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Bulletin publié par le BREDA. Il informe mensuellement sur les activités en Afrique subsaharienne en matière de d'Education pour Tous.

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FORUM SOUS-REGIONAL EPT
UNESCO/Gouvernement du CAMEROUN
Yaoundé (Cameroun), du 22 au 25 avril 2002

Discours de
Monsieur Armoogum Parsuramen, Directeur du BREDA

Excellence Monsieur le Ministre de l'Enseignement Supérieur,
Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellence Messieurs les Ambassadeurs,
Madame le Coordonnateur du système des Nations Unies au Cameroun,
Chers Collègues Représentants des agences du Système des Nations Unies Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale de l'UNESCO pour le Cameroun,
Messieurs les Secrétaires Généraux des Commissions Nationales de l'UNESCO,
Chers Collègues spécialistes de l'éducation,
Messieurs les représentants des Organisations internationales,
des partenaires bi - et multilatéraux,
Mesdames, Messieurs les représentants des organisations gouvernementales et non gouvernementales,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Mesdames, Messieurs les Coordonnateurs de l'EPT,
Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi tout d'abord de transmettre les hommages du Directeur Général de l'UNESCO Monsieur Koïchiro MATSUURA, à Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République Unie du Cameroun pour sa vision et son leadership éclairés et pour avoir accepté d'abriter la tenue de ce Forum sous-régional de l'Education pour Tous en terre camerounaise, organisé pour l'Afrique Centrale et de l'Est. C'est également ici le lieu le saluer les autorités Camerounaises pour les progrès remarquables accomplis dans le processus EPT.

Excellence Mesdames, Messieurs,

C'est avec un immense plaisir que je m'adresse, au nom du Directeur général de l'UNESCO, Monsieur Koïchiro MATSUURA, à vous tous qui, sans relâche militez et oeuvrez pour le développement de l'Education en Afrique.

Cette réunion du Forum sous-régional sur l'EPT se tient au moment où nous célébrons le deuxième anniversaire du Forum de Dakar. Il cadre parfaitement avec l'événement dans la mesure où il permettra de faire le bilan depuis le Forum et d'en tirer les conséquences. Cette réunion complète les actions en cours en matière d'EPT cette semaine dans nombre de pays de la région et dans le monde.

Excellence Monsieur le Ministre,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs les participants,

Le Cadre d'action issu du Forum de Dakar nous engage à élaborer des plans d'action nationaux comme première étape devant aboutir à l'atteinte des objectifs EPT de 2015. Pour l'Afrique, nous avons convenu de finaliser ces plans d'ici septembre 2002 car ils serviront essentiellement de base à la réunion des Ministres africains de l'éducation, MINEDAF VIII prévue à Maurice en décembre 2002, une rencontre qui sera l'occasion de mobiliser les partenaires au développement en faveur des programmes contenus dans les plans.

Face au risque de ne pas pouvoir disposer de l'ensemble des plans EPT pour l'Afrique sub-saharienne à l'échéance voulue, les Ministres de l'éducation réunis à Paris en octobre 2001, ont adopté l'organisation des forums régionaux et sous-régionaux proposés par les coordonnateurs EPT. Le présent forum est l'une des trois rencontres conçues pour donner une impulsion aux équipes nationales afin d'accélérer le rythme des travaux et assurer le respect du délai.

Au cours de cette réunion comme pendant celle qui l'a précédée à Dakar du 25 au 30 mars 2002 et de la prochaine à Maputo du 13 au 16 mai, nous ferons le point sur l'état d'avancement de la préparation des plans d'action nationaux EPT, nous identifierons les contraintes majeures et proposerons des solutions susceptibles de faire aboutir le processus dans les délais requis.

A ce propos, nous apprécions hautement les efforts déployés par l'Angola pour finaliser son plan d'action national EPT et par le Cameroun et le Tchad pour faire aboutir les premières versions de leurs plans en attendant les phases prochaines de validation.

Au cours de cette réunion, les Plans d'action nationaux EPT du Cameroun et du Tchad seront présentés et permettront aux participants de tirer des leçons des expériences de ces pays en termes de démarches et de difficultés rencontrées.

Les questions purement techniques, les problèmes liés à l'organisation du travail, les problèmes de communication entre les coordonnateurs et les partenaires, le volet mobilisation des partenaires, de financements et autres points liés à l'élaboration des plans d'action seront largement débattus.

Revenant à la célébration du second anniversaire du Forum de Dakar, je voudrais porter à votre connaissance que l'Institut statistique de l'UNESCO vient de publier pour l'occasion, un rapport régional " Afrique sub-saharienne ".

Ladies and Gentlemen,

The reports finds that pre-primary education is extremely limited in the region, involving only one child in ten, or only some four million children. Although the situation varies greatly from one country to another, Eastern and Southern Africa accounts for 2,5 million of these children, compared to 1.5 million in Central and Western Africa. At this level, existing institutions are largely private, catering for "more than eight children out of every ten enrolled (in pre-primary education)."

According to the report, only 60 percent of primary school-age children were actually enrolled throughout the region in the survey years, although the situation differed greatly between countries. In Niger, for example, only 26 percent of primary-age children were in school, compared to 93 percent in Mauritius. Primary education is clearly the priority for most of the countries of sub-Saharan Africa, yet access remains a major problem.

Based on these figures, the report estimates that some 38-million primary school-age children were out-of-school in sub-Saharan Africa in 1998, about 60 percent of them in the countries of Central and Western Africa.

Data also indicate a "relatively high" level of repetition in the region, with an average of 17 percent of pupils repeating a year.

Data also show that far more boys than girls are enrolled especially in secondary schools. The exceptions are Botswana, Lesotho and Namibia where girls outnumber boys.

Teachers throughout the region are generally poorly trained.

Total spending on education ranges from one percent of GDP in Sierra Leone to ten percent or more in Zimbabwe (10.1) and Lesotho (13.2).

Poverty, HIV-AIDS, war and civil conflicts and high population growth are major hurdles for all governments and populations throughout the region, where one person in three is of primary or secondary school age, as compared to only one in five in Latin America and Asia and one in six in OECD countries.

The report also points out that "a sustained and substantial increase in GDP growth rates would seem to be an important precondition for improving access to education."

Excellence Monsieur le Ministre,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs les participants,

Le rapport nous rappelle, encore une fois, que les défis en matière d'éducation notamment en EPT sont considérables et que l'engagement des Etats est un des éléments fondamentaux pour sortir le continent de cette situation déplorable.

A cet égard, je voudrais spécialement rendre hommage à son Excellence Monsieur Joseph OWONA, Ministre de l'Education nationale du Cameroun pour son engagement et son implication personnels dans la préparation du plan d'action EPT du Cameroun.

Ces gestes d'engagement renouvelés de nos partenaires notamment les partenaires gouvernementaux nous encouragent. Ils nourrissent notre espoir que malgré les innombrables défis qui assaillent le Continent, l'avènement au 21e siècle d'une Afrique éclairée, ayant remporté sa lutte pour la libération de l'esprit ; une Afrique prospère, progressant au même rythme que le reste du monde approche chaque jour davantage.

Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique émanant des Chefs d'Etat africains eux-mêmes qui acquiert l'adhésion des experts et séduit les investisseurs privés d'ici et d'ailleurs, mérite d'être mentionné comme une initiative majeure porteuse d'espoir. Les objectifs majeurs de développement notamment ceux d'EPT y figurent en bonne place. J'invite les coordonnateurs EPT à en tenir compte et à s'en inspirer en tant que vision.

Cette nouvelle Afrique que nous appelons de tous nos vœux émergera de nos engagements collectifs certes mais de l'ampleur des efforts que nous consentirons tous ensemble pour des actions concrètes.

Le BREDA, en étroite collaboration avec les Bureaux UNESCO Afrique, les spécialistes de l'éducation dont certains sont parmi nous et que je salue au passage, et les parrains EPT, continueront à vous appuyer, à contribuer à la mobilisation d'autres partenaires.

Dans ce cadre, nous avons initié depuis quelques temps l'utilisation des protocoles d'accord comme instrument de mobilisation des partenaires autour de l'élaboration des plans d'action EPT. Ces accords permettent une claire définition des besoins et la mobilisation des appuis techniques et financiers nécessaires. Certains pays sont passés par cette voie qui a prouvé son efficacité. J'encourage les autres à emprunter aussi ce chemin.

Le FAPED (Forum des parlementaires pour l'éducation), initié à Dakar par 9 pays dont le Cameroun et qui sera créé en marge de MINEDAF VIII à Maurice, est une nouvelle initiative visant à mieux impliquer les parlementaires, représentants du peuple, dans le plaidoyer en faveur de l'EPT auprès des Gouvernements et des communautés. Cette structure sera également à votre disposition pour mener ensemble le plaidoyer notamment celui crucial de l'accroissement des ressources allouées à l'EPT.

Sur le plan régional, je me félicite que le partenariat pour l'EPT s'élargit de jour en jour. Outre l'accord qui lie les Parrains EPT (UNESCO, UNICEF, Banque mondiale, PNUD et FNUAP), d'autres accords ont été signés qui rallient de manière formelle d'autres institutions au mouvement EPT en Afrique. L'accord avec l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie du 30 mars à Chantilly concerne 20 pays francophones d'Afrique. Un autre accord sera signé dans les jours qui viennent avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Toujours en matière de financement, l'UNESCO et la Banque mondiale estiment, comme vous le savez, entre 13 à 15 milliards de dollars, les fonds nécessaires pour l'atteinte des objectifs de l'EPT à l'horizon 2015. Sans minimiser les efforts que peuvent consentir les Etats à travers l'accroissement des parts allouées à l'éducation dans le budget national, la Communauté internationale s'est engagée à assurer que les efforts des pays disposant " de plans crédibles ne soient contrariés par le manque de ressources ". Dans ce cadre, elle intensifie son plaidoyer en faveur de l'accroissement de l'aide aux pays pauvres. A ce sujet, le mois dernier à Monterrey, le Vice-Président pour l'Afrique de la Banque mondiale, s'exprimait dans ces termes, je cite, " Many African Governments are already putting in place policies that will boost growth, strengthen governance, and more effectively deliver social services. They are keeping their side of the global bargain. … They now need rich countries to deliver speedily on theirs. " fin de citation.

Le Groupe de Haut niveau sur l'EPT qui se réunira à Abuja en novembre 2002 concentre également sa réflexion et ses efforts sur ce volet d'importance capitale.

Excellence Monsieur le Ministre,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs les participants,

La finalisation d'ici septembre 2002, des plans EPT pour notre Région donnera la mesure réelle de notre engagement en faveur de l'EPT et conditionnera la mise en œuvre des programmes dans ce domaine. Je vous souhaite donc plein succès dans vos travaux qui de ce point de vue seront déterminants.
Je profite de l'occasion pour rendre un hommage particulier au Système des Nations Unies au Cameroun et à son Coordonnateur Madame Patricia de MOWBRAY pour l'appui décisif apporté pour la préparation du plan d'action EPT du Cameroun.

Je voudrais également remercier mon collègue et ami, Monsieur Tidiane Cheikh SY, Représentant de l'UNESCO à Yaoundé, mon collègue Paul Mpayimana, spécialiste de l'éducation du bureau ainsi que toute l'équipe qui se sont dépensés sans compter pour assurer que la présente réunion se tiennent dans les meilleures conditions.

Je ne saurais terminer mes propos sans réitérer mes remerciements aux autorités du Cameroun, le peuple camerounais pour son hospitalité légendaire : Le Cameroun c'est le Cameroun.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

 

 


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