Bulletin
EPT Afrique - Juin 2002

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Bienvenue sur le Bulletin électronique EPT Afrique du BREDA
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Format
PDF
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Education pour tous (EPT) :
quelles avancées dans la préparation des plans d'action
nationaux?
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A quelques mois des échéances de l'objectif "plan
disponible pour tous en septembre 2002" il est utile de jeter
un regard critique sur le bilan obtenu. C'est le moment de revoir
le point de départ, les performances réalisées
par rapport à l'échéance, et les tâches
qui restent à accomplir.
En
effet comme convenu au forum mondial à Dakar en Avril 2000,
la première étape déterminante pour la réalisation
des objectifs consiste à planifier de manière rigoureuse
et crédible, les activités à mettre en uvre.
A 90 jours des échéances, suite à une enquête
réalisée en vue des fora EPT, le point de la préparation
des plans d'action nationaux EPT se présente comme suit :
Sur les 46 pays de l'Afrique sub-saharienne, sept (7) pays ne disposent
ni de Plan national d'Education et de Formation (PNEF) ni de Plan
d'Action National (PAN). Cinq (5) pays ( Erythrée, Ghana,
R.D. du Congo, la Somalie et la Zambie ) n'ont fourni aucune donnée
requise. Six (6) pays (Angola, Cameroun, Djibouti, la Guinée,
le Sénégal et le Tchad), disposent d'une première
version de plan d'action national. en attente de validation. Quant
aux protocole d'accord qui matérialise concrètement
l'engagement des gouvernements et des parrains de l'EPT, seulement
neuf (9) pays sur 46 ont bénéficié de l'attention
particulière des principaux acteurs.
La
timidité de la majeure partie des partenaires techniques
et financiers à appuyer le processus, le manque d'engagement
de nos gouvernements et la faible capacité institutionnelle
au niveau national sont les principales raisons qui expliquent cette
situation préoccupante.
Les derniers fora régionaux et sous- régionaux de
l'EPT organisés par l'UNESCO en collaboration avec les parrains
de l'EPT dont l'objectif général était de faire
le point sur l'état d'avancement de la préparation
des plans d'action nationaux EPT, d'identifier les contraintes majeures
et de proposer des solutions pour faire aboutir le processus dans
les délais requis se sont soldés par des recommandations
suivantes:
* A l'endroit des gouvernements, renforcer le leadership des ministres
en charge de l'éducation en insistant sur le rôle fondamental
de ces derniers dans la réalisation des objectifs de l'EPT.
A cet effet, les gouvernements devront créer des partenariats
pour appuyer le processus et renforcer les capacités des
ONG et des organisations de la société civile;
* A l'endroit des partenaires techniques et financiers, la nécessité
de respecter les engagements visant à accompagner les gouvernements
dans le processus de réalisation des objectifs de l'EPT.en
dégageant les ressources adéquates. l'UNESCO devra
pour ce faire mettre en place des mécanismes opérationnels
de mobilisation de ressources, de coordination et de gestion efficace
des appuis techniques et financiers des partenaires locaux, bilatéraux
et multilatéraux .
* A l'endroit de l'ensemble des acteurs, apporter un appui technique
aux coordinations nationales EPT dans le domaine de la formation,
de la maîtrise des outils de diagnostic, de collecte et d'analyse
des données et de l'utilisation des indicateurs de performances
et de suivi.
* Enfin les coordonnateurs EPT doivent veiller à l'application
des critères de crédibilité des plans d'action
nationaux et au respect des échéances fixées.
L'analyse
de la situation actuelle de la préparation des plans d'action
nationaux à trois mois de l'échéance nous amène
à nous poser quelques questions préoccupantes. Combien
de plans d'action nationaux crédibles seront prêts
d'ici septembre 2002? Que se passera-t-il après septembre
2002 si les résultats attendus pour cette échéance
ne sont pas réalisés ou encore moins confortables?
Quelles nouvelles stratégies adoptées pour plus d'efficacité
et de meilleurs résultats?
Les
principaux acteurs de l'EPT devraient déjà prendre
conscience de la situation et envisager des mesures adéquates
pour répondre à ces interrogations.
ABDON
SOFONNOU
BREDA / UNESCO
s.abdon@unesco.org
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REUNIONS EPT EN AFRIQUE
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Atelier
sous-régional sur l'intégration de l'éducation
aux droits de l'homme, à la culture de la paix et à
la démocratie dans les plans d'action nationaux de l'Education
pour Tous du 17 au 21 juin en Gambie
Un
atelier sous-régional sur l'intégration de l'éducation
aux droits de l'homme, à la culture de la paix et à
la démocratie dans les plans d'action nationaux de l'Education
Pour Tous a été organisé par l'UNESCO-BREDA
en collaboration avec la commission nationale gambienne pour l'UNESCO.
L'objectif
principal de l'atelier était d'appuyer les Etats membres
pour l'intégration dans les Plans Nationaux de l'EPT d'une
stratégie pour l'éducation et pour l'élaboration
des matériels pédagogiques sur l'éducation
à la culture de la paix, aux droits de l'homme et la démocratie.
Ont
participé à cette rencontre : les coordonnateurs nationaux
EPT, spécialistes en éducation aux droits de l'homme
et à la culture de la paix, l'UNICEF, la Chaire UNESCO sur
la culture de la paix en Côte d'Ivoire, ainsi que des représentants
du Bureau International de l'Education ( BIE) et du Siège
de l'UNESCO.
Les
objectifs spécifiques de l'atelier étaient de :
- former
les Coordonnateurs Nationaux de l'EPT aux techniques d'introduction
de l'éducation à la culture de la paix, aux droits
de l'homme et à la démocratie dans les Plans Nationaux
de l'EPT de leurs pays.
- former
des experts en éducation de droits de l'homme sur les politiques
et méthodologies relatives à l'éducation
aux droits de l'homme.
- encourager
une collaboration entre les participants notamment entre coordonnateurs
EPT et spécialiste en Education.
- identifier
les besoins des pays en matière de conception et de production
de matériels pédagogiques destinés à
l'éducation à la culture de la paix et aux droits
de l'homme.
Les
travaux de l'atelier s'étaient structurés autour des
points suivants :
- échange
d'expériences
- analyse
des problèmes et des besoins
Ces
travaux ont connu:
- de
brèves communications des participants sur l'enseignement
des droits de l'homme et de la culture de la paix au niveau national
- des
discussions en sessions plénières
- des
sessions de travail par groupes de pays: Les coordonnateurs EPT
et les spécialistes en éducation aux droits de l'homme
et à la culture de la paix ont travaillé ensemble
afin de procéder à une analyse des besoins, de développer
des initiatives concrètes et pertinentes propres à
leurs pays et contextes respectifs et de produire un plan de travail
préliminaire.
Ces
travaux ont permis d'avoir :
- Des
échanges fructueux et la collaboration entre différents
participants ;
- L'approfondissement
des connaissances des coordonnateurs en éducation aux droits
de l'hommes et à la culture de la paix, et aux experts
en la matière de mieux saisir les objectifs et modalités
de l'éducation pour tous.
Coordonnateurs et spécialiste en éducation sont
désormais mieux outillés pour collaborer au niveau
national dans l'élaboration d'un plan d'action national
pour l'introduction de l'éducation à la culture
de la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie
dans les programmes d'éducation et dans les Plans Nationaux
de l'EPT.
- Des
fiches préliminaires de planification ont été
élaborées respectivement par 3 groupes de pays représentés
chacun par le coordonnateur EPT et l'expert en éducation
à la culture de la paix et aux droits de l'homme.
- Les
fiches sont incluses dans le rapport final de l'atelier et serviront
de base pour l'élaboration d'un manuel sur les stratégies
et techniques d'introduction des notions d'éducation à
la paix, aux droits de l'homme et à la démocratie
dans les programmes d'enseignement et dans les plans EPT ainsi
que les stratégies pour la conception et la production
de matériels pédagogiques destinés à
l'éducation à la culture de la paix et aux droits
de l'homme.
Eva Iversen
Expert Associé
UNESCO-BREDA
e.iversen@unesco.org
Promotion de l'implication de la Société Civile
dans l'EPT :
Réunion de planification de la mise en uvre du programme
régional de renforcement des capacités des ONG/OSC
(UNESCO-Dakar, du 12 au 14 juin 2002)
L'UNESCO, en partenariat avec la Banque Mondiale et le point focal
de la Consultation Collective des ONG sur l'EPT (CCONG/EPT) pour
la région Afrique, ANCEFA (ou RACEPT: Réseau Africain
de la Campagne sur l'Education Pour Tous), ont organisé un
atelier de planification pour la mise en oeuvre du programme régional
de renforcement des capacités des ONG/OSC. Il a eu lieu au
BREDA, du 12 au 14 juin 2002.
Au
lendemain du Forum Mondial de Dakar, l'UNESCO et la Banque Mondiale,
en collaboration avec la Consultation Collective des ONG pour l'EPT,
ont organisé un séminaire sur la contribution de la
société civile à l'éducation en Afrique
sub-saharienne (Bamako, novembre 2000). Ce séminaire, auquel
ont participé des représentants des Ministères
de l'Education en Afrique, des Organisations Non Gouvernementales
(ONG) et autres Organisations de la Société Civile
(OSC), de la Banque Mondiale, de l'UNESCO ainsi que des partenaires
d'aide au développement bi- et multilatéraux, a abouti
à la conclusion que la contribution de la société
civile à l'EPT pouvait être substantiellement améliorée
si les capacités techniques et institutionnelles de ces organisations
étaient renforcées.
Sur
base des domaines thématiques identifiés à
Bamako, un cadre conceptuel d'un tel programme de renforcement des
capacités a été développé lors
d'un atelier qui s'est tenu à Dakar au mois de mai 2001.
Ce cadre conceptuel a été à l'origine de l'élaboration
d'un programme régional de renforcement des ONG/OSC en Afrique
sub-saharienne dans les domaines (i) de la participation à
la formulation et à l'analyse de politiques éducatives
et de plaidoyer, (ii) du développement des curricula, (iii)
des approches et méthodes pédagogiques ainsi que (iv)
de la planification, de la gestion et de l'évaluation des
programmes et projets éducatifs et qui a été
soumis aux différents partenaires pour avis.
Les
activités de la première année du programme,
fruit d'un travail consensuel issu de différentes rencontres,
se focaliseront sur la formation des ONG/OSC dans six pays qui font
partie du groupe des seize pays d'Afrique dont les taux de scolarisation
sont les moins élevés en Afrique et dans le monde.
Il s'agit du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du Mali,
du Niger, du Sénégal et du Tchad. Ces six pays étaient
également représentés lors du Sommet des Chefs
de l'Etat de Bamako qui a servi de cadre pour l'organisation du
premier séminaire régional sur la contribution des
ONG/OSC aux objectifs de l'EPT en novembre 2000.
Cet
atelier de travail de trois jours, qui a réuni un groupe
restreint de planification, composé de représentants
de la Société Civile, de personnes ressources ainsi
que de professionnels de l'UNESCO, a permis (i) d'opérationnaliser
la stratégie de mise en uvre de la première
année du programme, (ii) de développer un certain
nombre d'instruments indispensables au lancement du programme dans
les six pays retenus pour la phase I et (iii) d'élaborer
un plan de travail détaillé.
Contact
:Roby Rampin
UNESCO-Dakar
Email: r.rampin@unesco.org
Séminaire
national sur l'Education Pour Tous, Maputo 27-28 mars 2002
Le
ministère de l'Education, en collaboration avec UNESCO Maputo
a organisé à Maputo du 27 au 28 mars 2002 un séminaire
national sur l'éducation pour Tous. Ce séminaire entendait
réunir un large éventail de parties prenantes dans
le domaine de l'éducation en vue de renforcer la participation
au sens large à l'élaboration du Plan d'action national
pour le programme EPT. Les représentants du gouvernement
du Mozambique, des Institutions nationales, des ONG, des organisations
religieuses, de l'Association des enseignants, des organisations
bilatérales et multilatérales ont assisté à
ce séminaire et pris part aux sessions de travail. Les participants
sont venus de tout le pays, c'est à dire de l'ensemble des
11 provinces du Mozambique.
Les
différentes communications incluaient un panorama du processus
EPT au Mozambique lues par le Coordonateur national de l'EPT, Mme.
Paula Mendonça; une synthèse du développement
et de la mise en application du Plan stratégique du secteur
de l'éducation (ESSP) du ministère de l'Education
effectuée par M. Virgilio Juvane (Directeur national de la
Planification, MINED) ainsi que toute une série de présentations
livrées par la société civile sur son implication
et sa contribution dans la réalisation du programme l'éducation
pour tous.
La nécessité d'une collaboration entre différentes
parties prenantes afin d'atteindre les objectifs de l'EPT est devenu
une fois de plus évidente durant le séminaire tout
comme la nécessité de vulgariser largement l'ESSP
ainsi que le Plan d'action de Dakar dans tout le pays.
Pour
un complément d'information contacter :
Noel Chicuecue
Responsable nationale de Programme EPT
n.chicuecue@unesco.org
Projet de création d'un Forum Africain des Parlementaires
pour l'Education (FAPED)
Pour
mieux impliquer les parlementaires africains dans la résolution
des problèmes relatifs à l'éducation et les
amener à mobiliser plus de ressources, un Groupe de Contact
pour la création d'un Forum Africain des Parlementaires pour
l'Education (FAPED), a été mis sur pied sous l'initiative
des parlements de Maurice et du Sénégal. Le Groupe
de Contact qui s'est réuni à Dakar (Sénégal),
du 21 au 23 janvier 2002 et à Port Louis (Maurice), du 6
au 8 juin 2002, est composé de neuf pays : Cameroun, Cap
Vert, Kenya, Maurice, Maroc, Nigeria, Namibie, Sénégal
et Soudan.
La
première rencontre a eu pour objectifs majeurs la présentation
du projet de création du FAPED et des documents de travail
suivants :
-
Objectifs et stratégies du FAPED
- Projet
de Statuts pour la création du FAPED
- Projet
de règlement intérieur
- Projet
de règlement financier
- Programme
d'activités et financement
- Déclaration
de Port louis
Il
a été souligné, au cours de cette première
rencontre, la nécessité de vulgariser la qualité
de l'éducation et l'intérêt majeur pour l'Afrique
de développer l'action du FAPED dans les perspectives ouvertes
par le NEPAD. Les députés présents à
cette rencontre ont signé une déclaration commune
pour marquer leur totale adhésion à l'initiative de
création du FAPED.
Placée
dans le cadre du suivi de la rencontre de Dakar, la deuxième
réunion du Groupe de Contact de Port Louis a permis d'examiner
les documents de travail susmentionnés qui seront soumis
aux parlementaires africains pour réexamen et adoption lors
de la Conférence Constitutive qui aura lieu en Tanzanie du
27 novembre au 2 décembre 2002, en marge de la 8ième
Conférence des Ministres de l'Education Nationale d'Afrique
(MINEDAF VIII). Il a été retenu à la fin de
cette rencontre que l'éducation constitue la solution pour
la paix, la stabilité et le développement économique.
A
travers la création de ce forum, les parlementaires entendent
se mobiliser en faveur de l'éradication de l'analphabétisme,
la lutte contre la pauvreté, la promotion de l'éducation
de la jeune fille et de la femme, la lutte contre le SIDA et les
autres maladies affectant profondément l'avenir de l'Afrique,
l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de
la communication, la promotion de l'éducation à la
paix et privilégier un partenariat aussi étroit que
possible avec l'UNESCO et les institutions internationales tels
que le PNUD, l'UNICEF, la Banque Mondiale, le FNUAP, la Banque Africaine
de Développement, l'Union Parlementaire Africaine ainsi que
les différentes composantes de la société civile.
Mactar
Diagne / Achille Olloy
BREDA
Mt.diagne@unesco.org / a.olloy@unesco.org
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L'EDUCATION EN AFRIQUE
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L'Unesco
juge préoccupante la situation de l'éducation en Afrique
(PANA)
Dakar, Sénégal - 29/04/2002 - Le directeur du Bureau
régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique (BREDA),
M. Armoogum Parsuramen, a jugé "extrêmement préoccupante"
la situation de l'éducation en Afrique, deux ans après
le Forum mondial sur l'Education qui s'est tenu en avril 2000 à
Dakar.
"En
Afrique, 22 pays risquent de ne pas pouvoir offrir cinq années
d'éducation à leurs enfants à mi-parcours de
l'actuelle décennie, a-t-il déclaré, ajoutant
qu'il est fort possible qu'en 2015, plus de 30 pour cent des enfants
n'aient pas fréquenté l'école primaire ou ne
sachent ni lire ni écrire".
Dans
une allocution prononcée, lundi à Dakar, à
la cérémonie d'ouverture d'un symposium commémorant
le deuxième anniversaire du Forum mondial sur l'Education,
M. Parsuramen a rappelé que le premier pas vers la réalisation
des objectifs de l'Education pour tous (EPT) en 2015 consistait
en l'élaboration des plans nationaux de l'éducation
pour tous.
"Or
à l'heure actuelle, seuls le Sénégal, le Cameroun,
le Tchad, la Guinée-Conakry et l'Angola disposent d'un plan",
a constaté le directeur du BREDA, qui s'exprimait devant
des représentants du ministère sénégalais
de l'Education nationale, des syndicats d'enseignants, des parents
d'élèves et des ONG.
M.
Parsuramen a souligné qu'en Afrique subsaharienne environ
38 millions d'enfants n'ont pas encore accès à l'école
et que le taux de redoublement tourne autour de 17 pour cent. De
plus, a-t-il dit, on dénombre environ 13 millions d'orphelins
du SIDA pour lesquels les chances d'aller à l'école
sont très minimes, car "l'épidémie tue
dans certains pays de la région plus d'enseignants qu'on
ne peut en recruter"
Pour
permettre à l'Afrique d'atteindre les objectifs fixés
par le Forum mondial de Dakar, le directeur du BREDA a invité
les bailleurs de fonds, les gouvernements et la société
civile africaine à redoubler d'efforts.
"Priver
des millions d'enfants d'un minimum d'éducation aurait des
conséquences désastreuses non seulement sur leurs
propres pays, mais sur l'humanité tout entière pour
les générations à venir", a encore dit
le directeur du BREDA, qui a exhorté les gouvernements africains
à multiplier leurs efforts.
M.
Parsuramen a invité les journalistes et les parlementaires
à intensifier leur plaidoyer avant de se féliciter
des progrès réalisés depuis plusieurs années
par certains pays dont l'Erythrée, la Gambie et le Malawi.
"Je
lance un appel pressant aux bailleurs de fonds, aux ONG, à
la société civile, au secteur privé, aux milieux
d'affaires afin qu'ils mettent davantage leurs potentialités
au service de l'éducation", a encore dit le patron du
BREDA.
L'Afrique
réclame 5 millions d'enseignants
(PANA) Paris, France - 24/05/2002 - Le Groupe des ambassadeurs africains
accrédités auprès de l'UNESCO a déposé,
devant le Conseil exécutif (CE) de l'institution onusienne,
une résolution réclamant 5 millions d'enseignants
pour le continent, a-t-on appris dans les milieux diplomatiques
africains à Paris.
"Nous
estimons que pour combler le manque d'enseignants sur le continent,
nous avons besoin d'au moins cinq millions d'enseignants. Et l'UNESCO,
dont le Conseil exécutif se tient
actuellement à Paris, peut nous aider à rattraper
ce retard", a déclaré, à la PANA, M. Philippe
Sawadogo, représentant permanent du Burkina Faso à
l'UNESCO.
M.
Sawadogo, qui est cumulativement avec ses fonctions, président
du Groupe africain à l'UNESCO, a en outre précisé
que lui et ses autres collègues africains ont rencontré
le directeur général M. Matsuura Koïchiro pour
le sensibiliser sur les attentes de l'Afrique en matière
d'éducation.
Les
ambassadeurs africains proposent qu'un million de dollars, pris
sur les crédits antérieurs non consommés, serve
à démarrer la campagne de formation d'enseignants
sur le continent où, selon eux, le problème se pose
sous forme d'une urgence absolue.
"Si
vous prenez l'exemple du Burkina Faso, mon pays, il existe actuellement
des écoles construites, mais non occupées parce que
nous n'avons pas assez d'enseignants pour assurer les cours",
a déploré M. Sawadogo, qui fut, pendant 12 ans, responsable
du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO).
Outre
le déblocage des crédits, les ambassadeurs africains
souhaitent obtenir de l'institution onusienne un appui en expertise
afin d'assurer sur place en Afrique la formation dans des écoles
spécialisées des enseignants.
Intervenant
lors de la présentation de la journée de l'Afrique,
qui aura lieu le 25 mai dans les locaux de l'UNESCO à Paris,
l'ambassadeur du Sénégal en France M. Doudou Diop
a, quant à lui, situé toute l'importance de l'éducation
dans le développement de l'Afrique.
Le
Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD)accorde
une place de choix aux ressources humaines, a souligné le
diplomate sénégalais, qui a invité les Etats
du continent à consacrer davantage de ressources financières
à l'éducation.
"L'Afrique
ne peut se développer que par le biais de son système
éducatif. Je me réjouis de constater que cette préoccupation
occupe une bonne place dans le NEPAD", s'est félicité
M. Diop.
*
Un plan de travail détaillé a déjà été
élaboré pour la mise en route de l'opération
Pour une revalorisation de la profession enseignante en Afrique
(PANA) Paris, France - 22/05/2002 - Plusieurs participants au Colloque
international sur l'Education de base pour tous dans les pays francophones
à Saint-Denis, près de Paris, ont appelé à
une revalorisation du métier d'enseignant en Afrique.
Les représentants des dix Etats africains à ce colloque,
dont le thème est "Education de base pour tous dans
la Francophonie à l'heure de la mondialisation : une perspective
comparative", ont exclu toute amélioration de la qualité
de l'enseignement sur le continent sans véritable revalorisation
sociale et économique de la profession enseignante.
"Depuis quelques années, nous assistons à une
dégradation, partout en Afrique, des conditions de vie et
du statut social de l'enseignant. Une telle situation a inévitablement
des répercussions sur la qualité de l'enseignement",
a souligné lors d'une intervention devant le colloque Mamadou
Billo-Barry de la Guinée-Conakry.
Selon M. Barry, qui est par ailleurs représentant à
Conakry du Groupe d'étude pour l'éducation en Afrique
(GRETAF), les institutions financières internationales, dont
la Banque mondiale (BM) ont participé à la "déchéance"
économique et sociale de l'enseignant africain.
L'analyse du délégué du GRETAF au colloque
international de Saint-Denis à reçu un écho
favorable parmi les délégations africaines, qui ont
dénoncé "la promotion" d'une catégorie
d'enseignants au rabais dans les pays sous ajustement structurel
avec la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international
(FMI).
"Nous avons chez nous testé la formule des volontaires
de l'Education sur le conseil des institutions internationales.
Je ne suis pas sûr qu'elle a donné de bons résultats",
a rappelé Abdoulaye Teuw, du GRETAF-Sénégal.
Sans sous-estimer l'importance des questions de mobilisation des
ressources financières extérieures, les participants
au colloque ont insisté sur la nécessité d'accorder
une plus grande priorité aux conditions matérielles
et morales d'exercice du métier d'enseignant en Afrique.
Il y n'y a pas si longtemps l'enseignant était en Afrique
"le mwalimu" (maître), le personnage le plus respecté
de la société, a rappelé l'universitaire nigérian
Pai Obanya, souhaitant qu'on revienne à cette situation afin
d'assurer sur le continent une Education de bonne qualité.
L'Afrique peut financer l'EPT, selon un universitaire nigérian
(PANA) Paris, France - 21/05/2002 - Les pays africains peuvent financer
sans aucun concours extérieur le programme Education pour
tous (EPT), a estimé mardi à Paris le professeur nigérian,
Pai Obanya.
Lors d'une intervention devant le Colloque international sur l'Education
de base auquel il participe, M. Obanya a indiqué que les
politiques éducatives en Afrique souffrent non pas de difficultés
de financement, mais d'un déficit de volonté politique.
"Le pays africain le plus pauvre a les moyens de financer son
programme national d'EPT. Il suffit pour cela de réaliser
des économies importantes sur le train de vie de l'Etat qui
entraîne d'énormes gaspillages de l'argent public",
a déclaré l'universitaire nigérian.
M. Obanya, qui fut directeur du Bureau régional pour l'éducation
en Afrique (BREDA) à Dakar au Sénégal, a appelé
en outre les Etats africains à compter en matière
de financement des politiques éducatives sur leurs ressources
propres.
"L'assistance financière extérieure ne doit être
qu'un appoint aux crédits dégagés par les budgets
nationaux", a estimé l'ancien fonctionnaire du BREDA.
Illustrant son argumentaire par l'exemple de son pays, le Nigeria,
l'universitaire a souligné qu'en Afrique, en plus des problèmes
financiers, l'Education est confrontée aux politiques de
décentralisation incohérentes et à l'existence
des statistiques peu fiables.
"J'ai constaté que pendant trois années, à
chaque fois que j'ai souhaité avoir des statistiques dans
le domaine de l'Education, un pays africain m'a communiqué
les mêmes chiffres. Ce qui amène à douter de
leur fiabilité", a témoigné de son côté
le représentant de l'Association francophone d'éducation
comparée (AFEC) au colloque international de Saint-Denis.
En dépit des problèmes cruciaux qui se posent à
elle, l'Education en Afrique ne doit pas désespérer
les spécialistes, a nuancé le Pr Obanya, qui a précisé
que de nombreux pays du continent font des efforts qu'il convient
de saluer.
"Quand on voit les performances que réalisent dans le
secteur de l'Education des pays comme l'Afrique du Sud, le Sénégal,
le Swaziland, l'Ile Maurice, la Namibie pour ne citer que ceux-là,
il y a de bonnes raisons d'espérer du système éducatif
en Afrique", a encore dit l'ancien directeur du BREDA, souhaitant
que les autres Etats du continent prennent l'exemple sur ceux qui
réussissent.
Les
Etats-Unis vont consacrer 357 millions à l'éducation
(PANA)
Paris, France 15/05/02 - La Première Dame des Etats-Unis,
Laura Bush a déclaré à Paris que le gouvernement
américain allait consacrer 357 millions de dollars américains
au financement des programmes d'éducation dans les pays pauvres
en 2002.
Mme
Bush a fait cette déclaration dans un discours prononcé
à l'occasion du Forum 2002 de l'Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE) à Paris.
Elle
a déclaré que cette somme représentait une
augmentation, comparée au montant de 285 millions de dollars
débloqués en 2001 et a confirmé l'engagement
de l'administration Bush à soutenir les initiatives en matière
d'éducation pour stimuler la croissance économique
à travers le monde.
Selon
elle, l'administration de son époux a ciblé la délivrance
d'une éducation de qualité comme une priorité
essentielle.
Ce
forum, auquel participe des ministres, des lauréats du Nobel,
des capitaines de l'industrie, des responsables syndicaux et des
ONG influentes sur les questions mondiales, a pour thème
"S'occuper des questions fondamentales : Sécurité,
Egalité, Education et Croissance".
Lors
de cette conférence, les participants ont débattu
des meilleurs moyens de relever les principaux défis auxquels
est confrontée la communauté internationale afin de
bâtir un monde plus pacifique, et tolérant dans lequel
la prospérité économique ferait la promotion
de l'égalité à travers le monde.
L'éducation
a été identifiée comme une composante essentielle
de la croissance économique et comme déterminante
pour la construction de sociétés plus tolérantes,
démocratiques et prospères.
Laura
Bush est créditée de la défense des causes
de l'éducation à travers le monde ainsi que d'un soutien
significatif aux enseignants qu'elle considère comme les
acteurs essentiels d'une éducation de qualité qui
a ouvert les portes de l'espoir à de nombreux peuples dans
le monde.
Elle
a salué plusieurs pays africains dont l'Ouganda qui, selon
elle, ont enregistré des acquis significatifs dans ce secteur
avec le soutien de l'Agence américaine pour le développement
international (USAID) qui a permis à ces pays de scolariser
17 millions d'enfants.
Que
l'Ouganda ait consacré 31 pour cent de son budget à
l'éducation constitue un signe de son engagement à
renforcer les opportunités d'instruction dans ce pays, a-t-elle
souligné.
Mme
Bush a aussi mis l'accent sur la lecture au niveau préscolaire
comme un élément nécessaire pour une alphabétisation
précoce des enfants afin de leur permettre d'enregistrer
plus de succès à l'avenir.
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ACTIONS PAR PAYS
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NIGERIA
: Réunion de l'UNESCO à Lagos pour relever le niveau
de l'éducation
(PANA) Lagos, Nigeria - 16/05/2002 - L'UNESCO et le ministère
nigérian de l'Education ont organisé à Lagos
une réunion de deux jours dans le cadre d'un partenariat
durable destinée à relever le niveau de l'éducation
de base dans le pays.
Dans
un entretien accordé à la presse, le représentant
de l'UNESCO au Nigeria, M. Hubert Charles, a déclaré
que cette rencontre tentera de renforcer l'implication du secteur
privé dans la fourniture des services d'éducation
de base.
Il
a aussi annoncé sa volonté d'uvrer à
la signature d'un accord portant création d'un Fonds spécial
"qui constituera une source d'appui à des initiatives
sélectionnées du secteur privé ainsi qu'un
soutien à un programme à moyen ou long terme de recherche,
d'expérimentation et de mise à jour qui sera mis en
oeuvre dans les établissements d'enseignement en vue de l'Education
pour tous (EPT)".
Le
responsable de l'UNESCO a rappelé que le Nigeria avait adopté,
avec d'autres Etats membres des Nations unies et à l'issue
du Forum mondial de Dakar sur l'Education qui s'est tenu en 2000,
le Cadre d'action de Dakar, qui est une déclaration d'intention
et d'engagement en faveur de la fourniture de services d'éducation
de base de bonne qualité pour tous d'ici à 2015.
M.
Charles a affirmé que le Parlement et le ministère
de l'Education du Nigeria ont eu une réaction "exemplaire"
vis-à-vis du Cadre d'action, notamment avec le renforcement,
par le gouvernement, de son programme d'Education de base universelle
(EBU) appelé à servir d'"instrument central"
pour la réalisation de l'EPT avant l'an 2015.
Cependant,
le responsable onusien a fait savoir que les secteurs non-gouvernementaux
nigérians devraient s'engager pleinement dans les efforts
visant la réussite de l'EPT.
"Du
point de vue de l'ONU, le secteur privé est un espace légitime
pour les actions entreprises dans le cadre de l'EPT. Chaque société
doit s'engager à veiller à ce que tout les membres
du personnel et leurs familles participent pleinement à la
mise à profit des possibilités d'apprentissage qu'implique
l'EPT", a-t-il déclaré.
M.
Charles a noté que les efforts visant la réalisation
de l'EPT et la fourniture de services d'éducation, en règle
générale, vont dans l'intérêt du secteur.
"Une
main d'uvre instruite est plus créative, plus en mesure
de comprendre la dynamique du travail et, par conséquent,
elle peut être plus facilement recrutée pour renforcer
la qualité et améliorer le rendement", a-t-il
ajouté.
GAMBIE
: Campagne " big bang " en faveur de l'EPT 2002
Le ministère de l'Education en collaboration avec ses
partenaires dont UNESCO/ NATCOM, les agences de l'ONU, les institutions
gouvernementales, les médias, les organisations religieuses
et les ONG travaillant dans le secteur vont se lancer du 24 au 30
juin 2002 dans une campagne baptisée campagne " big
bang " en faveur de l'Education pour tous. Un groupe de travail
a été mis en place le 20 mai 2002 par l'Honorable
Ministre de l'Education.
Ce groupe de travail est chargé de mener une campagne de
sensibilisation massive et intense en faveur de l'inscription scolaire
dans des zones considérées comme étant les
plus démunies et ayant le plus grand nombre d'enfants non
scolarisés. Des élèves de terminale et les
membres de l'Association des élèves du secondaire
(NASSA) font partie de cette campagne. Ils voyageront avec le groupe
de travail dans toutes les zones concernées afin qu'ils puissent
servir de modèle aux enfants non scolarisés.
Les
objectifs de cette campagne sont :
- Faire
de chaque école/madrassa une institution accueillante pour
les filles
- Faire
de chaque communauté/village/hameau une communauté
amicale pour les filles
- Assurer
que chaque enfant en âge d'aller à l'école
est inscrit dans une école/madrassa d'ici septembre 2002
-
Évaluer les autres besoins de la communauté/village/hameau
- Développer
un plan stratégique en faveur de la durabilité du
Mouvement EPT
- Créer
des centres d'alphabétisation avec des enseignants polyvalents
pour dispenser l'enseignement
- Relier
les Centres d'alphabétisation et de Développement
de la petite enfance (ECD) au programme des Clubs des mères
- Encourager
la création de Centres ECD décentralisés
ACTIVITIES
- Mobilisation : Les élèves de terminale des régions
Four, Five et Six seront les hôtes des autres élèves
qui se rendent dans leur localité.
- Mobilisation : Des vêtements d'occasion seront collectés
avec l'aide d'élèves volontaires. Ils seront ensuite
offerts durant les visites porte-à-porte
- Réunions : Des réunions de groupe se tiendront au
niveau des départements, des villages et des circonscriptions.
- Sensibilisation : Le groupe de travail et les élèves
de terminale effectueront des visites dans les zones concernées
par un programme de sensibilisation intense.
- La collecte de données : L'équipe de campagne va
également recueillir des informations et des données
liées aux activités EPT.
- Activités de suivi : Les Bureaux régionaux de l'éducation,
les comités, les élèves volontaires et les
partenaires de leurs localités sont censés prendre
la suite des activités de l'équipe de travail. Ceci
maintiendra la dynamique jusqu'à la réouverture des
classes en septembre 2002
Mrs. Sukai Bojang
Secrétaire Général
Le commission nationale pour l'UNESCO
smbojang@hotmail.com
MOZAMBIQUE - Célébration de la semaine EPT, Maputo
22-26 Avril 2002
UNESCO
Maputo, avec le concours du ministère de l'Education, le
Mouvement EPT au Mozambique et la Commission nationale pour l'UNESCO
a organisé différentes activités pour célébrer
le deuxième anniversaire du Forum mondial sur l'Education
organisé à Dakar en 2000. Ces célébrations
étaient l'occasion de "renouveler la dynamique créée
à Dakar et d'encourager un débat public sur les questions
clé liées au Programme Education pour Tous".
Cette
semaine a été célébrée au Mozambique
du 21 mars au 2 mai 2002 dans 5 provinces. Les manifestations et
activités ont porté essentiellement sur un concours
de dessein réservé aux enfants scolarisés et
non scolarisés âgés de 6 à 12 ans. Le
thème du concours était "Qu'est-ce que je veux
faire quand je serais grand".
Les
autres activités incluaient la visite effectuée par
les élèves d'un centre pour personnes vivant avec
le VIH/SIDA (y compris des enfants séropositifs), des débats,
sur le thème de l'Education pour tous et les différents
moyens d'accroître l'accès et la diffusion équitable
à la radio et à la télévision ainsi
que la signature d'un "rapport sur l'école" dans
le cadre de la campagne mondiale pour l'éducation qui a été
présenté par la suite à l'ambassade du Canada
dans le cadre de la préparation du sommet du G8.
La
cérémonie de clôture s'est déroulée
le 2 mai au lycée Josina Machel. Durant cette cérémonie,
les parents, enseignants, enfants, représentants de la société
civile présents pouvaient regarder les dessins sélectionnés
au sortir du concours de dessin. Parmi les discours clé figurent
ceux du ministre de l'Education, de Mme Graça Machel au nom
du mouvement Educaçao Para Todos, du représentant
de l'ambassade du Canada ainsi que l'allocution du représentant
de l'UNESCO. La présentation de ce rapport au ministère
de l'Education et à l'ambassade du Canada s'inscrivait dans
le cadre des manifestations marquant la clôture de cette semaine
de célébration.
contact:
Noel Chicuecue
Responsable nationale de Programme
n.chicuecue@unesco.org
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