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Bulletin publié par le BREDA. Il informe mensuellement sur les activités en Afrique subsaharienne en matière de d'Education pour Tous.

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FORUM SOUS-REGIONAL EPT
UNESCO- Dakar (Sénégal), 27 - 30 mars 2002

Discours d'ouverture de M. Armoogum PARSURAMEN
Directeur du BREDA

Monsieur le Ministre de l'Education,
Chers Collègues du Système des Nations Unies
Messieurs les représentants des Organisations internationales,
des partenaires bi - et multilatéraux,
Mesdames, Messieurs les représentants des organisations gouvernementales et non gouvernementales
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Messieurs les Coordonnateurs de l'EPT,
Mesdames, Messieurs,

Au nom du Directeur général de l'UNESCO, Monsieur Koïchiro Matsuura, je vous souhaite la bienvenue au BREDA. C'est un réel plaisir que nous éprouvons ce jour à vous recevoir.

Je voudrais vous remercier donc d'avoir répondu à notre invitation et remercier tout particulièrement Monsieur Moustapha Sourang, Ministre de l'Education du Sénégal qui a bien voulu rehausser de sa présence la cérémonie d'ouverture de la présente réunion.

Monsieur le Ministre,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Après la Réunion de Paris en septembre 2001, nous voici de nouveau rassemblés à Dakar. Comme à Paris, l'Education Pour Tous sera au centre de nos discussions.

Nous échangerons sur les défis majeurs, sur les expériences acquises et sur les perspectives pour la réussite de l'Education Pour Tous dans la région Afrique.

Dans ce cadre, nous tenterons surtout de trouver les voies et moyens pour dynamiser le processus d'élaboration des plans d'action nationaux en Afrique de l'Ouest et d'assurer qu'ils seront disponibles en septembre 2002.

Ladies and gentlemen,

We all know the size of the challenge ahead of us. Twelve years have passed since the international community first conceived the vision of Education for All, but during these twelve years, few of the targets have been reached in Africa.

Enrolment will have to increase at almost three times the rates achieved in the 1990s in order to meet the 2015 target. Almost half of the additional school seats that the world requires are needed in this region.

Here, 22 countries - about half of all countries - are unlikely, unless serious action is taken, to reach the target of universal enrolment by 2015.

In 12 countries, primary enrolments have increased over the last decade but at a rate that will be insufficient to ensure that all children are in primary school by 2015.
It is quite possible that half-way through the next decade, more than 30 percent of children will never attend primary school or learn to read and write.

Furthermore, the educational challenge for Africa is being undermined by HIV/Aids epidemic. In the worst-affected countries in Africa, 10 percent of teachers are expected to die over the next five years and the number of HIV/AIDS orphans will rise to more than 20 percent of all school age children.

The disease will sharply reduce girls' school attendance in the region where significant gender disparities already exist in 75 percent of the countries.

Thus, it is through the work that you, EFA Regional Coordinators, along with our partners and other stakeholders, will accomplish in this and in subsequent meetings, as well as in your respective countries, that we can overcome the challenges that pave the road to Education For All in Africa by the year 2015.

As stressed by the Director General of UNESCO, Mr. Koichiro Matsuura, at the International Seminar on "Forward-looking Approaches and Innovative Strategies to Promote the Development of Africa in the Twenty-first Century", UNESCO, 8 November 2001: "We aim to reach our goal in the year 2015.

There is a special double significance in this year, particularly as far as African development is concerned. It is the year by which the United Nations Millennium Assembly has called for a halving of extreme poverty.

The two go together and, for UNESCO, are inextricably linked. We shall not achieve one goal without achieving the other".

In light of these words, political commitment is, both at the national and international levels, crucial in order to reach EFA goals. However, political commitment must be accompanied by tangible financial means to yield the expected results.

In the Gaitskell Lecture on February 21, 2002, UNESCO's Assistant Director-General for Education, Mr. John Daniel, asked a very pertinent question that should be constantly in our minds: "What will be the total bill for achieving Education for All"?

As he pointed out in his response, the answer will depend on the assumptions that guide our approach to education.

While Oxfam and UNICEF estimate the cost at 7 to 8 billion dollars, UNESCO and World Bank figures are in the range of 13 to 15 billion dollars. Although these figures differ by a factor or two they do give us the scale of the problem.

We all have our favourite comparisons. Meanwhile, continues Sir Daniel, "the US has just increased its defence budget by $48 billion. One third of that increase, applied year on year, would take care of Education for All. …. I also gather that the amount of money spent each year by Europeans on bottled mineral water would cover the cost of achieving Education For All".

While Education For All is a collective commitment, the responsibility of each government is primordial. Therefore, each government including African governments must ensure that adequate amount of resources from national budgets is dedicated to the education sector.

Mesdames et Messieurs,

Le premier pas vers la réalisation des objectifs de l'EPT, comme d'ailleurs nous en avons convenu à Dakar en avril 2000, consiste à planifier, de manière rigoureuse, les activités à mettre en œuvre, autrement dit, à produire un plan d'action EPT crédible.

Sans ce plan, qu'exige le Cadre d'action de Dakar, les pays ne pourront prétendre à un appui conséquent de la communauté internationale pour le développement de l'éducation.
C'est vous dire, encore une fois l'importance que l'UNESCO, les Parrains EPT, la Communauté internationale dans son ensemble attache à cet exercice.

Convaincu de l'absolue nécessité de préparer pour chaque pays un tel plan, le BREDA, en étroite coopération avec tous les acteurs de l'éducation de la Région, s'efforce depuis le Forum de Dakar, d'accompagner les Etats d'Afrique sub-saharienne dans leurs actions allant dans ce sens.

C'est précisément dans ce cadre, qu'a été organisée, en septembre 2001, la réunion des coordonnateurs EPT de l'Afrique sub-saharienne à laquelle bon nombre d'entre vous a participé.
Cette réunion a, entre autre, recommandé l'organisation d'une série de concertations régionales et sous-régionales EPT.
La présente réunion constitue une première rencontre de cette série de quatre réunions approuvées par les Ministres africains de l'éducation en octobre 2001 et programmées d'ici la fin mai 2002.

Mesdames, Messieurs,

Au cours de la présente réunion, les résultats d'une enquête sur l'état d'avancement de la préparation des plans vous seront présentés.

Diverses présentations seront effectuées sur des thèmes tels que les indicateurs de suivi EPT, les coûts et le financement de l'éducation, la prise en compte des approches genre, l'éducation à la paix, et l'éducation préventive (VIH/SIDA).

De plus, compte tenu des problèmes logistiques de communication entre les coordonnateurs et les autres partenaires de l'EPT, une plage de discussion sera consacrée à cette question pour tenter d'y trouver des solutions.

Il sera également présenté un canevas à suivre pour faciliter la préparation d'un Plan d'Action National crédible.
A cet effet, chaque Plan d'Action National EPT devra refléter autant que possible des objectifs, des résultats et des activités clairement formulés, avec des estimations financières conséquentes, afin de permettre une mobilisation ultérieure de ressources pour leur mise en oeuvre.
La communauté internationale est très sensible aux contraintes liées à la préparation des plans et s'est engagée à appuyer le relèvement des défis liées à ces contraintes.

Il convient de noter, par ailleurs, que la formulation des Plans d'Action Nationaux EPT doit tenir compte des nouvelles orientations de développement de l'Afrique telles que présentées dans les documents de l'Union Africaine, de la CEDAO, et plus récemment du NEPAD.

En outre, ces plans ne sauront être développés sans concertation au niveau local/national avec les différentes parties prenantes dans la réalisation des objectifs de l'EPT, je veux parler des enseignants, des parents, des étudiants, des autorités locales, des parlementaires, des ONGs et OSCs.

L'importance d'intégrer les Plans d'Action Nationaux dans les programmes de politiques éducatives officielles déjà en vigueur dans nos pays mérite également d'être soulignée. [Nous n'essayons pas de réinventer la roue, mais de la faire tourner de manière plus efficace].

Mesdames et Messieurs,

Je vous exhorte donc à décupler vos efforts dans les jours qui suivent afin d'apporter des solutions concrètes aux problèmes qui se posent durant le processus d'élaboration des Plans d'Action Nationaux dans vos pays respectifs.
Je vous encourage à vous inspirer des expériences d'autres pays pour mieux concevoir ces plans.
A cet égard, il me plait de rappeler l'exemple de notre pays hôte, le Sénégal, qui a complété son Plan d'Action EPT dès avril 2001, devenant ainsi le premier pays de l'Afrique à terminer cet exercice.

Mesdames et Messieurs,

Les travaux qui commence ce matin ainsi que les trois concertations à venir (Paris, 4 -5 avril, Yaoundé, 22 - 25 avril, Maputo, 13 - 16 mai), j'insiste là dessus, sont d'une importance capitale pour l'avenir de l'éducation en Afrique.
De ce point de vue, chers participants et coordonnateurs de l'EPT, nous avons une très grande responsabilité vis à vis de l'histoire et de la jeunesse africaine.

Comme je le disais tantôt, déjà en avril 2001, le Sénégal a lancé son plan d'action EPT. De votre côté, vous n'avez ménagé aucun effort pour élaborer au mieux ce travail et à maintes reprises avez témoigné de votre détermination à gagner le pari de septembre 2002. Je suis confiant que malgré les innombrables défis, inégaux d'un pays à l'autre, en décembre 2002, nous serons à même et fiers de présenter aux Ministres africains de l'éducation et à la Communauté internationale, un programme crédible devant permettre au Continent d'atteindre les objectifs d'EPT de 2015, de se sortir progressivement des griffes de l'ignorance se plaçant résolument sur la voie du développement durable.

Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,

Pour terminer, je voudrais témoigner toute ma gratitude aux représentants des organisations internationales, des partenaires techniques et financiers, des coordonnateurs de l'EPT, des ONGs, et de la Presse pour leur engagement à réaliser les objectifs du Cadre d'Action de Dakar. Je voudrais aussi remercier les autorités sénégalaises, qui après avoir abrité le Forum de Dakar, n'ont cessé de soutenir les actions de suivi de cette conférence.

Je vous souhaite des travaux fructueux et vous remercie pour votre aimable attention.

 



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