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Rapport
final
Thème
3 - Recherche, formation et éducation dans les réserves de biosphère
Le
représentant du Secrétariat a présenté le document de travail n°3
en rappelant tout d'abord que le programme MAB a été conçu comme
un programme international de recherche et de formation, avec pour
objectif premier le développement des connaissances scientifiques
concernant la gestion rationnelle des ressources naturelles, la
conservation de la biodiversité et la formation des spécialistes
dans ces domaines. Le Secrétariat a insisté sur la " fonction logistique
" des réserves de biosphère et l'objectif III de la Stratégie de
Séville qui recommande "d'utiliser les réserves de biosphère pour
la recherche, l'éducation et la formation" et comporte quatre sous-objectifs
:
- améliorer
les connaissances sur les interactions entre l'Homme et la biosphère;
- améliorer
les activités de surveillance continue;
- améliorer
l'éducation, la sensibilisation du public et sa participation;
- améliorer
la formation des spécialistes et des gestionnaires.
Il
a également rappelé les orientations dégagées par le Conseil International
de Coordination du MAB à sa 15e session (1998), et en particulier
la nécessité de renforcer les liens de collaboration du MAB avec
d'autres programmes de recherche de l'UNESCO comme DIVERSITAS et
" Initiative Peuples et Plantes " de WWF-UNESCO-Kew Gardens. Il
a souligné l'importance de parvenir à une meilleure coordination
de la recherche et à une implication des principaux partenaires
et organismes de recherche. En matière de formation, il a présenté
quelques-uns des projets menés à bien ou en cours dans la région,
tels que le FAPIS, le BRAAF, le Programme de bourses pour jeunes
scientifiques du MAB, et l'ERAIFT qui a démarré en avril 1999. Dans
le domaine de l'éducation, le secrétariat a rappelé que l'UNESCO
peut aider à la production de matériel pédagogique et a cité des
exemples concernant la réalisation de plusieurs CD-Rom, des vidéos
et les affichettes sur la biodiversité en questions.
Les
participants à l'atelier ont ensuite suivi les présentations suivantes:
- Le
Réseau africain d'ethnobotanique qui, entre autres missions, se
propose d'établir et de mettre à jour un répertoire des ethnobotanistes
et les informations sur les recherches et projets en cours;
- La
coopération entre le Programme MAB et la Convention sur la Diversité
Biologique : cas de l'Afrique de l'Ouest ;
- Information,
éducation et communication: l'expérience sénégalaise;
- L'état
de la recherche sur la conservation de la biodiversité au Burundi;
projet de Jardin botanique, avec le soutien de l'UNESCO, du CRDI
(Centre de recherche sur le Développement International) et de
l'Université du Burundi ;
- L'utilisation
du Système d'Information Géographique (SIG): l'expérience béninoise.
Il a été montré comment la cartographie permet, entre autres,
de connaître le potentiel en matière de végétation, d'identifier
les défrichements illicites dans les aires protégées et de détecter
les pistes de braconnage;
- Le
Conseil scientifique et technique en Côte d'Ivoire: une nouvelle
approche de la coordination de la recherche.
Dans
les discussions qui ont suivi, les participants ont insisté sur
la nécessité pour les programmes de recherche scientifique menés
au sein des réserves de biosphère de répondre à des besoins en matière
de gestion. Pour répondre à cet objectif, la mise en place d'un
cadre de concertation entre les gestionnaires et les scientifiques
est recommandée, ainsi que la mobilisation d'équipes de chercheurs
interdisciplinaires.
En
outre, une meilleure évaluation des acquis de la recherche scientifique
est nécessaire, ainsi que la constitution de banques de données
afin de faciliter les échanges entre les différents partenaires
et de réduire la duplication dans l'exécution des opérations de
recherche.
L'intérêt
de mettre en place dans les réserves de biosphère un dispositif
de suivi- évaluation afin de réajuster régulièrement les résultats
de la recherche a également été mentionné.
Les
liens entre les différents réseaux de chercheurs devraient être
renforcés, notamment Bionet, Wafrinet, le réseau africain d'ethnobotanique
ainsi que les liaisons assurées entre le Centre pilote régional
de la biodiversité africaine au Bénin et le projet de Jardin botanique
au Burundi.
En
matière de formation, il a été demandé d'inclure dans le cursus
de l'ERAIFT des séminaires et stages sur le terrain en particulier
dans les réserves de biosphère afin de servir d'illustrations aux
enseignements et d'augmenter le nombre de bourses pour jeunes chercheurs
du MAB.
Enfin,
la sensibilisation du public revêt une importance capitale, en particulier
grâce aux médias, notamment aux radios locales.
En
vue de répondre à la nécessité de former des générations nouvelles
de jeunes décideurs capables de mieux appréhender les interrelations
qui existent entre l'écologie, l'économie, les sciences sociales
et les technologies alternatives, les participants ont noté l'intérêt
de mettre en œuvre la recommandation 13 de la Conférence de Dakar
de 1996 sur l'AfriMAB concernant la création d'un Réseau africain
d'Ecotechnie. La Réserve intégrale de Lamto en Côte d'Ivoire et
le Centre d'Etudes et de Recherche en Environnement de l'Université
de Conakry en Guinée ont été proposés dans un premier temps comme
bases scientifiques pouvant bénéficier des Chaires UNESCO-Cousteau
d'Ecotechnie créées dans le cadre d'UNITWIN.
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