
priorité à l’amélioration de l’enseignement
scientifique et technologique pour tous à tous
les niveaux — en veillant particulièrement à
l’éducation des filles et des jeunes femmes
— ainsi qu’à la sensibilisation du public et à
la vulgarisation de la science.
La stratégie principale suivie est celle de renforcer
les capacités nationales, notamment l’élaboration
des programmes d’études axés sur des questions
de santé, d’environnement, d’alimentation, etc.
pour l’enseignement primaire. Dans le cadre du suivi du
Forum mondial sur l’éducation de base, ainsi que
dans l’élaboration de matériels didactiques
et la formation des enseignants, une forte priorité
sera accordée aux filles et aux femmes.
FORMATION
SCIENTIFIQUE, TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE DES FILLES
Lors de sa 27ème session (Paris, 1995), la
Conférence Générale de l’UNESCO a
approuvé la proposition du Secrétariat de
lancer dans le cadre du Programme et budget pour 1996-1997,
un projet spécial de "Formation
scientifique, technique et professionnelle des jeunes
filles en Afrique".
Conformément à cette décision,
le Bureau régional de Dakar (BREDA), en coopération
avec le siège UNESCO à Paris, a commencé
la mise en œuvre du projet par une phase préparatoire
destinée à identifier les facteurs qui déterminent
l’orientation des filles vers les filières de formation
scientifique, technique et professionnelle, les stratégies,
les mesures, et les innovations à préconiser
pour améliorer leur accès à ce type
d’enseignement. Pour ce faire, des enquêtes portant
sur la place occupée par la femme dans les carrières
scientifiques et techniques et les pesanteurs psychosociologiques
qui limitent son accès à ces carrières
et à des filières de formation qui y conduisent
ont été effectuées dans une vingtaine
d’Etats membres en Afrique. Les résultats de ses
enquêtes ont été publiés dans
un livere intitulé " L’accès des filles
et des femmes à l ‘enseignement scientifique, technique
et professionnelle en Afrique " disponible au BREDA.
La mise en œuvre du projet s’est poursuivie dans le cadre
du programme et budget pour 1998-1999 permettant ainsi
au BREDA de contribuer au renforcement des capacités
nationales dans le cadre des cliniques scientifiques et
technologiques pour filles et de la coopération
sous-régionale des associations s’occupant de l’éducation
scientifique des filles (FEMSA, FAWE, GASAT, AFIMA, etc.).
Avec l’appui technique et financier du BREDA, un atelier
de lancement de cette coopération s’est tenu à
Bamako en septembre 2000.
Le Deuxième Congrès international sur l’enseignement
technique et professionnel (Séoul, 1999) et la
Conférence mondiale sur les Sciences (Budapest,
1999) mettent l’accent sur la nécessité
d’accroître le nombre de filles dans les filières
de formation scientifique et technique.
La meilleure stratégie ne consiste pas uniquement
à combattre les obstacles socio-culturels et psychosociologiques
au niveau de la société globale, mais et
surtout au niveau scolaire, par la formation des enseignants
capables de lutter contre les stéréotypes
et les préjugés dès le cycle primaire,
l’élaboration des programmes, des manuels et des
matériels didactiques appropriés. La coopération
avec des associations engagées dans ce domaine
sera poursuivie notamment le renforcement et la généralisation
des cliniques scientifiques pour filles et l’encouragement
des olympiades des sciences et mathématiques particulièrement
en faveur des filles aux niveaux primaire et secondaire.
CONTACTS
ET LIENS
Pour tous renseignements, contactez
M.
Teeluck BHUWANEE
Spécialiste de Programme
Tél. : (221) 849.23.22 849.23.37
Fax : 823.83.93
Email : t.bhuwanee@unesco.org
LIENS