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Premier atelier technique AFRIMAB pour les pays francophones
28/09 au 02/10 à Dakar

Rapport final
Thème 2 - Coopération et mise en place de réserves de biosphère transfrontières

Dans son exposé introductif du document de travail n°2, la représentante du Secrétariat a rappelé l'objectif I.2 de la Stratégie de Séville "encourager la création de réserves de biosphère transfrontières comme moyen de conservation des organismes, des écosystèmes et des ressources génétiques qui chevauchent les frontières nationales", et la Déclaration de Yaoundé (mars 1999) relative à la création de réserves transfrontières. Elle a aussi rappelé le rôle des réserves de biosphère transfrontières comme plate-forme de gestion des zones sensibles, et rappelé l'importance qu'y attache l'UNESCO, en particulier dans le contexte de l'Année internationale de la culture de la paix en 2000. Elle a mis en évidence l'importance des réserves de biosphère transfrontières pour répondre à l'approche par écosystème ou par zone biogéographique recommandée en particulier par la CBD. Elle a ensuite souligné les difficultés à savoir : - l'application du zonage de part et d'autre des frontières ; - les inégalités de moyens matériels et humains ; - les inadéquations en matière réglementaire, et le développement de systèmes de communication. Pour répondre à ces difficultés, il est souhaitable de procéder par étapes et de mettre en place tout d'abord des coopérations au niveau technique avant de finaliser la coopération au niveau politique.

Plusieurs présentations d'expériences de coopérations transfrontalières ont été faites, concernant:

  • Le complexe écologique Niokolo-Badiar (Sénégal-Guinée);
  • Le complexe du W (Bénin, Burkina Faso, Niger)
  • Le Parc national du Diawling et la perspective d'une Réserve de biosphère du bas delta du Fleuve Sénégal (Mauritanie, Sénégal)
  • Le parc national (envisagé comme réserve de biosphère) du Kahuzi-Biega en République démocratique du Congo;
  • Les aires protégées transfrontières en Afrique centrale, présentées par le Cameroun.

Au cours de ces présentations et des discussions qui ont suivi, les principales questions mentionnées ci-dessous ont été soulevées.

Il est souhaitable de viser à l'harmonisation des statuts des zones de part et d'autre de la frontière, en particulier en ce qui concerne le statut de réserve de biosphère qui a des implications sur la gestion du site, en matière de zonage, notamment.

La mise en place des réserves de biosphère transfrontières doit suivre un processus s'appuyant d'abord sur une coopération technique, des objectifs concrets définis en commun et qui est finalisé par une coopération au niveau politique. Elle implique également une mise en concordance des réglementations applicables de part et d'autre de la frontière ainsi qu'un effort pour équilibrer les moyens disponibles par toutes les parties.

Les Etats concernés doivent se mettre d'accord sur ces moyens et assurer la transparence en matière de financements disponibles.

Les réserves de biosphère transfrontières permettent une meilleure stratégie de conservation, grâce à une approche bio-régionale ou par écosystème, une meilleure gestion des ressources et la mise en place d'infrastructures en commun. Elles doivent également impliquer la société civile, ONGs, groupes d'intérêts et communautés locales.

Enfin, les réserves de biosphère transfrontières constituent un moyen privilégié d'accès aux ressources financières des bailleurs de fonds pour la gestion des ressources naturelles.

L'implication des organisations d'intégration régionale et le rôle positif qu'elles peuvent jouer dans le processus de mise en place des réserves de biosphère transfrontières a été souligné. A cet effet, le représentant de l'UEMOA a apporté des précisions sur le rôle que son organisation a joué dans la mise en œuvre de la coopération entre les trois pays concernés dans la Région du W.

Les participants ont pris note des coopérations existantes et souhaité la mise en place de réserves de biosphère transfrontières dans les sites et entre les pays suivants:

  • Sénégal/ Guinée (Niokolo Koba/Badiar)
  • Bénin/Burkina Faso/Niger (Région du W)
  • Burkina Faso/Mali (GEPRENAF/Sahel) (Projet de Gestion Participative des Ressources Naturelles et de la Faune)
  • Cameroun/Gabon/Congo (Dja, Ngoila, Mintom) et Cameroun/Congo/RCA (Lac Lobeké, Sanga et Nouabalé, Ndoki)
  • Guinée/Côte d'Ivoire/Liberia (Mont Nimba )
  • Côte d'Ivoire/Burkina Faso (Comoé)
  • Côte d'Ivoire/Burkina Faso (Comoé-Diefoula-Logomiéqué)
  • Bénin/Togo (Pendjari- Keran)
  • Mali/Guinée (Bassin du Fouta Djalon)
  • Mauritanie/Sénégal (Diawling/Djoudj)
  • République Démocratique du Congo/Rwanda (Virunga/Volcans)
  • République Démocratique du Congo/Ouganda (Virunga/Rwenzori/Bwindi Forests)
  • Sénégal/Mauritanie (Delta du Fleuve Sénégal)
  • Sénégal/Gambie (Delta du Saloum - Parc national et Site de Ramsar de Niumi)
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