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BREDA Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique
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Sciences exactes et naturelles

Premier atelier technique AFRIMAB pour les pays francophones
28/09 au 02/10 à Dakar

Rapport final
Thème 4 - Recherche, formation et éducation dans les réserves de biosphère

Ce thème a été ouvert par une présentation du secrétariat sur le fonctionnement des différents réseaux du MAB, à savoir :

  • EuroMAB
  • ArabMAB
  • Le Réseau de réserves de biosphère de l'Asie de l'Est (EABRN) et le tout récent Réseau de réserves de biosphère de l'Asie du Sud-Est (SeaBRnet)
  • Le Réseau latino-américain de réserves de biosphère (dans le cadre du CYTED) et le Réseau Ibero- Mab.

En décrivant brièvement le fonctionnement et les domaines d'activités de chacun de ces réseaux, il a insisté sur la souplesse de leurs structures. Les réunions des réseaux sont organisées à tour de rôle par les pays participants, souvent avec un appui du Programme de participation de l'UNESCO, et la plupart des participants se prennent en charge eux-mêmes. La plupart des réseaux ont mis en place des sites Internet et communiquent par ce biais. Certains réseaux se sont dotés d'un statut mais la plupart n'en ont pas. Le Secrétariat est assuré soit par le bureau régional de l'UNESCO, soit sur une base rotative par le pays hôte de la réunion. Des programmes communs sur des thèmes ciblés sont élaborés et des visites sur le terrain, dans une réserve de biosphère du pays hôte de la réunion, permettent de discuter concrètement des thèmes qui ont été retenus.

Le modérateur du thème 4, membre du Comité de suivi d'AfriMAB, a ensuite fait une présentation du Réseau AfriMAB et rappelé les objectifs et les structures dont il s'est doté en 1996, lors de la Conférence de Dakar. Lors de la discussion sur ce sujet, les participants ont noté que certaines des recommandations avaient reçu une mise en œuvre, par exemple celles relatives à l'ERAIFT, au BRAAF ou CENPREBAF, mais ont déploré le faible niveau d'activités imputable principalement à l'absence d'un programme précis pour AfriMAB.

Les participants ont rappelé qu'un réseau était avant tout constitué d'hommes et de femmes décidés à partager un programme d'activités commun. Ils ont donc préconisé une approche concrète pour AfriMAB, avec des échéances ( 2000-2001) et s'appuyant sur les principes suivants:

  • responsabilisation des participants
  • mobilisation des ressources financières et des opportunités locales
  • maintien de la permanence des échanges.

Il a été décidé de mettre en place, selon ces principes, des groupes de travail axés sur quatre thèmes suivants :

  • Cadre institutionnel législatif et réglementaire
  • Participation des partenaires et des acteurs sociaux et partage des bénéfices
  • Recherche scientifique et renforcement des capacités
  • Les réserves de biosphère transfrontières

Ces groupes de travail, avec un responsable pour chaque thème, procéderont de façon très souple, en utilisant les liaisons par courrier électronique, et en recherchant des partenaires compétents dans chacun des domaines. Les termes de référence des quatre groupes sont joints en annexe, ainsi que les responsables des groupes.

Les participants à l'Atelier ont également souhaité mettre à la disposition des pays anglophones d'Afrique, qui doivent se réunir l'an prochain, les résultats de leurs discussions.

Pour ce qui est de la structure et du fonctionnement du Réseau AfriMAB, l'expérience de ces groupes de travail ainsi que les futures discussions de l'atelier technique des pays anglophones, devraient permettre d'affiner les recommandations de la Conférence de Dakar de 1996. Le Réseau devrait, en tout état de cause, tendre vers une autonomie de fonctionnement. Dans le court terme, le Secrétariat peut en être assuré par les bureaux régionaux de l'UNESCO de Dakar et de Nairobi et au niveau international sous la coordination du Secrétariat du MAB à Paris.

En ce qui concerne les financements, plusieurs pistes ont été dégagées. Le coordonnateur du programme de micro financements du PNUD/FEM au Sénégal a rappelé qu'il existait trois niveaux de financements du FEM (macro, taille moyenne et micro) et insisté sur les opportunités offertes par son programme et par les projets de taille moyenne (moins d'1 million de dollars) du FEM, pour lesquels des activités d'AfriMAB, notamment la mise en place de réserves de biosphère transfrontières, devraient être éligibles. Par ailleurs, les participants ont demandé que soient poursuivis les efforts déjà entrepris pour obtenir un financement du FEM pour le projet régional sur les réserves de biosphère en zones arides et semi-arides qui intéresse plusieurs pays de la région. Les possibilités offertes par le Fonds pour la Convention sur les changements climatiques devraient également être explorées. Enfin, pour assurer un niveau minimum de ressources pour le fonctionnement du Réseau AfriMAB, l'éventualité de cotisations des membres a été évoquée.

De façon plus générale, la recherche de synergies avec les grandes organisations intergouvernementales ou non-gouvernementales travaillant dans le domaine de la diversité biologique (UICN, WWF, FEM, Conservation International, Wetlands International) a été fortement recommandée. A cet égard, les moyens de renforcer les liens avec la Convention sur la diversité biologique et de valoriser le rôle des réserves de biosphère comme outil privilégié de sa mise en œuvre, ont fait l'objet de nombreuses discussions. Pour atteindre ce but, plusieurs actions sont nécessaires à différents niveaux:

Les Comités MAB et les responsables de réserves de biosphère devraient prendre l'attache des points focaux nationaux chargés de l'application de la Convention dans leur pays;

Les rédacteurs des stratégies nationales pour la diversité biologique définies en application de la Convention devraient veiller à valoriser le rôle des réserves de biosphère;

Les délégations nationales des pays d'AfriMAB aux réunions du SBSTTA et aux COP de la Convention devraient veiller à ce que leurs réserves de biosphère soient prises en compte dans les recommandations concernant l'application de la Convention;

L'UNESCO devrait poursuivre ses efforts de coordination avec le Secrétariat de la Convention.

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