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Les Néerlandais ne fréquentèrent que
tardivement la côte de Guinée avec Barent Erichoz
qui effectua sa première navigation en 1593, après
les Portugais, les Français et les Anglais.
Jusqu’en 1621, date de la création de la compagnie
des Indes occidentales, de nombreux armements néerlandais
furent effectués sur la côte africaine mais
par des armateurs privés. Des commis étaient
établis sur la côte notamment à Portudal
et à Joal. Au cours de cette période les armements
négriers étaient exceptionnels et les Néerlandais
considéraient même avec mépris les Portugais
qui s’y livraient.
A l’époque, Gorée était fréquentée
par des marins néerlandais, anglais et français
qui y assemblaient les barques qu’ils amenaient en «fagots»
dans leurs cales. Cette pratique était si connue
que J. le Maire, (le découvreur du Cap Horn) désigne
l’Ile, à son passage en 1615, du nom de l’Ile
aux chaloupes.
Gorée doit son nom aux Néerlandais, qui l’appelaient
Goe Ree (bonne rade).
Selon O. Dapper (1668), l'île avait été
«offerte» à la compagnie par Biram, roi
du Cap vert.
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| Le plan de l'île
de Gorée. Labat, Paris, gravure 1728. Centro
Studi Archelogia, Milan, Italie. Cliché les Anneaux
de la Mémoire. |
En 1663, l’Ile fut prise par l’anglais Robert Holmes, mais
l’amiral de Ruyter, le plus célèbre des marins
néerlandais, la reprit l’année suivante. La
compagnie resta ensuite en possession de l'île jusqu'en
novembre 1677, avant que Gorée soit prise par l’Amiral
français d’Estrées.
Pendant les cinquante ans (1627-1677) durant lesquels ils
occupèrent Gorée et certains comptoirs de
la Petite côte, les Hollandais ne firent qu’un nombre
peu élevé d’esclaves. Ils se ravitaillaient
en captifs plus bas sur la côte. A Gorée, ils
se livrèrent avant tout au commerce des peaux.
Après leur éviction par d’Estrées,
les Hollandais tentèrent de revenir commercer. Mais
les Français, à la politique nettement plus
monopoliste que la leur, les en empêchèrent.
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