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| Un Centre d'Interprétation pour la région de Joal - Fadiouth | ||||||||
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Un Centre d'Interprétation pour la région de Joal - Fadiouth Bref historique du projet L'UICN et la FIBA interviennent dans la région de Joal Fadiouth depuis 1999, à l'origine dans le cadre d'un projet de conservation des tortues marines. Le port de pêche de Joal, premier centre de débarquement de la pêche artisanale au Sénégal, est un des lieux où la viande de tortue était le plus couramment commercialisée, en partie à destination des populations de l'île de Fadiouth qui consommaient la chair de ces espèces de façon traditionnelle. Une des principales activités du projet consistait à sensibiliser les communautés concernées, notamment au travers d'émissions radiophoniques élaborées par la radio locale " la côtière ". Parmi les autres activités figurait la recherche d'alternatives économiques, essentiellement dans le domaine du tourisme. Le travail de sensibilisation a été fructueux, au point que tout commerce (au moins le commerce visible) de viande de tortue a disparu sur l'île de Fadiouth. Le partenariat avec " la côtière " s'est étendu à d'autres domaines, en particulier à la valorisation des patrimoines culturels et naturels de la région. C'est ainsi que des enquêtes ont été menées auprès de personnes susceptibles de fournir des témoignages sur les différents aspects de l'histoire très originale de Fadiouth, sur les ressources naturelles et leurs modes d'exploitation, sur la flore et la faune etc. Outre leur diffusion sur les ondes locales, ces témoignages ont été repris sous forme de fiches destinées à être utilisées à plusieurs niveaux, dans le cadre de : - l'élaboration d'un
guide pour les visiteurs Un potentiel touristique à valoriser et développer L'île de Fadiouth se situe au contact de la petite côte et du delta du Saloum. La petite côte est la principale destination touristique du Sénégal et dispose de plusieurs milliers de lits répartis dans des campements sur le littoral. Si la clientèle recherche avant tout les plaisirs de la plage et du soleil, elle semble de plus en plus intéressée par la découverte de la richesse culturelle et naturelle sénégalaise. L'une des destinations les plus intéressantes à cet égard est l'île de Fadiouth. Le village a été construit sur d'anciens tumulus de coquillages, des arches Anadara senilis ou " pagnes " tels que les appellent les habitants du Saloum, utilisés au cours des siècles pour ensevelir les morts. L'île s'est développée par poldérisation progressive à base de pagnes, au point d'abriter aujourd'hui près de XXXX personnes. Une petite île proche, couverte de baobabs fait office de cimetière, à la fois catholique et musulman. D'anciens greniers à mil sur pilotis, aujourd'hui conservés pour agrémenter les visites touristiques, complètent cet ensemble insulaire. Les îles sont reliées au continent et entre elles par deux pontons en bois d'une architecture particulièrement esthétique. Les pagnes, encore exploités par les femmes à des fins de commercialisation, sont omniprésents : à la surface du sol, dans la construction des maisons, sur les tombes, dans les bijoux (où ils sont symboles de fertilité) et l'artisanat et, bien sûr, dans l'alimentation. L'exploitation de ce coquillage et d'autres espèces de mollusques, rencontre néanmoins des problèmes provoqués sans doute par une pression excessive sur la ressource et, peut-être, par une baisse de la qualité des eaux. L'ensemble du site tant par ses populations accueillantes et qui, sur le plan religieux, donnent un exemple de tolérance particulièrement salutaire, que par son histoire, ses paysages, sa faune (en particulier les oiseaux d'eau abondants dans la mangrove environnante) constitue un pôle d'attraction touristique qui accueille aujourd'hui près de 23 000 visiteurs chaque année. Ces derniers sont accompagnés sur le site par des guides à pied ou en pirogue, fournissant ainsi une opportunité d'emploi très recherchée. But du projet Le but du projet est de développer la qualité de l'accueil touristique, aussi bien au profit des communautés locales que des visiteurs. La construction d'un centre d'interprétation ou éco-musée permettra d'offrir aux visiteurs une documentation de meilleure qualité sur le patrimoine de Fadiouth et rendra ainsi les visites plus intéressantes, intelligentes et respectueuses de l'environnement humain et naturel. Le contact entre les 2 " populations " sera plus riche et imprégnera plus en profondeur les visiteurs de la richesse culturelle locale, de la réalité et des contraintes du développement, de la fragilité de l'environnement, donnant ainsi plus de substance aux liens de solidarité susceptibles de se créer dans ce genre de circonstances. Le Centre constituera à cet égard un lieu d'information qui permettra de sensibiliser un grand nombre de personnes. Parallèlement, le centre d'interprétation de Fadiouth constituera une valeur ajoutée au " produit " touristique, d'autant qu'il s'accompagnera d'un processus de formation des guides. Les retombées économiques seront ainsi plus importantes, grâce notamment aux droits de visite, et l'on peut espérer à terme une progression sensible du nombre de visiteurs. La population de Fadiouth ayant été associée au projet dès son début, on peut imaginer que le Centre d'interprétation représentera un motif de fierté supplémentaire susceptible de contribuer à la conservation et la vitalité de son patrimoine. Le Centre constituera par ailleurs un lieu de rencontre pour les populations locales destiné à l'organisation de débats, projections, formations etc. Activités à réaliser A partir de janvier 2003 et durant une période de 2 années, les activités suivantes seront réalisées : - compilation des
informations recueillies sous forme d'enquêtes ou de documentation scientifique
; Une personne ressource issue de Fadiouth, M. Paul N'diaye, sera chargée de coordonner le dossier au cours des différentes étapes et d'en informer régulièrement les parties prenantes, sur la base d'un mi-temps. Ce projet établira des connections " naturelles " avec des initiatives semblables ou complémentaires dans le cadre du ¨Programme Régional de Conservation de la Zone Côtière et Marine en Afrique de l'Ouest- PRCM et en particulier la Maison de l'Environnement et de la Culture Bijago (Archipel des Bijagos), l'éco-musée du Parc national du Banc d'Arguin, le projet " Femmes et Coquillages du Saloum et des Bijagos ". (
Pour plus d'informations, prendre contact avec
l'Unité des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau de l'UNESCO
à Dakar. |
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