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Rapport
final
Thème 2 - Coopération
et mise en place de réserves de biosphère transfrontières
Dans
son exposé introductif du document de travail n°2, la représentante
du Secrétariat a rappelé l'objectif I.2 de la Stratégie de Séville
"encourager la création de réserves de biosphère transfrontières
comme moyen de conservation des organismes, des écosystèmes et des
ressources génétiques qui chevauchent les frontières nationales",
et la Déclaration de Yaoundé (mars 1999) relative à la création
de réserves transfrontières. Elle a aussi rappelé le rôle des réserves
de biosphère transfrontières comme plate-forme de gestion des zones
sensibles, et rappelé l'importance qu'y attache l'UNESCO, en particulier
dans le contexte de l'Année internationale de la culture de la paix
en 2000. Elle a mis en évidence l'importance des réserves de biosphère
transfrontières pour répondre à l'approche par écosystème ou par
zone biogéographique recommandée en particulier par la CBD. Elle
a ensuite souligné les difficultés à savoir : - l'application du
zonage de part et d'autre des frontières ; - les inégalités de moyens
matériels et humains ; - les inadéquations en matière réglementaire,
et le développement de systèmes de communication. Pour répondre
à ces difficultés, il est souhaitable de procéder par étapes et
de mettre en place tout d'abord des coopérations au niveau technique
avant de finaliser la coopération au niveau politique.
Plusieurs
présentations d'expériences de coopérations transfrontalières ont
été faites, concernant:
- Le
complexe écologique Niokolo-Badiar (Sénégal-Guinée);
- Le
complexe du W (Bénin, Burkina Faso, Niger)
- Le
Parc national du Diawling et la perspective d'une Réserve de biosphère
du bas delta du Fleuve Sénégal (Mauritanie, Sénégal)
- Le
parc national (envisagé comme réserve de biosphère) du Kahuzi-Biega
en République démocratique du Congo;
- Les
aires protégées transfrontières en Afrique centrale, présentées
par le Cameroun.
Au
cours de ces présentations et des discussions qui ont suivi, les
principales questions mentionnées ci-dessous ont été soulevées.
Il
est souhaitable de viser à l'harmonisation des statuts des zones
de part et d'autre de la frontière, en particulier en ce qui concerne
le statut de réserve de biosphère qui a des implications sur la
gestion du site, en matière de zonage, notamment.
La
mise en place des réserves de biosphère transfrontières doit suivre
un processus s'appuyant d'abord sur une coopération technique, des
objectifs concrets définis en commun et qui est finalisé par une
coopération au niveau politique. Elle implique également une mise
en concordance des réglementations applicables de part et d'autre
de la frontière ainsi qu'un effort pour équilibrer les moyens disponibles
par toutes les parties.
Les
Etats concernés doivent se mettre d'accord sur ces moyens et assurer
la transparence en matière de financements disponibles.
Les
réserves de biosphère transfrontières permettent une meilleure stratégie
de conservation, grâce à une approche bio-régionale ou par écosystème,
une meilleure gestion des ressources et la mise en place d'infrastructures
en commun. Elles doivent également impliquer la société civile,
ONGs, groupes d'intérêts et communautés locales.
Enfin,
les réserves de biosphère transfrontières constituent un moyen privilégié
d'accès aux ressources financières des bailleurs de fonds pour la
gestion des ressources naturelles.
L'implication
des organisations d'intégration régionale et le rôle positif qu'elles
peuvent jouer dans le processus de mise en place des réserves de
biosphère transfrontières a été souligné. A cet effet, le représentant
de l'UEMOA a apporté des précisions sur le rôle que son organisation
a joué dans la mise en œuvre de la coopération entre les trois pays
concernés dans la Région du W.
Les
participants ont pris note des coopérations existantes et souhaité
la mise en place de réserves de biosphère transfrontières dans les
sites et entre les pays suivants:
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