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EDUCATION
POUR TOUS
Deuxième anniversaire du forum de Dakar
QUEL BILAN D'ETAPE ?
Le
gouvernement du Sénégal, en coopération avec
la Banque Mondiale, l'UNICEF, lePNUD, le FNUAP et l'UNESCO, commémore
le deuxième anniversaire du Forum mondial sur l'éducation
pour tous qui s'est tenu à Dakar en avril 2000.
L'objectif
de cette initiative est de sensibiliser l'opinion publique, de mobiliser
les différents acteurs à plus d'engagement dans le
processus l'EPT. Les partenaires principaux de l'EPT (UNICEF, PNUD,
Banque Mondial, FNUAP et l'UNESCO) et des bailleurs ont eu tour
à tour l'opportunité de féliciter l'Etat sénégalais
pour avoir élaboré dans les meilleurs délais
son plan d'action national, de réaffirmer leur engagement
puis d'inviter toute l'assistance (société civile,
ONGs, collectivité locale, journalistes, parents d'élèves
et étudiants) à se mobiliser davantage pour relever
le défis de l'Education Pour Tous (EPT).
Le
progrès réalisé au cours de ces deux années
écoulées ne semble pas être satisfaisant, comme
l'a constaté un partenaire de l'EPT lors de la cérémonie
d'ouverture.
En
effet la première étape vers la réalisation
des objectifs de l'EPT comme convenu à Dakar en avril 2000
consiste à planifier, avant septembre 2002, de manière
rigoureuse et crédible, les activités à mettre
en uvre. Vingt-quatre mois après, sur 46 pays de la
région Afrique, seuls le Sénégal et le Cameroun
ont fini leurs plans d'action nationale et attendent de mettre en
uvre. L'Angola et la Guinée ont produit leurs premiers
drafts en attendant la validation. Quand au protocole d'accord (MOU)
qui matérialise plus concrètement l'engagement des
gouvernements et des Parrains EPT, seulement six pays sur le 46
peuvent se venter de l'avoir signé.
D'une
manière générale, les principales raisons qui
expliquent cette situation de léthargie se résument
en:
- la
timidité de la majeure partie des partenaires techniques
et financiers à appuyer le processus,
- le
manque d'engagement de la part de nos gouvernement et
- la
faible capacité institutionnelle au niveau national.
Il
faut souligner que la contribution des sociétés civiles,
ONGs et collectivités locales reste déficitaire dans
ce processus. Ces derniers justifient la faiblesse de leurs apports
non seulement par le manque d'information sur le processus, le besoin
de formation des acteurs à bien mener cette tâche mais
aussi du fait de leur isolement dans la prise des décisions.
Le
rôle de l'UNESCO dans la stratégie globale de mobiliser
tous les acteurs tous les partenaires et tous les gouvernements,
d'assurer la coordination entre les partenaires de l'EPT et de maintenir
la dynamique de leur coopération devra prendre d'avantage
cette dimension et développer des stratégies à
l'endroit de ces organisations de base.
Il
faut cependant reconnaître que des étapes importantes
ont été franchies, malgré les immenses difficultés.
L'analyse chronologique de l'état d'avancement des PAN-EPT
le montre assez bien.
Les
obstacles ne sont tout de même pas insurmontables si tant
le partenariat prônédevenait une réalité.
Les pays qui disposent aujourd'hui d'un Plan d'action national sont
ceux dont les gouvernements se sont vraiment engagés dans
le processus, conscients des défis qui menacent le continent
africain sur le plan politique, économique et social (80%
des ressources du PDEF proviennent du budget national alloué
à l'Education).
C'est
le lieu de féliciter le Sénégal, le Cameroun
et tous les pays qui déploient des efforts importants pour
l'aboutissement des objectifs de l'EPT. L'exercice n'est pas facile,
il mérite beaucoup de mobilisation, d'engagement des acteurs
et l'appuis des partenaires au développement. Seul un partenariat
accru et renforcé permettra de faire des objectifs de l'EPT,
une réalité.

La
célébration de cet anniversaire est considérée
par ses initiateurs comme un moyen de "continuer d'entretenir
la dynamique de mobilisation autour d'objectifs à la réalisation
desquels la communauté internationale a apporté et
continue d'apporter un large soutien".
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