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BREDA Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique
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Premier atelier technique AFRIMAB pour les pays francophones
28/09 au 02/10 à Dakar

Rapport final
Thème 3 - Recherche, formation et éducation dans les réserves de biosphère

Le représentant du Secrétariat a présenté le document de travail n°3 en rappelant tout d'abord que le programme MAB a été conçu comme un programme international de recherche et de formation, avec pour objectif premier le développement des connaissances scientifiques concernant la gestion rationnelle des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité et la formation des spécialistes dans ces domaines. Le Secrétariat a insisté sur la " fonction logistique " des réserves de biosphère et l'objectif III de la Stratégie de Séville qui recommande "d'utiliser les réserves de biosphère pour la recherche, l'éducation et la formation" et comporte quatre sous-objectifs :

  • améliorer les connaissances sur les interactions entre l'Homme et la biosphère;
  • améliorer les activités de surveillance continue;
  • améliorer l'éducation, la sensibilisation du public et sa participation;
  • améliorer la formation des spécialistes et des gestionnaires.

Il a également rappelé les orientations dégagées par le Conseil International de Coordination du MAB à sa 15e session (1998), et en particulier la nécessité de renforcer les liens de collaboration du MAB avec d'autres programmes de recherche de l'UNESCO comme DIVERSITAS et " Initiative Peuples et Plantes " de WWF-UNESCO-Kew Gardens. Il a souligné l'importance de parvenir à une meilleure coordination de la recherche et à une implication des principaux partenaires et organismes de recherche. En matière de formation, il a présenté quelques-uns des projets menés à bien ou en cours dans la région, tels que le FAPIS, le BRAAF, le Programme de bourses pour jeunes scientifiques du MAB, et l'ERAIFT qui a démarré en avril 1999. Dans le domaine de l'éducation, le secrétariat a rappelé que l'UNESCO peut aider à la production de matériel pédagogique et a cité des exemples concernant la réalisation de plusieurs CD-Rom, des vidéos et les affichettes sur la biodiversité en questions.

Les participants à l'atelier ont ensuite suivi les présentations suivantes:

  • Le Réseau africain d'ethnobotanique qui, entre autres missions, se propose d'établir et de mettre à jour un répertoire des ethnobotanistes et les informations sur les recherches et projets en cours;
  • La coopération entre le Programme MAB et la Convention sur la Diversité Biologique : cas de l'Afrique de l'Ouest ;
  • Information, éducation et communication: l'expérience sénégalaise;
  • L'état de la recherche sur la conservation de la biodiversité au Burundi; projet de Jardin botanique, avec le soutien de l'UNESCO, du CRDI (Centre de recherche sur le Développement International) et de l'Université du Burundi ;
  • L'utilisation du Système d'Information Géographique (SIG): l'expérience béninoise. Il a été montré comment la cartographie permet, entre autres, de connaître le potentiel en matière de végétation, d'identifier les défrichements illicites dans les aires protégées et de détecter les pistes de braconnage;
  • Le Conseil scientifique et technique en Côte d'Ivoire: une nouvelle approche de la coordination de la recherche.

Dans les discussions qui ont suivi, les participants ont insisté sur la nécessité pour les programmes de recherche scientifique menés au sein des réserves de biosphère de répondre à des besoins en matière de gestion. Pour répondre à cet objectif, la mise en place d'un cadre de concertation entre les gestionnaires et les scientifiques est recommandée, ainsi que la mobilisation d'équipes de chercheurs interdisciplinaires.

En outre, une meilleure évaluation des acquis de la recherche scientifique est nécessaire, ainsi que la constitution de banques de données afin de faciliter les échanges entre les différents partenaires et de réduire la duplication dans l'exécution des opérations de recherche.

L'intérêt de mettre en place dans les réserves de biosphère un dispositif de suivi- évaluation afin de réajuster régulièrement les résultats de la recherche a également été mentionné.

Les liens entre les différents réseaux de chercheurs devraient être renforcés, notamment Bionet, Wafrinet, le réseau africain d'ethnobotanique ainsi que les liaisons assurées entre le Centre pilote régional de la biodiversité africaine au Bénin et le projet de Jardin botanique au Burundi.

En matière de formation, il a été demandé d'inclure dans le cursus de l'ERAIFT des séminaires et stages sur le terrain en particulier dans les réserves de biosphère afin de servir d'illustrations aux enseignements et d'augmenter le nombre de bourses pour jeunes chercheurs du MAB.

Enfin, la sensibilisation du public revêt une importance capitale, en particulier grâce aux médias, notamment aux radios locales.

En vue de répondre à la nécessité de former des générations nouvelles de jeunes décideurs capables de mieux appréhender les interrelations qui existent entre l'écologie, l'économie, les sciences sociales et les technologies alternatives, les participants ont noté l'intérêt de mettre en œuvre la recommandation 13 de la Conférence de Dakar de 1996 sur l'AfriMAB concernant la création d'un Réseau africain d'Ecotechnie. La Réserve intégrale de Lamto en Côte d'Ivoire et le Centre d'Etudes et de Recherche en Environnement de l'Université de Conakry en Guinée ont été proposés dans un premier temps comme bases scientifiques pouvant bénéficier des Chaires UNESCO-Cousteau d'Ecotechnie créées dans le cadre d'UNITWIN.

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