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| Programme écotourisme de la RBDS au Sénégal | ||||||||
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Configuration générale de la RBDS La Réserve de Biosphère du Delta du Saloum (RBDS) est située sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest, au centre ouest du Sénégal, à la frontière gambienne. Elle est localisée entre 13º35 et 14º15 de Latitude Nord et 16º03 et 16º50 de Longitude Ouest. Elle couvre une superficie de 334 000 hectares. Elle se caractérise par la présence de trois principaux milieux écologiques : un domaine continental riche en forêts et limité dans sa partie basse par la mangrove et les tannes ; un domaine amphibie composé de trois grands groupes d'îles bordés par un réseau dense de chenaux entourés de mangroves ; et un domaine maritime. Ces trois milieux ont des fonctions relativement différentes et sont fortement dépendants du point de vue de leur fonctionnement, leur dynamique et leur évolution. Le domaine continental est l'habitat principal de la grande et moyenne faune sauvage, il est la principale source trophique (eau et constituants organiques et minérales) des cours d'eau estuariens et de son écosystème mangrove. C'est aussi la zone la plus dégradée de la RBDS, plus de 80% de la superficie est défrichée, l'avancée de la langue salée et des tanns et, la dégradation de la mangrove est très remarquable à ce niveau. L'érosion hydrique drainant une forte proportion de particules sableuses est une menace à long terme pour les écosystèmes vasière-mangrove d'une part, et les galeries forestières d'autre part. Le domaine amphibie qui constitue l'estuaire et est le milieu principal de reproduction, de nourrissage et de repos des espèces halieutiques et les oiseaux d'eau. Cette richesse est maintenue grâce aux nombreuses vasières, chenaux ou bolons bordés de mangrove. Les îles et îlots inhabités constituant les derniers refuges de la grande et moyenne faune sauvage. Le domaine maritime renferme une série d'îlots, de banc de sable et d'importants herbiers. C'est la principale zone de reproduction des oiseaux, les Laridea en particulier. L'île aux oiseaux étant le principal site. Grâce à son herbier, il est le domaine maritime de nourrissage de tortues marines, de crevettes et lieu de convergences de plusieurs espèces halieutiques. Quoique zone de haute importance conservation, il est le premier site de pêche de la RBDS. Le Climat Le climat se caractérise par des régimes thermiques et hydriques de type tropical subissant la double influence de la pluviométrie et des effets océaniques en particulier dans les marges maritimes de l'estuaire. Les températures moyennes annuelles se maintiennent autour de 26-31° C. Les normales pluviométriques accusent une nette régression passant de 800-950 mm en 1931-59 à 600-750 mm pour la normale 1960-1989, soit une baisse comprise entre 18% et 24%. Cette baisse de pluviosité est l'un des principaux facteurs de dégradation du paysage de la RBDS et de la perte de biodiversité. La végétation Trois types de biotopes sont à distinguer au niveau de la RBDS : L'écosystème mangrove le long des chenaux dans le domaine amphibie. Les trois principales espèces qui composent cet écosystème sont Rhizphora racemosa, Rhizophora mangle et Avicennia africana. Cet écosystème est le trait de paysage le plus dominant de la RBDS. La mangrove est très dégradée en amont du cours d'eau Saloum et relativement bien conservée dans la zone du delta. Le second biotope est une savane arbustive à arborée, dominée par quelques espèces ligneuses d'affinité soudanienne. Les galeries forestières avec une canopée plus dense et une composition floristique d'affinité guinéenne. Au total 188 espèces ligneuses (9% des espèces végétales ligneuses et herbacées du Sénégal) regroupées dans 50 familles (30% des familles des plantes supérieures du Sénégal) ont été identifié au niveau de ces deux derniers biotopes. La grande et moyenne faune sauvage le Parc National du Delta du Saloum (PNDS) présente la plus importante figure en matière de biodiversité. la Forêt classée de Sangako abrite la population la plus septentrionale de Colobes bais. Les îles non habitées abritant souvent les espèces menacées comme l'île Léba, l'Ile aux Hyènes, l'Ile Yassa, l'Ile Toubacouta, sont parmi les sites de protection des animaux sauvages. Depuis un certain temps, tous ces habitats subissent une forte dégradation et nécessitent des mesures urgentes pour la conservation de la biodiversité. Les espèces particulièrement menacées sont : le Sitatunga, le Cobe des roseaux , le Céphalophe de Grimm et le Céphalophe à flancs roux pour les antilopes et le Colobe bai d'Afrique occidentale. Cette dernière (Colobe bai) est classée "en danger d'extinction " par l'UICN sur l'ensemble de son aire de répartition en Afrique, et ne survivant pas en captivité, est l'espèce la plus dépendante de la conservation de son habitat (arbres guinéens). Les oiseaux d'eau Un total de 122 000 oiseaux d'eau répartie en 95 espèces a été dénombré. Les Limicoles constituaient 65% des oiseaux comptés, les Larideae 27% et les Ardeideae 3,5%. Les espèces les plus abondantes sont le bécasseau cocorli (16%), le bécasseau minute (14%), le géoland brun (11%), le géoland railleur (7%), le gravelot (7%), l'huîtrier pie (3,8%) et l'avocette (3,5%). La RBDS reçoit plus de 1% de la population du total mondial de 21 espèces oiseaux d'eau et à ce titre remplit largement les critères de zone humide d'importance internationale. Par ailleurs, elle est considérée comme le premier site mondial de reproduction de sternes. Répartition des oiseaux par groupe Les ressources halieutiques Cent quatorze (114) espèces de poissons appartenant à cinquante-deux (52) familles ont été répertoriées dans l'estuaire du Sine Saloum. Il s'agit essentiellement de formes estuariennes d'origine marine et marine estuarienne. Les invertébrés marins (mollusques et crustacés) sont représentés par des espèces de grande importance économique, essentiellement destinées à l'exportation. Les mollusques comprennent près de 40 familles et une centaine d'espèces de bivalves, de gastéropodes et de céphalopodes. Les crustacés sont constitués d'une cinquantaine d'espèces de homards, de langoustes, de crevettes, de crabes et de stomatopodes. Parmi les cent quatorze espèces de poissons répertoriées dans l'estuaire du Sine-Saloum, trente-six (36) s'y reproduisent régulièrement et huit (8) autres exceptionnellement. Quatorze espèces (dont les huit qui se reproduisent de façon exceptionnelle) effectuent leur maturation sexuelle dans l'estuaire et vont se reproduire en mer. Au total donc, cinquante espèces (44% ) au moins se reproduisent ou commencent leur maturation sexuelle dans l'estuaire (voir volume 1). Comme beaucoup d'estuaires à travers le monde, l'estuaire du Saloum joue le rôle de nurseries pour plusieurs espèces côtières dont certaines ont une très grande importance halieutique au Sénégal. Concernant les espèces en danger, les études n'ont pas encore confirmé des espèces menacées de disparition. Toutefois, une attention particulière devrait être portée sur certaines espèces d'origine marine qui sont fortement exploitées par les pêcheries en mer. Ces espèces sont représentées pour l'essentiel par les sardinelles, les ethmaloses, les mérous, les barracudas et les requins. L'augmentation de l'effort de pêche lié à l'accroissement de la population de pêcheurs et à l'intensité de pêche peut constituer à terme une menace pour les ressources en présence et par conséquent, cela nécessitera des mesures d'accompagnement. Les ressources archéologiques Sur le plan des richesses archéologiques, les fouilles effectuées par DESCAMPS et al. (1977) font état de 96 sites d'amas coquilliers recensés. Actuellement, l'inventaire comprend 218 amas dans les îles du Saloum dont 28 (12,8%) sont porteurs de tumulus. Malgré leur importance au plan archéologique, les amas connaissent des problèmes de conservation du fait de leur exploitation intensive en carrières par les populations riveraines. Les coquillages font partie des matériaux utilisés dans la construction des routes et des bâtiments. Les activités socio-économiques dans la RBDS L'économie de la zone est caractérisée par des activités liées essentiellement aux ressources naturelles. Il s'agit de l'agriculture, la pêche, l'élevage, la cueillette de produits forestiers, le tourisme, l'exploitation du sel et l'extraction du sel et des coquillages. La prédominance de certaines activités est fonction de l'ethnie et du genre. Depuis l'indépendance, on note une intensification des productions. Ainsi, durant les années 1960 et 1970, le programme agricole a facilité le défrichement de toutes les terres du domaine continental non classé. Le parc piroguier motorisé est estimé entre 500 et 1200 pirogues suivant les années alors qu'il était inexistant à l'indépendance. La description faite ci-dessus de la RBDS constitue l'état de référence que le plan d'action tentera de maintenir et d'améliorer selon les cas et situations présentes. L'importance de la biodiversité et des activités humaines implique pour ce plan d'action d'inclure cette double dimension. Ceci est réalisé grâce à un zonage qui définit les fonctions et attribution de chaque site conformément aux principes d'une réserve de Biosphère : aire centrale, zone tampon et zone de transition suivant le niveaux d'anthropisation. LE ZONAGE DE LA RBDS En se fondant sur la stratégie de Séville, et sur les études biophysiques et socio-économiques menées dans le delta du Saloum, un zonage a été adopté d'une manière participative. Conformément à la stratégie de Séville et suivant l'intensité des activités humaines et la nécesité de conservation, 3 principales zones ont été identifiées, il s'agit d'une aire centrale, d'une zone tampon de zone de transition et une zone périphérique. Pour ces zones de transitions et tampon, des aires des noyaux de conservation seront identifiés d'une manière participative. Une aire centrale ou aires prioritaires pour la conservation de la nature. Il s'agit d'espaces stratégiques essentiels pour la conservation biologique, le contrôle d'écosystèmes à faible turbulence, la recherche non destructive et d'autres activités à faible impact (telles que l'éducation et l'écotourisme). Pour la RBDS, cette aire englobe : le parc National du delta du Saloum avec comme sites constitutifs les îles Djinack et Léba ; les îles de l'océan et Sangomar ; l'embouchure du Diomboss y compris Fadiong ; Poutak et Gouk et la forêt de Fathala. L'importance des formations forestières de Léba et Fathala pour la survie des espèces menacées (Sitatunga, Colobes bais) a été largement démontrée. Par ailleurs, l'ensemble des îles (îlots de l'océan, îles aux oiseaux, Sangomar ...) constituent des sites importants pour l'avifaune. Enfin, les nombreux bolons (Bandiala, Bakadadji) constituent des sites de reproduction et de nourrisserie pour la faune aquatique. Cette zone centrale fera l'objet de mesures de conservation particulières
Une zone tampon : aire de développement durable soumise à des restrictions quant à l'ampleur et aux types d'activités. Cette zone est utilisée pour des activités de coopération compatibles avec les principes écologiques dont l'éducation environnementale, la récréation et la recherche fondamentale et appliquée. Au niveau de la RBDS, les îles Bétenty (y compris le Bandiala et les passes de Fambine et Ndar), connues pour leur richesse spécifique en habitat et biomasse et qui se distinguent par l'importance de la diversité de la végétation (avec la présence de peuplements de Prosopis africana, de Lophira lanceolata ) et de la grande faune (mammifères dont des singes, des guibs, cobes des roseaux) constituent la zone tampon. A noter que les passes de Fambine et Ndar très riches en ressources halieutiques constituent pour la zone un important site de reproduction d'Ardeidés. Sur le plan archéologique, 33 amas coquilliers dont 7 porteurs de tumulus sont relevés sur les rives du Bandiala et de ses affluents (1977). Les principaux problèmes à résoudre sont : la destruction de la végétation naturelle due aux défrichements abusifs et les feux de brousse. Une zone de transition : aire offrant le plus grand potentiel de développement durable. Cette zone de coopération peut se prêter à une variété d'activités agricoles, à des campements et à d'autres fins, et dans laquelle les communautés locales, les ONG, les GIE, les groupements culturels et d'autres bailleurs de fonds travaillent ensemble pour la gestion et le développement de la zone. Les îles Gandoul (y compris le Saloum), les îles Mar au Nord, les vasières de Fimela-Palmarin et Joal à l'ouest, les tannes de Fayil-Faoye au nord et l'interface estuaire-continent, de l'Est de Foundiougne à Missira constituent pour la RBDS la zone de transition. L'aire de transition au niveau de la RBDS est caractérisée par l'importance des parcs arborés (à Detarium senegalense et à Neocarya macrophylla. Syn. Parinari macrophylla), la présence de rôneraies et de mangrove, l'existence d'un certain nombre de vasières, et d'amas coquilliers. Des sites de reproduction de la tortue verte sont rencontrés (Palmarin, Fandion). La zone de transition est également marquée par l'importance du peuplement humain avec la présence d'importants villages. Les activités agricoles, la pêche, le tourisme de découverte y sont développées. En fonction de l'importance de ces activités humaines, trois sous-zones sont distinguées : une zone faiblement anthropisée, constituée par les îles du Saloum ; une zone moyennement anthropisée correspondant au domaine fluvio- marin compris entre Palmarin, Faoye et Fayil et une zone forte anthropisée qui comprend la façade continentale de l'estuaire allant de Foundiougne à Missira. Les contraintes majeures qui pèsent sur cette zone sont liées à la salinisation des terres, au manque d'eau douce, au passage fréquent de feux de brousse, à la forte pression du bétail et aux défrichements. Un plan de gestion réalisé d'une manière participative et devant être mis en œuvre suivant le même principe a été réalisé. Il est basé sur les recommandations prioritaires des diagnostics participatifs. Il sera réalisé avec tous les acteurs concernés grâce aux cadres de concertation mis en place (Comité d'Orientation, Comité Scientifique, Comité de gestion, Comité de Partenariat et Comité Exécutif). Il permettra l'élaboration de codes de conduite environnementale et La participation des populations à la gestion des sites de conservation. Les objectifs 1 et 2 du plan devront permettre de renforcer les capacités de gestion du réseau actuel d'aires protégées de créer de nouvelles aires (4 sites de protection de la faune,9 sites d'oiseaux d'eau, le dôme piezométrique), de mettre en place des programmes de protection d'espèces spécifiques (requins, tortues, lamantins, etc.) de protéger les frayères, de vulgariser le principe de repos biologique des pêcheries. Dans son objectif 1 et 3, Il devra donner l'opportunité de développement économique et social de la RBDS par la réalisation d'un certain nombre d'infrastructures, la vulgarisation de techniques modernes de production, la lutte contre la pauvreté et le renforcement des capacités des acteurs locaux par l'éducation et l'alphabétisation. Il est aussi un plan de croissance par la mise en place d'activités génératrices de revenus à haute valeur ajoutée (banque villageoises, apiculture, nouvelles techniques de transformation des produits halieutiques, écotourisme etc.). Le Programme écotouristique La promotion de l'écotourisme est une composante du plan de gestion. Il correspond à l'objectif 3 et au résultat 3 qui est de favoriser l'émergence d'une évolution positive des mentalités et des comportements face à l'environnement. Dans le cadre de la phase IV du programme de renforcement des capacités de gestion des zones humides en Afrique de l'Ouest (financement Royaume des Pays Bas). Le programme écotouristique est lié à la création d'aires protégées communautaires dans la réserve de Biosphère du Delta du Saloum. La mise en œuvre du plan de gestion de la RBDS a permis la création de aires protégées communautaires : à Palmarin, Fandion, Fambine et Bamboung en plus du Parc National du Delta du Saloum. Le programme éco-touristique se met en place autour de ces sites protégés de la RBDS. Dans ce cadre, il est envisagé de construire un réseau de 8 campements villageois, 4 écomusées villageois couvrant toute la zone, la formation de guides, l'exploitation d'un réseau de circuits éco-touristiques. Les campements villageois aussi appelés " Eco-VillagesTouristiques " sont répartis pour occuper toute la RBDS. Ces sites seront construits à Palmarin, Falia, Bétenti, Bakadadji, Fambine, Soucouta, Niodor et Bassoul. Pour Chaque site il est prévu un circuit éco-touristique. Le circuit éco-touristique de Palmarin comprend les vasières d'oiseaux Matamata, Akoulé, les dortoirs et sites de gagnage de flamants, pélicans, l'île aux oiseaux " de Pata Ngoussé et le site de débarquement de Djiffère. Le circuit éco-touristique de Falia comprend la visite des tumulus et sites archéologique de Thioupane, la participation à la récolte d'huitre et d'arche avec les femmes de Falia et de Diogane, la visite des vasières du bolon de Falia, la promenade en calèche dans le groupe de 5 villages (Moundé, Diogane, Thialane, Falia et Siwo). Ce circuit comprend aussi, une promenade en pirogue ou en canoë de Falia à Diogane. Des dégustations de mulets braisés seront proposées aux visiteurs. Des boutiques artisanales seront implantées dans les circuits Le circuit de Bétenti comprend la promenade en marée basse, l'accompagnement des femmes pour la récolte des coquillages, la visite des îlots autour de Bétenti et la promenade en calèche dans la brousse de l'île Bétenti et en pirogue jusqu'à Bossinkang. Le site de Bakadadji est à l'intérieur du PNDS devra permettre la mise en place d'une alternative à la chasse, en créant un circuit week-end : pour le premier jour promenade en pirogue ou en canoë dans les bolons allant de Bakadadji à Djinack en passant par l'amazonie ; pour le deuxième jour, un camping à l'île aux hyènes et une promenade en VTT dans la foret de Fathala, le long de la vallée de Mansarinko seront programmés. Le site de Fambine comprend la promenade en pirogue dans les bolons vers Ngadior, Djirnda et Diamniadio, la visite de dortoirs, de vasières, la dégustation de mulets braisés et la participation à la récolte d'arches. Le site de Soucouta est un site terrestre qui permettra valoriser les ressources archéologiques de la zone à savoir les amas et tumulus de Diorom boumack et Diorom boundaw, les constructions coloniales de Toubacouta, la promenade en calèche dans la foret de Sangako, la promenade en pirogue pour visiter l'aire marine protégée de Bamboung, l'observation des dauphins du Diomboss. Le site de Niodior valorisera les sites protégées de Fandion, d'Assanga, d'Isofna et la vasière de Poutak. Le circuit comprend une promenade terrestre du village à Fandion, une promenade en pirogue ou canoë et des plongées sous-marines autour de la pointe de Sangomar. Le site de Bassoul sera exploité par les détenteurs des connaissances sur les lamantins. Un écomusée montrant les connaissances traditionnelles sur le lamantin sera implanté. Un circuit de visite des anciens miradors de chasse et d'observation de lamantin sera mis en place par les acteurs. Un centre de formation sur les connaissances traditionnelles sera mis en place. Outre ces circuits locaux, de grands circuits reliant ces campements sont prévus. C'est ainsi qu'il est envisagé de mettre en place 4 routes. - Une route allant de Joal-Fadiouth-Palmarin à Fambine, traversant le Diomboss et se terminant à Soucouta ; - Une Route partant de Joal-Fadiouth-Palmarin à Niodior-Bétenti-Djinack et Bakadaddji ; - Une route valorisant la culture mandingue joignant Missirah, Bossinkang, Bétenti, Djinack, et Bakadadji. - Un circuit allant de Soucouta à Bakadaddji par pirogue en passant par Sipo et par voie terrestre en passant par Bani, Sourou, Dassilamé, Némaba et Missirah. Cadre logique du projet Conformément aux objectifs visés par les Réserves de Biosphère, le but du plan de gestion et du projet est de promouvoir des mécanismes participatifs de gestion intégrée et d'utilisation rationnelle des ressources naturelles de la Réserve de la Biosphère du Delta du Saloum (RBDS), de manière à maintenir les processus écologiques fondamentaux et à conserver la diversité biologique. L'objectif du projet est de renforcer les capacités de gestion éco-touristques autour des sites protégées de la RBDS et faire émerger de méthodes non destructives d'utilisation des ressources biologiques. Il a quatre objectifs spécifiques : OS1 : Organiser ces circuits : - Illustration et marquage des sentiers et circuits : Les sentiers et circuits seront aménagés. Le routing sera illustré et marqué. Des cartes, textes et images explicatifs seront illustrés le long des circuits et des aires de repos seront aménagées. La cartographie de ces circuits sera produite et publiée. Le mode d'utilisation sera établi et la gérance sera confiée aux structures liées aux campements. - La publication de brochures expliquant les valeurs écologiques et culturelles de ces sites : Auparavant une étude sera faite pour identifier les circuits, mettre en exergue les faits et actes de la région et la diversité biologique. Ces études seront publiées sous forme illustrative à l'attention des touristes, des tours opérators, des éco-guides et des écoles. OS2 : Promouvoir le programme éco-touristique de la RBDS : - Le marketing des circuits RBDS dans les hôtels, tours opérateurs, sites WEB et dans les festivals : Une étude exhaustive du marché sera faite et une approche permettant d'atteindre la clientèle la plus large possible sera mise en place. Les différents véhicules de communication seront utilisés à cette fin. Le programme disposera d'un service commercial à Dakar. Une collaboration avec les centres touristiques de Saly, Banjul sera envisagée. - La production de matériels audiovisuels, OS3 : Renforcer les capacités de gestion éco-touristique des populations : - La formation de guides éco-touristiques, L'objectif est de promouvoir 5 guides professionnels originaires de la zone sur chaque circuit. Ces guides seront formés aux techniques de guidage, à la connaissance des circuits, à l'histoire, la botanique et l'ornithologie. Ils devront disposer d'outils didactiques (brochures et revues) et s'équiperont à partir des fonds éco-touristiques en matériels de guidage (jumelles, canoes, pirogues, VTT, calèches, etc.). - Le renforcement des capacités de gestion des populations d'un programme éco-touristique (formation en gestion hôtelière, gestion de circuits, marketing, etc.) : Le principe étant une gestion intégrée des campements, les populations locales bénéficieront de formation à différentes échelles pour assurer la gestion du programme. Les femmes et jeunes seront aussi formés en techniques de teintures et de gestion de structures d'approvisionnement des campements (aviculture, horticulture, embouche, etc.). - L'Education environnementale : Outre la formation des professionnels chargés de gérer les structures, le programme met en place un programme d'éducation environnementale à deux niveaux : Au niveau des écoles pour faire partager les connaissances par divers approches (visites sites, connaissance de la signification des circuits, jeux concours, etc.). Pour les adultes, il s'agira de mettre en place un programme d'affichage sur le tourisme, l'écotourisme et les enjeux et d'assurer un programme d'alphabétisation incluant les thèmes éco-toursime, aires marines protégées et conservation. - Le Programme d'hygiène et salubrité : C'est l'un des aspects important de ce programme. D'une part, le programme actuel du projet phase IV d'hygiène et de salubrité de l'environnement marqué par des opérations de nettoiement des villages, de latrinisation et de recyclage des déchets sera renforcé. D'autre part un programme de gestion des déchets issus des campements sera mis en place. L'un des indicateurs les plus pertinents de ce programme sera l'amélioration de l'hygiène publique dans les villages et la bonne gestion des déchets des campements. Une implication des services publics pour un strict respect des normes d'hygiène et de salubrité est requise dans le cadre de ce programme. Appuyer l'équipement en matériel éco-touristique : - L'équipement et l'organisation des écomusées villageois et, de l'écomusée de Joal-Fadiouth : L'écomusée de Falia a pour objectif de valoriser le patrimoine archéologique du tumulus de Thiopuapane, de retracer l'histoire des îles, l'importance de la mangrove et la richesse biologique de la zone du Gandoune. L'écomusée de Soucouta mettra en valeur les sites archéologique de Diorom boumag et Diorom boundaw, il mettra en valeur l'aire marine protégée de Bamboug et retracera l'importance culturelles des infrastructures coloniales de la région. Cet écomusée retracera l'histoire des villages du moyen Bandiala qui ont migré des îles. L'écomusée de Bassoul sera un centre de connaissance sur le lamantin. L'écomusée de Bakadadji illustrera la diversité biologique de la RBDS par l'empaillage et la collection d'espèces animales et végétales. Il permettra aussi de retracer la richesse histoire et la culture mandingue. Tous ces écomusées auront des illustrations ornithologiques et audio-visuelles. Le projet permettra de collecter cette masse d'information, de mettre en place les équipements nécessaires à la bonne organisation des musées, de former le personnel de gestion et d'organiser le fonctionnement du site. Le projet travaillera en collaboration avec l'IFAN et la West African Museum Program (WAMP). - La construction d'équipements secondaires comme des buvettes relais et les boutiques artisanales le long des circuits écotouristiques - La création d'un fonds de promotion de l'écotourisme : Le programme nécessite des infrastructures, des équipements et des outils de travail. Le programme envisage de former des professionnels de l'éco-tourisme à différents niveaux ; la disponibilité d'équipements leur rendra opérationnels. Il sera mis en place des fonds d'appui à l'écotourisme à l'intention de ces personnes formées. Un manuel de procédure et des critères de sélection seront établis. Le fonds sera destiné à l'équipement des éco-guides, des boutiques et buvettes, des Eco-village-touristiques et des pirogues aménagées pour l'éco-tourisme. Les Groupements d'Epargne et de Crédit crées par le projet phase IV seront mis à contribution pour la gestion de ces fonds. Conclusion Le projet permettra de valoriser la diversité biologique et culturelle de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum. Il créera une utilisation alternative des aires marines protégées crée dans le cadre du plan de gestion. Après 3 ans le projet édifiera 8 campements d'une capacité de réception de 160 lits, formera plus de 200 professionnels locaux du tourisme, mettra en place 8 circuits 4 routes éco-touristiques, créera 5 écomusées et centre de ressources. (
Pour plus d'informations, prendre contact avec
l'Unité des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau de l'UNESCO
à Dakar. |
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