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| Projet
d'appui à la mise en oeuvre du Plan Sous-Régional d'Action
pour la conservation et la gestion des Populations de requins |
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Phase
2004 - 2008 Note explicative sur la préparation du document de projet Le présent document de projet est en cours d'élaboration et cette version est provisoire. Elle représente le résultat du travail des responsables des Plans d'Actions Nationaux pour la conservation et la gestion des populations de Requins (PAN-Requins) des Etats membres de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP), du personnel du Secrétariat permanent de la CSRP, du secrétariat du Programme Sous-Régional de Conservation des zones Côtières et Marines (PRCM - programme conjoint UICN FIBA WWF) et de ressources humaines techniques du PRCM. Pour la préparation de la mise en œuvre du récent Plan Sous-Régional d'Action pour la conservation et la gestion des populations de Requins (PSRA-Requins), ces parties ont été rassemblées en mai 2002 à Saly-Portudal (Sénégal) pour la première réunion de coordination du PSRA-Requins. Les contraintes à la gestion durable des requins ont été identifiées, des solutions envisagées, un système de mise en œuvre et de coordination à l'échelle régionale a été proposé. Le projet vise à soutenir la mise en œuvre du PSRA-Requins conformément aux recommandations issues de cette réunion. Une seconde réunion de coordination sera organisée en janvier 2003 avec pour objectif principal la finalisation du document de projet. La rédaction de la version définitive aura lieu en février 2003. Note
du rédacteur : Introduction Au cours des années 60, l'augmentation rapide de la capacité de pêche mondiale (effort de pêche, technologie et engins de pêche) a eu pour conséquence une progression des captures de requins, ciblées ou accessoires. Par la suite, le marché sud-est asiatique de l'aileron de requin, qui s'est globalisé au cours des années 80 à l'échelle mondiale, a attiré de nombreux pêcheurs vers la pêcherie. L'effort de pêche et les débarquements ont progressé dans les océans et les mers de la planète sans que la pêcherie ne fasse l'objet d'un effort particulier de description ou de suivi. Les différentes espèces de raies, de raies-guitares, de chimères, d'anges de mer, de poissons-scie et de requins sont généralement sont généralement absent des déclarations de captures de la pêche industrielle et apparaissent dans un nombre réduit rubriques dans les statistiques de captures de la pêche artisanale, ne permettant pas un suivi fin de la production par espèce et l'élaboration de mesures de gestion en fonction de la biologie, parfois très différente d'une espèce à l'autre. La biologie des poissons cartilagineux, caractérisée de façon générale par des cycles longs, des croissances très lentes, une maturité sexuelle tardive et une fécondité extrêmement réduite, les rend très sensibles et vulnérables à la mortalité par pêche. En l'espace de trente ans, les populations des plus grandes espèces se sont effondrées, voire éteintes localement. Selon les pêcheurs de la sous-région, l'abondance générale en requins a diminué, ce qui indiquerait une réduction de la biomasse. Les effets de l'effondrement des populations de requins, qui constituent un élément de fragilisation des compartiments trophiques supérieurs, sur les équilibres des écosystèmes marins sont mal connus mais ont été décrits comme importants dans certaines circonstances par des publications scientifiques (Stevens, 2000). Préoccupés par cette évolution, les Etats représentés au Comité des Pêches de la FAO ont décidé en 1995 de la création d'un groupe de travail sur la conservation et la gestion des requins. Les recommandations de ce groupe ont débouché sur l'élaboration et l'adoption en février 1999 par le Comité des Pêches d'un Plan International d'Action pour la Conservation et la Gestion des populations de Requins (PIA-Requins). Le PIA-Requins est un plan non contraignant qui vise à promouvoir la coopération inter-Etats pour améliorer l'information statistique et les capacités d'estimation du statut des populations de requins, en vue de mettre en place le cas échéant des mesures de conservation et de gestion. A l'échelle mondiale, l'unique outil de conservation et de régulation du commerce international réside dans la CITES, la Convention International sur le Commerce des Espèces Menacées. Ce n'est qu'en 2002 que le requin pèlerin et le requin baleine ont été inscrit dans les annexes de la CITES. Auparavant, bien que ce soit le commerce international qui soit à l'origine de surexploitations et d'extinctions locales, aucun requin ne figurait dans les annexes. Dans la sous-région, les requins font l'objet depuis une trentaine d'années d'une exploitation ciblée par la pêche artisanale. La chair fumée, salée-séchée et l'aileron constituent les sous-produits valorisés. La progression des captures de la pêche artisanale s'est accompagnée de l'augmentation de la capacité de pêche industrielle, à l'origine de captures accessoires de requins. Certaines espèces sont éteintes localement (Pristidae en Mauritanie et au Sénégal, Rhynchobatidae dans toute la sous-région sauf dans le Banc d'Arguin, Mauritanie, par exemple), la proportion de grands reproducteurs a diminué pour toutes les espèces de grande taille et les rendements ne permettent plus la rentabilisation de la pêcherie, malgré la forte valeur commerciale des ailerons, contraignant les pêcheurs à effectuer des migrations vers des zones de pêche lointaines. Les organismes de conservation intervenant sur la zone côtière (UICN, FIBA, WWF) se sont inquiété de cette évolution et ont contribué à la caractériser au travers d'études et d'enquêtes. Un projet de conservation a été conduit dans le Parc National du Banc d'Arguin, produisant et mettant en œuvre des outils de régulation de la pêche aux requins. Un atelier sous-régional de concertation multi-acteurs, organisé à Saint-Louis (Sénégal) en avril 2000, a débouché sur des recommandations adressées aux institutions en charge des pêches. La Commission Sous-Régionale des Pêches - CSRP, avec l'appui de l'ACDI, a ensuite conduit une série de consultations sur les aspects biologique et socioéconomique de la pêcherie de requins dans ses Etats membres. Les résultats de ces consultations ont motivé la rédaction d'un Plan Sous-Régional d'Action pour la conservation et la gestion des populations de Requins (PSRA-Requins), adopté en septembre 2001 par la Conférence des Ministres de la CSRP. Ce plan d'action, qui s'inscrit dans le cadre du PIA-Requins a pour objectif l'amélioration de l'information scientifique et l'aménagement de la pêcherie des requins. Dans cette perspective, la CSRP en collaboration avec la FIBA a organisé une réunion de coordination des Responsables nationaux pour la mise en œuvre du PSRA-Requins. Cette réunion s'est tenue du 27 au 29 mai 2002 à Saly-Portudal (Sénégal) et a permis de définir les contraintes actuelles et les actions prioritaires à conduire, en termes de renforcement des capacités nationales et sous-régionales de suivi et d'études de terrain, pour la mise en œuvre du PSRA-Requins. Le Programme Régional de Conservation des zones côtières et Marines (PRCM) en Afrique de l'Ouest souhaite soutenir l'exécution du PSRA-Requins par la CSRP et ses Etats membres mais aussi intervenir plus directement auprès des communautés côtières. Il cherchera à appuyer, en adoptant une approche participative, l'élaboration de mesures de conservation et de projets d'appui à la reconversion des acteurs spécialisés de la filière d'exploitation des requins. Justification du projet La situation actuelle des pêcheries, tant sur le plan biologique que socioéconomique, apparaît comme critique à la lecture des documents d'étude produits (CSRP 2000, 2001, 2002). Les efforts d'étude et de documentation sur ces pêcheries, ainsi que l'Atelier Sous-Régional sur la gestion Durable des Requins en Afrique de l'Ouest, ont permis aux gestionnaires des Pêches de prendre conscience de la non-durabilité de la pêcherie. Les Etats membres de la CSRP ont montré dès l'année suivante une volonté politique forte en adoptant le PSRA-Requins et en adhérant au PIA-Requins de la FAO, créant ainsi un cadre institutionnel propice à la résolution du problème de la surexploitation des requins. Par ailleurs, le projet régional de conservation des raies et requins mis en oeuvre par la FIBA et l'UICN depuis 1997 a permis de mettre en évidence par des actions ponctuelles la possibilité de multiplier les échanges inter-Etats, d'améliorer la caractérisation des problématiques et de communiquer auprès des usagers et des gestionnaires de la ressource. Le projet d'Appui à la Reconversion de la Pêcherie Imraguen a montré, mis en œuvre par la FIBA et le Parc National du Banc d'Arguin (Mauritanie), que l'implication des pêcheurs dans la formulation de plans de conservation des ressources et de reconversion des activités de pêche peut déboucher sur des résultats tangibles pour la gestion durable des requins. Cependant, si les actions à conduire sont clairement identifiées et si la volonté politique est manifeste, les moyens propres des Etats et de la CSRP, en termes de capacités financières et techniques, se révèlent insuffisants face aux besoins d'étude, de formation des ressources humaines, d'amélioration de l'information statistique et d'harmonisation des approches nationales. Le PRCM constituera dès 2004 un des acteurs majeurs de la conservation des zones côtières et marines de la sous-région et de leurs ressources naturelles. L'appui à la CSRP pour la mise en œuvre PSRA-Requins de la CSRP constituera l'un des axes du PRCM. Stratégie d'intervention Le projet appuiera directement la CSRP et les institutions de ses Etats membres pour la mise en œuvre du PSRA-Requins en renforçant leurs capacités humaines, techniques, organisationnelles et financières. Les aspects liés à l'acquisition de connaissances et à la documentation de la problématique, à la formation des techniciens, à l'information des décideurs et à la mise en place de mécanismes de coordination pour une harmonisation des actions conduites et des décisions prises pour la gestion des ressources seront particulièrement mis en avant, de façon à ce que la CSRP dispose des outils et des compétences propres nécessaires à la gestion durable des requins à l'issue du projet. Il agira comme un moteur et un médiateur entre les différents intervenants. Il cherchera à déboucher, pendant et après sa période d'exécution, sur l'élaboration et la mise en application de mesures concrètes. Il privilégiera les relations avec les aires marines protégées de la sous-région et cherchera notamment à promouvoir et valoriser l'expérience du Parc National du Banc d'Arguin et de ses partenaires. Il favorisera les liens avec les autres composantes du PRCM, notamment les actions favorisant la mise en place de mécanismes de cogestion des ressources naturelles. Pour permettre aux acteurs de la filière d'exploitation des requins de contribuer à l'élaboration et à l'application de mesures de conservation et de gestion, le projet interviendra au travers d'actions d'appui à la reconversion et de développement d'activités alternatives génératrices de revenus. Les relations avec les organisations socioprofessionnelles de pêcheurs et les communautés côtières seront renforcées et maintenues tout au long du projet, notamment pour la mise en œuvre des actions d'appui à la reconversion. Le projet travaillera avec les ressources ad-hoc sous-régionales et internationales en formation, en études, en communication et en animation pour la conduite des différentes activités. But et objectifs du projet But du projet : Le but du projet est de faciliter et de promouvoir une gestion durable des Requins dans les Etats membres de la CSRP. Objectifs du projet : 1. Appuyer la mise en œuvre du PSRA-Requins et la production d'outils de gestion des populations de requins 2. Développer des programmes pilotes d'appui à la reconversion des acteurs spécialisés de la filière d'exploitation des requins dans les Etats membres de la CSRP 3. Valoriser et consolider les expériences du projet par un effort de capitalisation et de communication (
Pour plus d'informations, prendre contact
avec l'Unité des Sciences Exactes et Naturelles
du Bureau de l'UNESCO à Dakar. |
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