Bulletin
EPT Afrique - Avril 2003

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Bienvenue sur le Bulletin électronique EPT Afrique du
BREDA
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REUNIONS
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Atelier
de travail et d'échanges sur l'utilisation de l'approche
sectorielle pour améliorer les stratégies éducatives
- Dakar, du 10 au 15 mars 2003
Ce
séminaire est organisé par le pôle d'analyse
sectorielle Education de Dakar, placé par la Coopération
française auprès de l'UNESCO/BREDA, avec l'appui de
l'équipe Education de base du ministère des Affaires
étrangères et la collaboration de la Banque Mondiale.
Objectifs
visés
Les
initiatives de la communauté internationale en matière
de réduction de la pauvreté et d'éducation,
se succèdent et se complètent : initiative PPTE, Education
pour tous, Fast Track procédure accélérée...
Conformément
à l'esprit de Monterrey, elles offrent de nouvelles opportunités
aux pays éligibles de construire leurs politiques éducatives
sur la perspective d'obtenir les financements nécessaires.
Cependant, elles morcellent et compliquent parfois aussi la vision
qu'ils portent sur leur système éducatif.
Il
importe donc de s'assurer que chaque pays parvient à une
compréhension unifiée de ce qui est attendu de lui
en matière de stratégie éducative, et peut
s'aider pour cela de l'expérience d'autres pays plus avancés
que lui par exemple.
C'est
pourquoi un séminaire de travail et d'échanges a été
organisé à Dakar, dont l'objectif était de
réfléchir à l'articulation qui doit exister
entre les divers documents et aux modes de collaboration à
mettre en place entre personnes, services et ministères impliqués
afin d'assurer une cohérence maximale entre tous les écrits
institutionnels. La première partie du séminaire a
donc été dédiée à une réflexion
de nature institutionnelle et organisationnelle sur les moyens d'assurer
l'harmonisation des documents.
La
deuxième partie du séminaire (3 jours), davantage
technique, a pris la forme d'ateliers de travail sur l'approche
sectorielle, qui, en aidant dresser un diagnostic précis
du secteur, s'inscrit dans la perspective Fast track de renforcement
des capacités nationales à construire et mener des
plans d'action éducatifs crédibles et soutenables.
Les
représentants de six pays (Bénin, Burkina Faso, Guinée,
Mali, Niger, sénégal), en charge des dossiers CSLP,
plan décennal, plan EPT ou analyse sectorielle ont participé,
ainsi qu'un observateur issu du Cameroun. L'atelier a été
ouvert par monsieur Moustapha Sourang, ministre sénégalais
de l'Education nationale, Madame Hima Hadiza, secrétaire
générale de la Confemen et monsieur Armoogum Parsuramen,
directeur du BREDA. Les travaux étaient animés par
Alain Mingat (Banque mondiale), Paul Coustère (Coopération
française), Jean-Claude Balmès (Agence française
de développement), Dibé Galy (consultant tchadien),
Mathieu Brossard, Marie Dorléans et Nicolas reuge (Pôle
de Dakar).
Une
synthèse travaux est disponible sur le site Internet du BREDA
et sur www.poledakardes.org
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ACTIONS PAR PAYS
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MOZAMBIQUE
-
Plans Budgétaires pour la Mise sur Pied de l'Education Pour
Tous (EPT) au Mozambique
Depuis
1998, le Mozambique développe, à travers une approche
de grande envergure (AGE), un plan stratégique pour le secteur
de l'éducation (PSSE). C'est un document de base servant
à la mise en uvre des politiques d'éducation
du gouvernement et à la coordination entre les bailleurs
de fonds. Au cours des Rencontres Annuelles d'Evaluation, le gouvernement
et les bailleurs passent en revue les activités du PSSE de
l'année précédente et apportent les changements
nécessaires pour les activités du PSSE de l'année
suivante.
Avec
la mise en place du PSSE, le Mozambique a fait des progrès
remarquables dans le domaine de l'éducation. L'ambition du
gouvernement était de soutenir ces progrès qui s'inscrivaient
dans le cadre de la planification de l'Education Pour Tous (EPT).
Invité à participer au Plan d'Initiative Rapide (PIR),
le pays, en collaboration avec la Banque Mondiale, a préparé
un document PIR EPT, qu'il a soumis à la communauté
des bailleurs. Le processus de planification du PIR EPT a permis
d'apporter la lumière sur la réforme de quelques points
nécessaires pour l'obtention de l'EPT, surtout de l'éducation
primaire universelle. Le Mozambique voulait étendre le cadre
de la politique d'éducation en vigueur ainsi que les mesures
du PIR EPT afin de tenir compte d'autres objectifs de l'EPT. Le
pays souhaitait ainsi mettre au point des plans budgétaires
fiables et détaillés indispensables à la réalisation
des objectifs à court et moyen termes de l'EPT. Pour réaliser
ces objectifs, on a fait appel à l'assistance technique de
l'UNESCO.
Répondant
à cet appel, l'UNESCO, en collaboration avec deux agents
du Ministère de l'Education Nationale, a organisé
en octobre 2002 un atelier spécial d'une semaine en vue d'élaborer
un modèle de plan des statistiques. Ce modèle de simulation,
qui comprenait deux aspects (l'éducation formelle et l'éducation
non formelle), a permis la mise sur pied, pour les moyen et long
termes, de plans budgétaires détaillés du secteur
de l'éducation, particulièrement en ce qui concerne
la réalisation des objectifs de l'EPT. En effet, il a contribué
à améliorer certaines conditions budgétaires
du projet PIR EPT au Mozambique.
Dans
le cadre de la décentralisation du système de l'éducation
et conformément à la mise en uvre du plan stratégique
du secteur de l'éducation, le modèle de projet doit
davantage être amélioré afin de permettre la
programmation des actions de développement à partir
de la base. A présent, on a engagé des discussions
et réflexions sur la manière d'élargir ce modèle
aux projets régionaux afin d'intensifier la production d'informations
nécessaires à la mise en application de l'Education
Pour Tous dans le cadre du PSSE et d'accélérer le
processus de décentralisation. Elargir le modèle de
projet national aux projets régionaux contribuera, en effet,
à une planification participative et au développement
de la décentralisation de l'éducation
-
Trouver des manuels adéquats pour les élèves
et enseignants à travers des mécanismes de surveillance
de qualité
L'acquisition
de livres est une pierre angulaire de la réalisation des
objectifs de l'Education pour Tous. Dans le cadre des efforts que
l'EPT fournit en vue d'améliorer la qualité (Objectif
6), surtout dans les établissements élémentaires
(Objectif 2), tout en reconnaissant que les manuels scolaires ne
suffisent pas pour satisfaire de manière durable les besoins
d'une société alphabétisée, l'UNESCO-Maputo
s'emploie à octroyer des services techniques afin de raffermir
les cadres de coopération interministérielle et les
mécanismes de création de partenariats entre les acteurs
des secteurs publique et privé.
UNESCO-Maputo
travaille de concert avec le Ministère de l'Education (MINED)
et le Conseil pour l'Approbation des Manuels en vue d'établir
un système d'évaluation et de contrôle des ouvrages
scolaires et des manuels pour les enseignants que les éditeurs
privés proposent, dans le cadre de l'introduction du nouveau
programme, à toutes les écoles primaires (de la 6ème
à la 1ère). Un système transparent et exhaustif
d'évaluation a été mis en place. Il comprend
un guide du système d'évaluation ; une description
détaillée des critères d'évaluation
; l'installation ainsi que la formation des membres et directeurs
de panel (45) provenant de dix disciplines ; et enfin le suivi auprès
du MINED avec les différentes étapes du processus
et les relations avec les éditeurs privés.
Le
Ministère de l'Education est entrain de poser d'importants
jalons dans la mesure où le programme qui vient d'être
créé est en passe de constituer une nouvelle génération
de manuels pour toutes les écoles primaires. Le Mozambique
est entrain de passer d'un système à livre unique
(monopole) à un système à plusieurs livres
dans lequel les éditeurs privés sont pris en compte.
Ces changements impliquent un choix de livres. Par conséquent,
afin de s'assurer qu'élèves et enseignants reçoivent
les livres qu'il faut, ces changements impliquent également
la nécessité d'évaluer soigneusement la qualité
des livres que les éditeurs pré-sélectionnés
proposent.
Les
membres du panel ont accompli leur travail pendant les trois premières
semaines de janvier 2003. En tout, 152 livres couvrant dix disciplines
ont été évalués - 38 titres soumis par
quatre éditeurs. Les résultats sont entrain d'être
avalisés par le Conseil pour l'Approbation des Manuels au
Ministère de l'Education, qui a en charge d'assurer que les
livres qui ont été approuvés répondent
aux exigences du programme et associent qualité des méthodes
d'enseignement aux spécifications physiques quant à
la durée de vie normale de chaque livre.
Zulmira
Rodriguez
UNESCO Maputo
z.rodriguez@unesco.org
AFRIQUE DU SUD
En
phase avec les objectifs de Dakar d'atteindre l'Education Pour Tous
(EPT) d'ici 2015, l'Afrique du Sud a tenu, le vendredi 22 Novembre
2002, une Rencontre Nationale Consultative afin de discuter de l'état
du rapport de l'année 2002 et des projets mis en uvre
pour atteindre l'Education pour Tous en Afrique du Sud.
Avant
la rencontre consultative sur l'EPT, un comité de pilotage
a été mis sur pied afin d'identifier les problèmes
auxquels l'important Département de l'Education est confronté
et de déterminer les objectifs du programme d'Education pour
Tous tout en éclairant les débats. Le comité
de pilotage comprenait les chefs des secteurs de base cités
dans les objectifs de l'EPT. Ces secteurs sont entre autres la Promotion
de la Petite Enfance (PPE), l'Education Scolaire, l'Alphabétisation
et la Formation des Adultes (AFA) et l'Education et la Formation
Continues (EFC). Par ailleurs, un groupe composé d'experts
en éducation a été créé dans
le but de faire des recommandations sur les avancées techniques
des plans nationaux et sur le Statut du Rapport sur l'Education
Pour Tous.
Parmi
les invités à la Rencontre Consultative, on retrouve
la Société Civile (particulièrement des membres
de l'organisation Campagne Générale pour l'Education,
CGE-SA), des entreprises, des institutions académiques, des
instituts de recherche, des représentants de ministères
et de départements nationaux, des organisations non - gouvernementales,
des bailleurs de fonds, l'administration scolaire, ainsi que des
syndicats d'enseignants et d'étudiants. Plus de cent cinquante
personnes ont participé à la Rencontre.
La
Rencontre Consultative Tenue en novembre 2002
Les
Débats ont été ouverts par le Ministre de l'Education,
le professeur Kader Asmal. Il a évoqué les objectifs
de Développement pour le Millénaire ainsi que la mise
en application du plan d'éducation lancé en août
- septembre 2002 lors du Sommet Mondial sur le Développement
Durable. Ce plan met l'accent sur la réalisation des objectifs
de parité genre d'ici 2005 et d'égalité dans
le système d'ici 2015 mais aussi sur la scolarisation universelle
de tous les enfants en âge de fréquenter l'école
primaire. Le Ministre a exhorté les participants à
soumettre des propositions concrètes allant dans le sens
de la réalisation pour tous les élèves, en
particulier ceux qui sont issus de familles modestes, de tous les
objectifs de l'EPT. Il a également fait allusion au fait
que même si, par rapport à d'autres pays en développement,
l'Afrique du Sud a fait des progrès remarquables en ce qui
concerne les objectifs qu'elle s'est fixé pour atteindre
l'Education Pour Tous, il y a encore des défis à relever
quant à la participation de tous les élèves,
particulièrement les filles, pour la Promotion de la Petite
Enfance, dans les matières de base telles que les sciences
et les mathématiques surtout dans les endroits les plus reculés
du pays. Il a aussi attiré l'attention des participants sur
la qualité des résultats de l'enseignement secondaire
et supérieur. Il a reconnu le rôle de soutien et de
contrôle que joue la société civile dans le
système éducatif. Afin de garantir une EPT de qualité,
le Ministre a également mis en exergue l'importance de développer
un partenariat entre le système éducatif et ses principaux
partenaires.
Le
Ministre de l'Education a introduit le Rapport 2002 sur le Statut
de l'Education Pour Tous en Afrique du Sud en introduisant les plans
nationaux 2002-2005. Le rapport traite du travail qui a été
accompli dans le sens de l'exécution des objectifs de l'EPT
et indique les changements et tendances qui ont été
décelés par région dans l'exécution
du service de l'éducation. Il a affirmé qu'en Afrique
du Sud l'EPT n'est pas un projet isolé et que la promotion
de l'éducation dans ce pays prend en considération
les objectifs nationaux et internationaux de développement.
Principaux
Points de Discussion
Les
principaux points de discussion lors de la Rencontre Nationale Consultative
sur l'EPT sont les suivants :
Promotion
de la Petite Enfance (PPE) : Entre autres points, les participants
se sont penchés sur les défis de la défense,
de la mise en application ainsi que de l'accessibilité de
la PPE. Les participants ont noté que d'ici 2015 il faut
une croissance annuelle de 9% des inscriptions pour arriver à
une mise en application effective du programme de la PPE.
Education
et Formation Générales : L'égalité entre
les genres, la qualité, les pratiques discriminatoires, les
coûts de l'éducation, les normes et règlements
de financement, des infrastructures adéquates, tels sont
quelques uns des points qui, selon les participants, nécessitent
une amélioration.
Alphabétisation
et Formation des Adultes (AFD) : A cause de la pauvreté,
du manque de moyens et de l'inaccessibilité des centres,
les participants ont tiré la sonnette d'alarme sur le taux
d'échec des personnes inscrites aux programmes d'alphabétisation.
Education
et Formation Continues (EFC) : La négligence des questions
liées à l'EFC dans les zones rurales, les programmes
ainsi que la parité entre les genres constituent les principaux
points qui ont été soulevés par les participants
en ce qui concerne l'EFC. La participation des femmes dans les sciences,
les mathématiques et les matières techniques, a été
ciblée comme étant le principal défi à
relever.
-
Résultats
Les
résultats de la rencontre consultative comportent les recommandations
sur le rôle des partenaires de l'éducation pour le
renforcement de la mise en application des politiques d'éducation,
le respect des lois et règlements et l'évaluation
et le contrôle du système. En outre, ont été
passés au peigne fin les défis que les quatre groupes
(PPE, EFG, AFD et EFC) ont soulignés ainsi que les solutions
qui ont été envisagées en vue d'une amélioration
à long terme de la qualité de l'éducation.
Afin d'éliminer les différences liées à
la qualité du service de l'éducation dans les régions
et de faire des progrès dans l'accomplissement des objectifs
de l'EPT, les participants se sont prononcés pour une institutionnalisation
des activités de l'EPT au niveau régional.
Aune
Naanda
UNESCO Windhoek
a.naanda@unesco.org
COMORES
Etant
donnée la situation politique du pays dominée par
un conflit de compétences entre le gouvernement central de
l'Union des Comores et les gouvernements des trois îles autonomes
qui composent l'Union (Grande Comore, Anjouan et Mohéli),
les activités de développement accusent beaucoup de
retard. C'est le cas du processus de mise à jour du Plan
directeur de l'Education et de la formation et d'élaboration
du Plan national EPT.
Chacune
des trois îles de l'Union a déjà organisé
ses Etats généraux de l'Education. Il reste les Etats
généraux au niveau national pour intégrer l'ensemble.
Cependant,
grâce aux efforts inlassables du Comité technique chargé
du Plan du directeur et de l'EPT, les activités se poursuivent
au niveau technique.
Le calendrier suivant est actuellement en cours:
- 20
février - 1er mars: réunion du comité de rédaction
du document des plans
- 10-17 mars et 21-28 avril : missions du comité de rédaction
à Madagascar pour l'intégration des données
dans le modèle de simulation de la Banque Mondiale en vue
de la finalisation du document.
Ces
opérations sont en grande partie financées par le
Projet Education 3, sous financement de la Banque Mondiale.
Amroine
Adarkaoui
UNICEF Comores
adarkaoui@hotmail.com
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EDUCATION DES FILLES
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Semaine
de l'Education pour Tous (6 - 13 avril 2003)
Tous pour l'éducation des filles !
La troisième semaine de l'Education pour tous (EPT) s'est
déroulée du 6 au 13 avril 2003. Comme chaque année,
elle a été l'occasion de rappeler les objectifs fixés
lors du Forum Mondial de Dakar en l'an 2000 et de mener une vaste
action de sensibilisation de l'opinion aux objectifs de l'Education
pour tous. Cette année, la semaine a été axée
sur la parité filles/garçons dans le primaire et le
secondaire d'ici 2005.
La participation à la semaine de l'EPT a été
massive : l'UNESCO/BREDA, mais également la Campagne Mondiale
pour l'Education, l'UNICEF, ENDA, PLAN, ANCEFA, OXFAM GB, la Coalition
Nationale pour l'EPT, la FAWE Sénégal, le CONGAD,
la FAFS, la Table de Concertation de l'Ecole de Base et le Ministère
de l'Education du Sénégal ont mis au point un programme
d'activité pour défendre la parité et faire
de cette semaine un symbole du partenariat pour une même cause
: l'éducation pour tous.
L'activité phare de la semaine, la " Plus Grande Leçon
de l'Histoire ", s'est tenue le 9 avril. A l'initiative de
la Campagne Mondiale pour l'Education, en partenariat avec le Mouvement
Global en faveur des enfants, des leçons sur l'éducation
des filles, basées sur un même modèle, ont été
dispensées simultanément dans plus de 50 pays par
toutes les personnes souhaitant participer. Le but de la démarche
est de dépasser le record du monde de la plus grande participation
à une leçon, qui s'élève à 28
801 élèves.
C'est un projet ambitieux qui a été conçu pour
pouvoir être suivi par tous : la " classe " peut
être un jardin, une cour d'école, un espace communautaire,
un centre de formation ou une salle des fêtes, les "professeurs"
pouvaient être jeunes ou âgés, enseignants professionnels
ou non, et les "élèves" seraient constitués
par tous ceux qui souhaitent apporter leur contribution à
ce grand rassemblement pour la parité fille/garçon
à l'école.
Pour participer à la Grande Leçon, il suffisait d'aller
sur le site de la Campagne Mondiale pour l'Education : http://www.campaignforeducation.org/
sur lequel, un formulaire de validation à soumettre était
en ligne.
Un plan d'action pour la célébration de la semaine
de l'éducation pour tous au Sénégal a été
mis en place par le Comité d'organisation (C.O) composé
des représentants des bureaux au Sénégal de
l'UNICEF, UNESCO, ENDA, PLAN, ANCEFA, OXFAM GB, la Coalition Nationale
pour l'EPT, la FAWE Sénégal, le CONGAD, la FAFS, la
Table de Concertation de l'Ecole de Base et le Ministère
de l'Education du Sénégal.
Martina
Simeti
UNESCO/BREDA
m.simeti@unesco.org
Les filles maliennes scolarisées au compte-gouttes
Bamako,
Mali (PANA) - 07/03/2003 - La problématique de la scolarisation
des filles est devenue ces dernières années une préoccupation
majeure pour les autorités maliennes.
Conscient
du faible accès des filles à l'éducation (34%
seulement ont été scolarisées en 2001 au 1er
cycle contre 51% de garçons), l'Etat malien a crée
en 1992 une Cellule nationale de scolarisation des filles.
La
structure, qui cible essentiellement le Premier cycle de l'enseignement
fondamental, ambitionne d'augmenter le taux d'inscription des filles
à l'école, de réduire de façon drastique
leur taux d'abandon et de redoublement.
Les
Cellules régionales ont aussi été créées
afin de tenir compte des spécificités régionales
et locales et pour une meilleure implication des partenaires de
l'école dans cette promotion de la scolarisation des filles.
L'analyse
des résultats atteints permet de constater une évolution
positive des taux de scolarisation des filles. Sur un taux de 52,85%
de filles scolarisées en 1992, le District de Bamako a connu
un véritable boum en enregistrant 85,56% en 2002.
Selon
un inspecteur de l'enseignement fondamental, ce bond quantitatif
est simplement dû à l'application de certaines mesures
consistant à accorder la priorité au recrutement des
filles et à retenir le maximum d'entre elles à l'école,
évitant ainsi leur renvoi.
Pour
maintenir davantage les filles sur les bancs de l'école,
les autorités maliennes ont aussi élaboré plusieurs
projets portant notamment sur la couture, le tissage et la teinture
dans nombre d'établissements scolaires.
L'Etat
malien, à travers aussi la Cellule nationale de scolarisation
des filles, a financé de nombreux petits projets relatifs
notamment à l'installation de forages, de moulins et à
la fabrication de foyers améliorés (pour la cuisine)
dans beaucoup de localités défavorisées du
pays.
Toutes
choses qui, selon l'Etat, permettront d'amoindrir les charges familiales
des mères qui n'ont de bras valides que leurs filles, commises
constamment aux travaux domestiques ou au petit commerce (vente
d'arachides, de fruits...)
Afin
de drainer encore plus de filles vers l'école, l'Etat malien
a aussi mis en place en 1998 un "Programme décennal
de l'éducation" destiné à "donner
un minimum éducatif de 9 ans à tous les enfants".
Le but du programme est de porter en dix ans (en 2008) le taux de
scolarisation global à 75%.
Pour
assurer un franc succès au programme, l'Etat prévoit
un recrutement annuel de 2.450 enseignants et la construction de
18.000 salles de classes.
Colloque international à Ouagadougou sur l'éducation
des filles*
Ouagadougou,
Burkina Faso (PANA) - 06/03/2003 - Une cinquantaine d'experts en
genre, éducation et développement, représentants
des pays africains, d'institutions, d'associations féminines
et d'ONG ont entamé jeudi en fin d'après-midi à
Ouagadougou, au Burkina Faso, un colloque international sur la problématique
de l'éducation des filles en vue de proposer des solutions
durables.
Organisé
par le Centre international pour l'éducation des filles et
des femmes en Afrique (CIEFFA) avec le concours financier de l'Organisation
des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture
(UNESCO), ce colloque est placé sous le thème "Genre,
éducation, développement et progrès des sociétés
africaines". La rencontre qui durera trois jours se fixe pour
objectif de favoriser la réflexion sur les liens à
établir entre le triptyque Genre, Education, Développement
et faire le bilan des progrès des sociétés
africaines.
Elle
a permis également aux participants d'échanger sur
les expériences de leurs pays ou de leurs organisations en
matière de contribution du Genre, de l'Education et du Développement.
Ce colloque entend par ailleurs contribuer à une meilleure
connaissance du CIEFA et à la visibilité de son programme.
Les participants proposeront à l'issue des travaux des stratégies
assorties d'activités concrètes en vue promouvoir
le progrès des sociétés africaines par le Genre,
l'Education et le Développement.
Le
rapport sur l'éducation en Afrique de l'UNESCO/BREDA de 1999
indique que sur le continent, 182 millions d'analphabètes
de 15 ans et plus dont 114 millions, soit 62%, sont des femmes.
Il indique un taux d'analphabétisme de 29,3% pour les hommes
contre 48% pour les femmes, soit un écart global de l'ordre
de 19 points.
Selon
la même source, 113 millions d'enfants dont 60% sont des filles
n'ont pas accès à l'enseignement primaire, ce qui
donne un écart important entre le taux brut de scolarisation
des filles et celui des garçons.
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L'EDUCATION EN AFRIQUE
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Un
plan décennal pour l'Education en chantier au Bénin
Cotonou,
Bénin (PANA) - 02/03/2003 - Le Bénin envisage de se
doter bientôt d'un plan décennal spécifique
pour l'Education, a-t-on appris de sources officielles à
Cotonou.
Ce
plan spécifique à court moyen et long terme comportera
les différents axes des trois ordres d'enseignement (primaire
et secondaire, technique et professionnel, supérieur et recherche
scientifique) afin qu'ils répondent à l'environnement
actuel, aux besoins réels du pays et à l'équation
formation-emploi.
Il
permettra, indique-t-on, de revitaliser l'Education dont les actions
reposent encore sur un document-cadre adopté en 1991.
La
valorisation du capital humain étant un élément
principal, il convient de réfléchir sur la cohérence
de l'Education qui est à la croisée des chemins, ajoutent
les mêmes sources.
La
confection de ce plan décennal a été confiée
à une équipe technique composée de spécialistes
de l'Education, des cadres des trois départements chargés
de l'Education, du ministère des Finances et de l'Economie
et de celui chargé de la Coordination de l'action gouvernementale.
Cette
équipe se chargera de faire le diagnostic du secteur, de
déterminer les axes du système éducatif pour
les dix prochaines années, de tracer les grandes lignes afin
d'aboutir à un plan.
La société civile camerounaise au secours de l'école
Yaoundé,
Cameroun (PANA) - 27/02/2003 - Quarante cinq organisations de la
société civile évoluant dans le secteur de
l'éducation ont créé une coalition nationale
dont l'objectif est d'accélérer le processus de l'Education
pour tous au Cameroun.
Les
représentants des organisations de la société
civile qui ont pris part le 25 février 2003 à un forum
sur le développement d'une synergie dans le secteur de l'éducation
ont ainsi donné naissance à la Coalition des Organisations
des sociétés civiles éducatives du Cameroun
(COSEC).
La
présidence de la nouvelle structure a été confiée
à l'Association nationale de langues camerounaises (ANACLAC).
Maurice
Tadadjeu, le président de l'ANACLAC, a indiqué à
la PANA que le Cameroun est l'un des derniers pays à mettre
sur pied ce type de structure. Retenu parmi les 17 pays africains
bénéficiant du soutien du Commonwealth pour le renforcement
des capacités des organisations de la société
civile, le pays tardait à présenter une structure
capable d'assurer effectivement ce rôle.
Jusqu'ici
les fonds alloués au Cameroun, soit 150 millions de F CFA,
étaient gérés par le Nigeria. "Il nous
reste 115 millions de F CFA pour tenir jusqu'en 2005, donc le programme
d'action à élaborer va tenir compte de cette contrainte",
a déclaré M. Tadadjeu.
Les
points majeurs de l'Education pour tous sont la gratuité
de l'éducation pour le primaire, l'équité genre
-les filles restent sous scolarisées au Cameroun, l'accès
à une éducation de qualité et l'alphabétisation
des adultes.
Ces
principaux points rappelés lors du Sommet mondial sur l'éducation
qui s'est tenu à Dakar en 2000 étaient loin d'être
effectifs au Cameroun.
Depuis,
le pays a fait des progrès. Un programme sur l'Education
pour tous a déjà été élaboré
et validé, mais sa mise en application n'est pas encore effective.
L'ANACLAC
qui préside la COSEC jusqu'à la tenue de la prochaine
réunion prévue dans les prochains mois, souligne que
le financement du Commonwealth ne peut servir à construire
des écoles. Or, les effectifs pléthoriques sont l'une
des épines de l'éducation de qualité au Cameroun.
Si
les fonds sont bien gérés, la COSEC peut solliciter
une augmentation de ce financement, a-t-il dit, ajoutant que la
COSEC entend établir des partenariats avec d'autres bailleurs
et élaborer un programme capable de s'intégrer dans
les actions de l'UNESCO et du NEPAD.
Nous
rappelons que l'ANACLAC est l'association qui a favorisé
l'entrée des langues locales dans les établissements
scolaires.
Aujourd'hui,
40 langues sont enseignées à près de 35.000
enfants chaque année.
L'UNESCO soutient le programme de l'éducation sur le SIDA
au Kenya
Nairobi,
Kenya (PANA) - 04/02/2003 - L'UNESCO vient d'accorder au Kenya une
subvention de 204,000 dollars américains pour soutenir le
programme de l'éducation sur le VIH/SIDA du pays.
Le
directeur du bureau de l'UNESCO à Nairobi, Professor Paul
Vitta, et le Secrétaire général du ministère
de l'Education, des Sciences et de la Technologie, Professor Karega
Mutahi, ont signé à Nairobi, un accord relatif au
subvention mardi.
Cet
aide intervient à un moment où le nouveau gouvernement
kenyan a introduit l'éducation primaire gratuite et obligatoire
dans le pays.
En
vue de réaliser ses engagements pour l'éducation de
tous les enfants Kenyans d'ici à 2015, le gouvernement a
promis de lutter contre la pandémie du VIH/SIDA parmi les
enfants en âge d'aller à l'école ainsi que leurs
professeurs, en instituant l'éducation préventive.
Les
fonds seront utilisés pour la formation de plus de 600 enseignants
dans 12 régions; ce qui leur permettrait d'enseigner et de
discuter librement des problèmes relatifs au VIH/SIDA avec
les enseignants en formation.
De
plus, ils permettront l'intégration des thèmes relatifs
au VIH/SIDA dans les programmes scolaires.
Depuis
1984, plus de 1,5 million de personnes sont morts du SIDA au Kenya,
et 2.2 millions d'autres seraient séropositifs.
Le
secteur de l'éducation est parmi les plus sérieusement
touchés par cette maladie incurable.
Selon
les estimations les plus récentes du ministère de
l'Education, chaque jour 15 professeurs meurent du SIDA au Kenya.
Ceci a également concouru à l'augmentation du taux
d'absentéisme aussi bien des élèves que des
enseignants.
Les
enfants infectés à la naissance n'ont pas vécu
assez longtemps pour être inscrits à l'école.
Ceux qui ont survécu, sont obligés d'abandonner leurs
études pour se débrouiller en vue de subvenir aux
besoins de leurs frères et surs.
Le Niger n'aura plus que 7.000 enseignants titulaires en 2015
Niamey,
Niger (PANA) - 26/02/2003 - Le système éducatif nigérien
n'aura à sa disposition d'ici à 2015 que 7.000 enseignants
titulaires pour 77.000 volontaires de l'éducation, a averti
à Niamey le secrétaire général du Syndicat
national des enseignants du Niger (SNEN) qui réunit quelque
15000 enseignants.
Kassoum
Issa a exprimé cette inquiétude en vue d'attirer l'attention
sur les conséquences sur le système éducatif
nigérien de la loi portant régime de retraite anticipée
des fonctionnaires.
Selon
M. Issa, il n'est pas possible dans ces conditions que 7.000 enseignants
titulaires puissent encadrer 77.000 volontaires.
Pour
lui, il est inacceptable que le gouvernement continue à sacrifier
la qualité au profit de la quantité pour satisfaire
aux exigences des bailleurs de fonds.
Depuis
deux ans, "la volontarisation" du système éducatif
nigérien n'a cessé d'être dénoncée
par le SNEN qui semble lui opposer sa philosophie portant sur "la
revalorisation de la fonction enseignante" dont il fait son
cheval de bataille.
"Pendant
que le Niger bénéficie de l'initiative de l'éducation
pour tous (EPT), on ne peut comprendre que les enseignants soient
soumis à des conditions de vie et de travail déplorables
comme en témoigne le blocage depuis 2000, des avancements
au choix liés à l'évolution de la carrière
de ces derniers", a-t-il indiqué.
Le
SNEN qui a engagé un mouvement de grève de 48 heures
depuis mardi exige par conséquent du gouvernement nigérien
l'abrogation pure et simple de la loi sur le régime de la
retraite et le déblocage des indemnités liées
à l'avancement au choix des enseignants...
La
mise en oeuvre de cette loi qui concerne les fonctionnaires ayant
atteint l'âge de 50 ans révolus ou 30 ans de services
effectifs avait provoqué le départ de plus de 2000
agents de la fonction publique en 1999, dont plus de 800 enseignants
parmi les plus expérimentés, rappelle-t-on.
Le
Niger qui figure parmi les pays ayant le plus faible taux de scolarisation
vient d'adopter son programme décennal de développement
de l'éducation (PDDE) qui vise à porter le taux de
scolarisation à 74% d'ici à 2012, alors qu'il n'est
que de 34% aujourd'hui.
Plate-forme
régionale de formation à distance des enseignants
Cotonou,
Bénin (PANA) - 15/02/2003 - Le Burkina Faso, la Guinée
Conakry, le Togo, le Niger et le Bénin mettront en place
dans les prochains jours une plate forme régionale de formation
à distance des enseignants, a appris la PANA à Cotonou,
de sources officielles.
La
mise en forme de cette plate forme retenue à l'issue d'une
rencontre de quatre jours des enseignants desdits pays sur les atouts
des Nouvelles technologies (NTIC) permettra de résoudre les
problèmes de manque d'enseignants et de gagner en qualité,
par l'harmonisation des programmes de formation.
Le
ministère béninois de l'Enseignement primaire et secondaire
est chargé de prendre les contacts avec ses homologues des
cinq autres pays, afin que, dans un sursaut commun et collectif,
ils puissent contribuer à l'émergence d'une nouvelle
forme de formation des formateurs.
Au
cours de cette rencontre, organisée par l'Organisation des
Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO)
et le Bureau régional d'Education en Afrique (BREDA), les
enseignants et experts de l'éducation à distance ont
aussi analysé les stratégies pouvant permettre de
trouver une solution durable au problème de formation et
les technologies existantes en matière de formation à
distance, afin d'opter pour celle adaptée aux réalités
des pays concernés.
40
millions USD de la Banque mondiale pour l'éducation au Kenya
Nairobi,
Kenya (PANA) - 11/02/2003 - La Banque mondiale a promis une subvention
de 40 millions de dollars au programme kenyan d'éducation
primaire gratuite.
George
Saitoti, le ministre kenyan de l'Education, a révélé
ce don, à l'issue d'une rencontre avec Calisto Madavo, le
vice-président pour l'Afrique, de la Banque mondiale.
"Le
ministère espère que cet argent serait débloqué
d'ici au mois de juin de cette année. Les fonds serviront
essentiellement à l'acquisition de matériels didactiques
et à renforcer les capacités des écoles"
a dit M. Saitoti, au terme de la réunion.
L'UNICEF
a aussi promis la semaine dernière, deux millions de dollars
au programme.
L'éducation
primaire gratuite est l'un des chevaux de bataille du nouveau gouvernement
kenyan qui est arrivé triomphalement au pouvoir à
l'issue des élections générales du 27 décembre
2002.
Les
élèves affluent actuellement en masse dans les écoles
publiques pour s'inscrire depuis le démarrage du programme
le mois dernier.
Pour
M. Saitoti, son ministère devrait aussi étudier l'augmentation
du nombre des lycées et embaucher plus d'enseignants.
Au
Kenya, il y a quelque 170000 enseignants du primaire pour environ
5,9 millions d'élèves. Le nombre d'élèves
devrait atteindre la barre des sept millions dans le cadre de l'éducation
primaire gratuite.
Création de 15 pôles d'excellence dans les universités
africaines
Paris, France (PANA) - 09/02/2003 - Quelque quinze pôles d'excellence
en matière d'enseignement et de recherche seront installés
en 2003 dans des universités africaines, a annoncé
jeudi à Paris Jean-Dominique Assié de l'Agence universitaire
de la Francophonie (AUF).
"Chaque pôle d'excellence sera un foyer de compétences
de haut niveau scientifique qui portera sur un thème bien
précis. Un pôle d'excellence peut porter sur l'environnement,
un autre sur le droit. Il aura dans tous les cas vocation à
fédérer des compétences et à travailler
avec des équipes internationales", a déclaré
M. Assié dans un entretien avec la PANA.
Un
appel d'offres a été lancé le 10 janvier dernier
afin de sélectionner les universités africaines qui
accueilleront les pôles d'excellence dont l'activité
devrait commencer au plus tard à la rentrée universitaire
de septembre 2003.
La
répartition des pôles d'excellence s'organisera de
façon à les rendre utiles dans l'amélioration
de l'enseignement et de la recherche dans l'ensemble des sous-régions
où ils seront installés.
L'AUF
a, rappelle-t-on, annoncé un plan d'actions en faveur des
universités africaines qui prévoit, notamment, l'ouverture
des campus numériques et un appui à la formation des
enseignants-chercheurs.
L'UNESCO invite les Africains à finaliser leurs plans EPT
en 2003
Ouagadougou,
Burkina Faso (PANA) - 08/03/2003 - Le directeur général
de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a lancé à Ouagadougou
un appel aux Etats africains pour qu'ils finalisent en cette année
2003 au plus tard leurs plans nationaux d'Education pour tous (EPT).
Intervenant
à l'ouverture de la session de haut niveau, placée
sous le thème: "UNESCO et NEPAD, de la vision à
l'action" en tant que chef de file pour la mise en oeuvre du
plan d'action de Dakar, M. Matsuura a encouragé les Etats
membres de l'UNESCO à tout mettre en oeuvre pour atteindre
les objectifs de ce plan qui sont, entre autres, la scolarisation
universelle, l'alphabétisation des adultes et l'égalité
des genres.
Dans
cette perspective, il a invité tous les Etats africains à
procéder aux rééquilibrages budgétaires
préconisés par MINEDAF VIII en faveur de l'éducation.
M.
Matsuura a, par ailleurs lancé un appel à tous les
partenaires de son institution pour faire qu'aucune mise en oeuvre
de plan d'Education pour tous ne soit compromise par manque de ressources.
Il a associé à cet appel les organisations non gouvernementales
qui apportent dans ce domaine un partenariat inestimable.
Les
données de l'UNESCO indiquent que sur 40 Etats subsahariens
répertoriés, six ont de fortes chances d'atteindre
ces objectifs, 14 d'entre eux en atteindront au moins deux et 20
risquent de n'en atteindre aucun.
Pour
M. Matsuura, la première urgence à laquelle l'Afrique
est confrontée est celle de la paix et de la sécurité
humaine. "Il est urgent que la violence armée soit bannie
au profit de la culture de la paix, du dialogue, du bon voisinage
et de la solidarité sans lesquels tout espoir de voir l'Afrique
émerger sera vain", a-t-il conclu.
Le
président ghanéen John Kufuor s'est réjoui
que l'UNESCO aide l'Afrique à traduire la vision du NEPAD
en réalité. Cependant, le numéro un ghanéen
trouve qu'il faut que la paix, la sécurité, la bonne
gouvernance et l'intégration soient une réalité
avant de prétendre à un quelconque développement.
Saluant
l'UNESCO pour son engagement en faveur de la revitalisation des
écoles normales, le président burkinabé Blaise
Compaoré a souligné que l'enseignement supérieur
doit être au cur des préoccupations en matière
de formation dans la mesure où le continent a un besoin pressant
de formateurs, d'enseignants, d'ingénieurs, de médecins.
Cette
cérémonie a été l'occasion d'installer
officiellement le Comité consultatif UNESCO pour le NEPAD
dirigé par le Dr Bimbola Ogunkelu, ministre nigérian
de la Coopération et de l'Intégration africaine.
Ce
comité comprend huit personnalités africaines choisies
pour leur compétence, leur grande expérience et leur
profonde connaissance des réalités africaines.
Il
a pour mandat de procéder régulièrement à
l'analyse prospective des perspectives d'évolution de la
vie géopolitique et socioéconomique du continent et
de faire des recommandations quant à la meilleure manière
de s'y préparer.
Présidée
par le directeur général de l'UNESCO, cette rencontre
de haut niveau a vu la participation des chefs d'Etat du Burkina
Blaise Compaoré et du Ghana John Kufuor, président
en exercice de la CEDEAO, des représentants du G8, de l'Union
africaine, du NEPAD.
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