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Rapport
final
Thème
4 - Recherche, formation et éducation dans les réserves de biosphère
Ce
thème a été ouvert par une présentation du secrétariat sur le fonctionnement
des différents réseaux du MAB, à savoir :
- EuroMAB
- ArabMAB
- Le
Réseau de réserves de biosphère de l'Asie de l'Est (EABRN) et
le tout récent Réseau de réserves de biosphère de l'Asie du Sud-Est
(SeaBRnet)
- Le
Réseau latino-américain de réserves de biosphère (dans le cadre
du CYTED) et le Réseau Ibero- Mab.
En
décrivant brièvement le fonctionnement et les domaines d'activités
de chacun de ces réseaux, il a insisté sur la souplesse de leurs
structures. Les réunions des réseaux sont organisées à tour de rôle
par les pays participants, souvent avec un appui du Programme de
participation de l'UNESCO, et la plupart des participants se prennent
en charge eux-mêmes. La plupart des réseaux ont mis en place des
sites Internet et communiquent par ce biais. Certains réseaux se
sont dotés d'un statut mais la plupart n'en ont pas. Le Secrétariat
est assuré soit par le bureau régional de l'UNESCO, soit sur une
base rotative par le pays hôte de la réunion. Des programmes communs
sur des thèmes ciblés sont élaborés et des visites sur le terrain,
dans une réserve de biosphère du pays hôte de la réunion, permettent
de discuter concrètement des thèmes qui ont été retenus.
Le
modérateur du thème 4, membre du Comité de suivi d'AfriMAB, a ensuite
fait une présentation du Réseau AfriMAB et rappelé les objectifs
et les structures dont il s'est doté en 1996, lors de la Conférence
de Dakar. Lors de la discussion sur ce sujet, les participants ont
noté que certaines des recommandations avaient reçu une mise en
œuvre, par exemple celles relatives à l'ERAIFT, au BRAAF ou CENPREBAF,
mais ont déploré le faible niveau d'activités imputable principalement
à l'absence d'un programme précis pour AfriMAB.
Les
participants ont rappelé qu'un réseau était avant tout constitué
d'hommes et de femmes décidés à partager un programme d'activités
commun. Ils ont donc préconisé une approche concrète pour AfriMAB,
avec des échéances ( 2000-2001) et s'appuyant sur les principes
suivants:
- responsabilisation
des participants
- mobilisation
des ressources financières et des opportunités locales
- maintien
de la permanence des échanges.
Il
a été décidé de mettre en place, selon ces principes, des groupes
de travail axés sur quatre thèmes suivants :
- Cadre
institutionnel législatif et réglementaire
- Participation
des partenaires et des acteurs sociaux et partage des bénéfices
- Recherche
scientifique et renforcement des capacités
- Les
réserves de biosphère transfrontières
Ces
groupes de travail, avec un responsable pour chaque thème, procéderont
de façon très souple, en utilisant les liaisons par courrier électronique,
et en recherchant des partenaires compétents dans chacun des domaines.
Les termes de référence des quatre groupes sont joints en annexe,
ainsi que les responsables des groupes.
Les
participants à l'Atelier ont également souhaité mettre à la disposition
des pays anglophones d'Afrique, qui doivent se réunir l'an prochain,
les résultats de leurs discussions.
Pour
ce qui est de la structure et du fonctionnement du Réseau AfriMAB,
l'expérience de ces groupes de travail ainsi que les futures discussions
de l'atelier technique des pays anglophones, devraient permettre
d'affiner les recommandations de la Conférence de Dakar de 1996.
Le Réseau devrait, en tout état de cause, tendre vers une autonomie
de fonctionnement. Dans le court terme, le Secrétariat peut en être
assuré par les bureaux régionaux de l'UNESCO de Dakar et de Nairobi
et au niveau international sous la coordination du Secrétariat du
MAB à Paris.
En
ce qui concerne les financements, plusieurs pistes ont été dégagées.
Le coordonnateur du programme de micro financements du PNUD/FEM
au Sénégal a rappelé qu'il existait trois niveaux de financements
du FEM (macro, taille moyenne et micro) et insisté sur les opportunités
offertes par son programme et par les projets de taille moyenne
(moins d'1 million de dollars) du FEM, pour lesquels des activités
d'AfriMAB, notamment la mise en place de réserves de biosphère transfrontières,
devraient être éligibles. Par ailleurs, les participants ont demandé
que soient poursuivis les efforts déjà entrepris pour obtenir un
financement du FEM pour le projet régional sur les réserves de biosphère
en zones arides et semi-arides qui intéresse plusieurs pays de la
région. Les possibilités offertes par le Fonds pour la Convention
sur les changements climatiques devraient également être explorées.
Enfin, pour assurer un niveau minimum de ressources pour le fonctionnement
du Réseau AfriMAB, l'éventualité de cotisations des membres a été
évoquée.
De
façon plus générale, la recherche de synergies avec les grandes
organisations intergouvernementales ou non-gouvernementales travaillant
dans le domaine de la diversité biologique (UICN, WWF, FEM, Conservation
International, Wetlands International) a été fortement recommandée.
A cet égard, les moyens de renforcer les liens avec la Convention
sur la diversité biologique et de valoriser le rôle des réserves
de biosphère comme outil privilégié de sa mise en œuvre, ont fait
l'objet de nombreuses discussions. Pour atteindre ce but, plusieurs
actions sont nécessaires à différents niveaux:
Les
Comités MAB et les responsables de réserves de biosphère devraient
prendre l'attache des points focaux nationaux chargés de l'application
de la Convention dans leur pays;
Les
rédacteurs des stratégies nationales pour la diversité biologique
définies en application de la Convention devraient veiller à valoriser
le rôle des réserves de biosphère;
Les
délégations nationales des pays d'AfriMAB aux réunions du SBSTTA
et aux COP de la Convention devraient veiller à ce que leurs réserves
de biosphère soient prises en compte dans les recommandations concernant
l'application de la Convention;
L'UNESCO
devrait poursuivre ses efforts de coordination avec le Secrétariat
de la Convention.
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