|
Semaine
de l'Education pour Tous
6 - 13 avril 2003
Tous pour l'éducation
des filles !
|
"
LA CONFERENCE DE PRESSE DES ENFANTS"
|
Scénario
Profil de quatre filles courageuses

La petite Amy Thiam à droite
(13ans), obligé de travailler pour aider sa maman au
village. Son visage d'ange affiche une folle envie d'aller
à l'école.
|
le
mardi 8 avril à l'auditorium Mamba Guirassy du Conseil
économique et social, que les enfants ont pu fait
entendre leurs voix, à travers les témoignages
de quatre jeunes filles. Amy Thiam,
Bobo Fall, Khady Seydi et Fatoumata
Konta ont accepté de raconter aux journalistes
les épreuves qu'elles ont traversées -décès
des parents, manque de moyens, mariage forcé- sous
l'aile de leurs deux marraines, Coumba Gawlo Seck et Suzanne
Kamara, et du représentant du Ministère de
l'éducation, Mbaye Ndoumbé Gueye.
|
Scénario
1
- L'animatrice, Selly Wane de Radio Guneyi, a introduit la
conférence en exposant le programme. Elle a également
rappellé le programme de la semaine, succinctement puisque
le programme a déjà été donné
à l'occasion du briefing pour la presse. Enfin, elle présente
les filles, Khady, Amy, Bobo, Fatoumata, puis les deux marraines,
Coumba Gawlo Seck et Suzanne Kamara.
2
- La première marraine, Coumba Gawlo Seck, a expliqué
son parrainage, justifié sa présence ici en parlant
de son expérience scolaire et de son passé difficile
pour parvenir à la reconnaissance. Elle a ainsi montré
son soutien aux filles qui sont venues témoigner, leur
a donné son appui dans cette expérience qu'elles
ont partagée, et les a aidé ainsi à prendre
la parole. La première jeune fille est alors introduite
: Khady Seydi. Puis vont témoigner
chacune leur tour Amy Thiam, Bobo
Fall et Fatoumata Konta.
3
- L'animatrice a repris la parole pour présenter la
seconde marraine.
4 - Suzanne Camara a clos cette série de témoignages
en soulignant l'intérêt qu'ils suscitent, qu'elles
sont les réalités qu'ils rappellent, et a beaucoup
insisté sur les différents appels qui ont été
lancé (plus grande flexibilité du gouvernement,
importance des bourses, etc.)
5
- Enfin, l'animatrice a présenté le représentant
du Ministère de l'éducatioN
6
- Le représentant du Ministère de l'Education
Nationale a rappelé quelques faits marquants de l'éducation
des filles en Afrique, a réaffirmé l'engagement
pris par le Ministère dans la parité filles/garçon.
Il a ainsi lancé un appel motivé à la mobilisation
de tous pour cette même cause : l'éducation des filles.
7 - Les questions des journalistes ont alors pu commencer,
que ce soit pour les filles, le représentant du ministère
ou pour les marraines.
Profil
de Quatre Filles Courageuses
Khady
a perdu son père étant jeune, manque donc de moyens,
elle est la seule fille de sa famille et est obligée de concilier
les tâches ménagères et l'école. N'arrivant
pas à étudier à la maison, elle doit rester
à l'école pour travailler l'après-midi. Khady
qui fait partie des meilleures de sa classe ne sait pas si elle
pourra continuer les études par faute de moyens.
Amy est une petite fille de treize ans
qui vit avec sa soeur aînée, qui s'occupe d'elle. Elle
a perdu son père. Elle est domestique la journée pour
6000 Fr CFA par mois. Le soir, elle prend des cours d'alphabétisation
dans une institution, pour apprendre à lire, écrire
et compter. Malgré tout son travail, elle continue d'y aller
tous les soirs, et dit elle-même que si elle avait eu le choix,
elle serait allée à l'école dès l'âge
de 6 ans. Elle parle wolof, un traducteur, qui la connaît
et travaille avec elle à
l'institution, lui servait d'interprète.
Bobo est aussi la seule fille de sa famille.
Tous les jours, elle doit se lever à cinq heures du matin
pour faire le ménage, avant d'aller à l'école.
Après les cours, de retour à la maison elle reprend
à nouveau le travil domestique. De 93 à 97, elle a
du arrêter l'école parce qu'elle n'arrivait pas à
tout faire. Mais en 97, elle décide de reprendre, parce qu'elle
comprend l'importance de l'école. Le proviseur au début
refuse parce qu'elle trop âgée, mais elle finit par
y arriver grâce à des parents et amis à qui
elle a demandé de l'aide. Elle réclame une plus grande
flexibilité de la législation : pour une simple question
d'âge, elle aurait pu se voir refuser l'accès à
l'école.
Fatoumata
a 20 ans et vit maintenant en France. Elle est née en Casamance
et est partie tôt avec ses parents en France. En terminal,
elle est partie en vacances au Sénégal. Son père
l'y a rejointe, et l'a privée de son passeport pour l'empêcher
de rentrer : elle sortait alors avec un français, contre
la volonté de son père. A quatre mois du bac, elle
ne peut plus retourner en France et ne peut assister aux épreuves.
Mais ses professeurs, ses amis, font appels aux médias, l'affaire
fait du bruit et le gouvernement s'en mêle : elle est autorisée
à repasser son Bac en septembre, et l'obtient. Depuis, elle
est boursière de l'état, s'est coupée de sa
famille et est la présidente d'une association (AFEF) pour
l'émancipation des femmes.
|