 |
| Haches
polies (patrimoine de l’IFAN). |
L’Ile de Gorée fut fréquentée
par l’homme dès le Néolithique. Dans la presqu’île
du Cap Vert, deux industries néolithiques sont distinguées
: l’une dite du Cap Manuel avec un outillage en basalte,
et l'autre dite microlithique dunaire avec un outillage
en silex aux poteries caractéristiques. Sur l’Ile
de Gorée, des outils en basalte et en silex avec
une poterie assimilable à celle du Néolithique
ont été recueillis d’où une proximité
culturelle voire chronologique.
Un amas coquillier remontant à l'âge du fer
fut mis au jour au cours de fouilles effectuées à
la base de la batterie sise au fond de l’anse. Une moitié
supérieure d’un squelette humain fut dégagée
(la moitié inférieure avait été
tronçonnée lors du creusement des fondations
de la batterie). Ce squelette était entouré
de nombreuses coquilles de patelles (mollusque de rochers
à coquille conique) parfois brûlées,
d'os de mammifères et de nombreuses vertèbres
de poisson. Une datation par C14 a donné un âge
le situant au VIIème siècle de notre ère.
Lorsque les Portugais débarquent sur l’île,
ils trouvèrent de nombreuses chèvres, qui
ne pouvaient avoir été introduites que par
l’homme ; l’île n’était donc pas vierge de
toute occupation.
Les Européens
à Gorée
Les Portugais furent les premiers Européens à
débarquer à Gorée. Il est généralement
admis que ce fut Dinis Dias qui, le premier, atteignit l’île
en 1444.
Les Portugais qui s’établissaient sur la Petite côte
ne ressortissaient plus des autorités de leur pays
d’origine. Ils dépendaient des souverains locaux,
qui les autorisaient à faire du commerce.
Diego de Azambuja, chargé par Joäo II du Portugal
d’édifier St-Jorge da Mina, le premier des établissements
fortifiés européens à la côte
de Guinée arriva devant Gorée. Nous étions
à la veille de Noël 1481. De Azambuja fit construire
une chapelle en pierres sèches couverte de paille
où fut célébrée la nativité.
Par la suite, beaucoup de chrétiens décédés
à la petite côte furent inhumés autour
de cette chapelle.
Ainsi construite, la chapelle ne pouvait qu’être éphémère
: toutefois elle tenait encore quand Vasco de Gama se rendit
à Gorée en mars 1502, et y entendit la messe.
Avant et après lui Améric Vespuce (1501),
Pedro Alvarez Cabral, Tristan da Cunha et Afôso d’albuquerque
(1506) visitèrent également la chapelle.
Aujourd’hui, on ne sait plus, où elle se dressait,
mais c’était probablement près de la plage.
|