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| Application de la télédétection à la gestion de intégrée des écosystèmes et ressources en eau en Afrique: cas du Sénégal | ||||||||
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Application de la télédétection à la gestion intégrée des écosystèmes et des ressources en eau en Afrique INTRODUCTION L'inscription des participants dans les trois ateliers définis ci-dessous a été effectuée sans ré-équilibrage des effectifs. En effet, il convenait de laisser les gens s'inscrire et participer li-brement aux discussions relevant de leurs souhaits et domaines de compétence. Il en résulte une certaine disparité des effectifs des groupes. Disparité qui rend bien compte de la réparti-tion actuelle des compétences dans les trois domaines concernés. Si peu de spécialistes sont directement concernés par des réflexions de fond sur l'état de la géomatique et l'identification des priorités nationales, davantage sont partie prenante dans l'identification, le suivi et la ges-tion des ressources en eau. Mais la majorité des participants à la réunion ont à voir avec la connaissance, la gestion ou la préservation des écosystèmes. C'est donc dans ce dernier groupe que les plus forts effectifs se sont inscrits. Ce qui s'est révélé utile à la bonne réalisa-tion des objectifs fixés, car c'est dans cet atelier que les tâches d'inventaire et de mise à plat ont été les plus lourdes et les plus longues à conduire. En préparation des ateliers les termes de références définis par l'UNESCO ont été distribués. Ces termes (joints en annexe) ont été remaniés par les participants eux-mêmes, ainsi qu'indiqué dans les comptes-rendus qui suivent, mais sans préjudice pour le détail d'information souhaité. ATELIER
N° 1 : Esprit de travail et Examen des TDR L'esprit de dialogue a été souhaité pour faciliter les échanges dans la mesure où plusieurs ins-titutions sont concernées avec des programmes divers. Les TDR ont été discutés ; ce qui a abouti à un regroupement en quatre points. Parallèlement les participants se sont prononcés sur des questions spécifiques sur les concepts et sur le pro-cessus de mise en place d'un Plan National Geomatique depuis le Forum de 1998. Reformulation des TDR 1. Niveau de développement de la Géomatique au Sénégal 2. Revue des curricula universitaires et de Formation en Géomatique et Télédétection 3. Inventaire des projets et réseaux nationaux et sous-régionaux 4. Identification des priorités nationales Discussions Les participants à l'atelier ont noté le niveau relativement satisfaisant de la Geomatique au Sénégal. Ils se sont appesantis sur l'état de la Géomatique en terme de bilan au plan national. Dans ce sens le processus du Plan National Géomatique a été largement discuté. C'est ainsi que des contraintes ont été soulevées et des possibilités de mise en œuvre dégagées. Ainsi, il s'agira de maintenir cette dynamique et de saisir l'opportunité offerte par le Projet de Télédétection de l'UNESCO en renforçant l'animation scientifique et techniques entre struc-tures. RECOMMANDATIONS 1. Niveau de développement de la Géomatique au Sénégal · Réaliser une synthèse de l'état de la Géomatique à partir des résultats du processus du PNG et de l'exploitation des fiches d'enquêtes remises aux institutions concernées a l'occasion de l'atelier de lancement du projet de Télédétection de l'UNESCO Cette synthèse fera état des éléments suivants : - Structures, 2. Revue des curricula universitaires et de Formation en Géomatique et Télédétection · Développer la concertation
et les échanges entre structures de recherches et de dévelop-pement tant
au plan national, sous-régional qu'international ; 3. Inventaire des projets et réseaux nationaux et sous-régionaux · Faire la synthèse des différents projets utilisant la Géomatique et la Télédétection ainsi que les contraintes liées à l'optimisation des outils (à partir des fiches d'enquêtes du projet de lancement). 4. Identification des priorités nationales Au plan technique : Mise en œuvre des recommandations du forum sur la Géomatique (juin 1998), notam-ment par l'harmonisation des référentiels géographiques, pour ce faire : * Mise à jour et densification
du réseau géodésique national, Relancer le Groupe de Travail Inter-institutionnel (GTI) sur la Géomatique et le " Comité National de la Carte et de la Toponymie " afin de piloter les activités et orientations au plan de la Geomatique ; parmi ces activités il faut compter : - Vulgarisation des
bases techniques (géodésie, toponymie, métadonnées…) Au plan thématique : · Aménagement du
territoire et Décentralisation ; ATELIER
N° 2 : Reformulation des TDR Le titre proposé pour l'atelier semblant peu explicite, l'assemblée a décidé de le reformuler pour le faire mieux correspondre aux objectifs fixés, à savoir : utiliser la télédétection pour le suivi et la gestion des écosystèmes. De même il a été décidé de simplifier les items des termes de référence pour les faire passer de sept à quatre. En effet les points 2 (les réseaux nationaux en matière d'environnement, de gestion et de conservation des écosystèmes) et 4 (les réseaux nationaux ou régionaux en ma-tière d'étude et de gestion des écosystèmes ) sont redondants. Les points 3 (revue des curricu-la universitaires dans le domaine de la gestion intégrée des écosystèmes) et 6 (revue des capa-cités existantes) sont également répétitifs, compte tenu du fait qu'un ensemble de fiches d'informations ont été distribuées aux structures ayant compétence en géomatique au Sénégal. Enfin, il a été décider de regrouper la diversité des écosystèmes étudiés, ou susceptibles de l'être, en cinq grandes rubriques : · Les écosystèmes
marin, fluvio-marins, lacustres ; Le groupe de travail a ensuite procédé à un inventaire des informations disponibles sur ces cinq grands types de milieux selon la grille précédemment établie, à savoir : · Inventaire des
projets d'étude et de recherche portant sur l'application de la télédétec-tion
à la gestion intégrée des écosystèmes au Sénégal ; En conclusion de ce long travail d'inventaire, il est apparu que si beaucoup de projets étaient actuellement en cours de réalisation pour l'étude, la gestion ou le développement des différents types d'écosystèmes inventoriés, le nombre de ces projets comportant un volet télédétection est relativement réduit. Si peu d'équipes investissent dans la télédétection, et plus généralement la géomatique, en revanche, beaucoup sont demandeurs de services. Les besoins exprimés sont diversifiés. Ils vont de la représentation cartographique de tout ou partie des zones d'étude, jusqu'à des de-mandes plus spécifiques d'analyse des ressources, des écosystèmes et des espaces. Ces demandes renvoient aux problèmes évoqués par la DTGC pour la mise à jour des coupu-res de carte particulièrement anciennes ainsi qu'à un réseau géodésique des plus insuffisants. Elles expriment aussi le besoin d'un renforcement de la formation dans ces domaines techni-ques qui couvrent la télédétection, le traitement d'image, la cartographie automatique et la constitution de bases de données géoréférencées reste à structurer. En effet, une formation sommaire sous forme de stages est assurée par divers organismes qui ont, par nécessité (SAED, SGPRE…) ou par vocation (CSE, LPA), acquis une compétence dans certains de ces domaines. Il n'en demeure pas moins que jusqu'à la création du LERG, l'absence de forma-tion de haut niveau au Sénégal est pénalisante pour le développement et la bonne gestion des ressources et des écosystèmes. Cette relative pénurie va de pair avec une certaine indéfinition dans la répartition des tâches. Davantage d'échanges entre les structures est jugé nécessaire. Mais ces échanges ne se feront pas ou mal tant que les spécialisations des différents organismes concernés par la télédétection ne seront pas mieux affirmées, tant qu'une expertise nationale dans les différents domaines de la géomatique ne sera pas mieux soutenue par un effort de formation. Différentes initiatives sont actuellement prises dans ce sens : le LERG, laboratoire commun de l'UCAD, de la DMN, de l'ISRA et de l'IRD pour l'enseignement et la formation à la télé-détection et plus généralement à la géomatique ; le projet GéoForm initié par AUF pour pro-mouvoir un télé enseignement des techniques de la géomatique et des partages d'expériences pédagogiques et de recherche entre le Nord et le Sud. Ces premières initiatives sont la preuve d'un besoin particulièrement fort. Elles montrent la nécessité de mieux intégrer les techniques nouvelles à l'effort considérable qui doit être fourni pour permettre un développement rapide et harmonieux. La télédétection est en effet plus ri-che de potentialités que d'outils réellement opératoires. De nouveaux satellites apportent sans cesse de meilleures définitions, de meilleurs rendus, des niveaux de détails nouveaux, mais ces progrès n'ont de réalités que dans la mesure où l'on est peut en tirer de nouveaux outils, de nouvelles technique qui répondent aux besoins des hommes de terrain et des décideurs. Le Sénégal dispose dès aujourd'hui d'un potentiel humain relativement diversifié et compé-tent. Il lui manque sans doute quelques ressources financières et matérielles pour réellement valoriser ces compétences dans le cadre de structures fonctionnelles dédiées à la résolution des problèmes spécifiques du pays. L'initiative de l'UNESCO peut jouer un rôle important de catalyseur dans ce domaine.
ATELIER
N° 3 : Problématique La réflexion sur la problématique de la Gestion Intégrée des Ressources en eau (GIRE) a dé-buté par le constat d'une assez bonne connaissance des ressources disponibles au Sénégal. Ce qui ne sous-entend évidemment pas que de nombreuses améliorations sont possibles, voire nécessaires pour parfaire cette connaissance. L'aspect multidimentionnel de cette gestion in-tégrée s'est progressivement imposé et a permis d'en définir un premier schéma ainsi qu'une ébauche d'inventaire des outils nécessaires. Ainsi il existe des réseaux d'échanges et d'information entre université et instituts de recher-che, Administration et services dédiés à la gestion et à la distribution. L'évaluation des ressources, en quantité tout comme en qualité, ainsi que son évolution spa-tio-temporelle font parties des préoccupations majeures. Un état de référence sur les ouvrages et la ressource devra être établi. Les préoccupations portent également sur la réutilisation des eaux usées, l'établissement de dispositifs permettant d'établir des états périodiques tant des ressources que de leurs utilisa-tions. Ces évaluations permettraient un meilleur accès aux données, une amélioration des mo-dèles existants, le développement de nouveaux modèles. L'objectif étant de pouvoir mieux tenir compte de la vulnérabilité de la ressource et de mieux connaître les causes de cette vul-nérabilité. Apports de la télédétection Les apports de la télédétection à la GIRE sont considérables et diversifiés. Les discussions ont permis d'identifier entre autres avantages offerts par l'usage de cet ensemble d'outils : · L'acquisition rapide
des données (état de surface, topographie, pollutions, habitats…) Des progrès substantiels sont attendus de : · La détermination
de la recharge et de la décharge des nappes à partir de la nature du substrat
; Potentialités et capacités Le paysage sénégalais des spécialistes des ressources en eau, de leur connaissance et de leur gestion comporte des organismes, projet et réseaux tels que : WASH, RENSOH ? Afri Bassin, African Catchment, GILIF, Friends AOC, mais aussi L'Observatoire du Sahara et du Sahel, GIWA, WDAP, CODATA, Hycos. Les structures susceptibles de délivrer une formation dans les différents domaines concernés par la gestion intégré des ressources en eau sont : l'UCAD, l'UGB, le LERG, le CSE, la SAED, l'OMVS, l'IRD, le LPA. Priorités Telles qu'elles ont été identifiées au cours des débats, les priorités en matière de GIRE au Sénégal sont : · Le suivi en temps
réel de la ressource ; Recommandations Les recommandations issue du groupe de travail sont les suivantes : · Favoriser l'installation
de stations de réception ; LES TERMES DE REFERENCE DES ATELIERS ATELIER 1 · Niveau de développement
de la géomatique au Sénégal ; ATELIER 2 · Inventaire des projets
d'étude et de recherche portant sur l'application de la télédétec-tion
à la gestion intégrée des écosystèmes au sénégal ; ATELIER 3 · Apports de la télédétection
à la connaissance et à la gestion intégrée des ressources en eau au Sénégal
; Synthèse des travaux Au cours de cet atelier, neuf exposés ont été présentés par différentes institutions faisant usage de la télédétection dans les domaines de la gestion de l'eau et des écosystèmes. Il s'agit de : · La Société d'Aménagement
et d'Exploitation des Eaux du Delta (SAED) Ces exposés et les débats qui ont suivi ont permis de noter que les activités s'exercent ici dans trois domaines complémentaires: · La Recherche :
UCAD (LPA,LERG, ISE, Maths Informatique, Géologie , Hydrogéologie Chaire
Unesco) UGB, CIRAD, IRD Ces travaux se développent à deux niveaux: · Niveau national
(DAT, DTGC, SGPRE, SAED, UGB, CSE, LERG, LPA, ISE, Chaire Unesco, Géologie,
Hydrogéologie), Les thèmes abordés sont diversifiés et concernant un important panel d'activités, telles que: · Les simulations
; Cette diversité thématique induit logiquement une forte diversité des outils utilisés et des produits obtenus notamment dans le champ de la télédétection et, plus généralement de la géomatique: · La télédétection
aérienne et satellitaire thématique ; Les domaines d'activité, les niveaux d'intervention, la diversité des thèmes, des outils et des produits, révèlent les réelles potentialités du Sénégal pour la recherche, l'enseignement et la formation, ainsi que pour le développement. Néanmoins, dans l'état actuel, la demande est loin d'être satisfaite et de nombreux besoins ont été exprimés, tout particulièrement en termes de : · Connaissance et
de suivi de la biodiversité ; Les exposés ont montré la nécessité de meilleures collaborations du fait de la complémentarité des vocations, des approches et des activités. Ces collaborations peuvent, bien évidemment, trouver un renforcement à travers des programmes sous-régionaux et par une meilleure insertion dans des réseaux ou des stratégies politiques comme le NEPAD. Les priorités identifiées au cours des débats en séances plénières peuvent se résumer comme suit : - Echanges d'information
entre les différentes structures ayant la télédétection comme outil d'investigation
Les ateliers au nombre de trois ont permis d'aborder les thèmes suivants: 1- L'Etat de la Géomatique
et l'identification des priorités nationales Les conclusions de leurs travaux, détaillées par ailleurs font ressortir les principaux points suivants : Au cours du premier atelier, les participants se sont prononcés sur la nécessité de clarifications sur les questions spécifiques, les concepts et sur les processus, dans le cadre de la mise en place d'un Plan National Géomatique. Au regard du niveau relativement satisfaisant de la géomatique au Sénégal (cf exploitation des fiches d'enquête) mais aussi des contraintes soulevées au cours des débats (densification du réseau géodésique, mise à jour de la toponymie, harmonisation des référentiels géographiques, adoption de normes et standards des données géographiques et des méta-données, etc.), il s'agira de saisir l'opportunité offerte par le Projet de Télédétection de l'Unesco pour un renforcement de l'animation scientifique et technique entre structures. Le développement des concertations et des échanges trouve aussi un lieu indiqué dans la mise en place ou le renforcement des curricula universitaires visant la formation en géomatique et en télédétection. Ces échanges au plan technique trouvent des acquis dans des cadres pré-établis et qu'il faut relancer (Groupe de travail Inter-Institutionnel sur la Géomatique, Comité de la Carte et de la Toponymie, ..). Au plan thématique, les participants ont procédé à l'inventaire des priorités centrées sur l'aménagement du territoire et la décentralisation, le suivi de la désertification, les changements climatiques et la séquestration du carbone, la gestion côtière et l'aménagement du littoral, l'agriculture et l'élevage, la biodiversité des aires protégées, etc. Le deuxième atelier, qui a regroupé le plus grand nombre de participants, a traité des usages de la télédétection pour le suivi et la gestion des écosystèmes. Les discussions ont porté sur la place actuelle et souhaitée des outil de la géomatique dans le processus d'analyse, de suivi et de gestion d'une grande diversité d'écosystèmes. Pour ce faire, cinq grandes catégories d'écosystème ont été identifiées : les écosystèmes marins, fluvio-marins et lacustres ; les écosystèmes côtiers, littoraux et de mangrove ; les écosystèmes forestiers et de savane ; les écosystèmes agricoles et de zones de terroirs ; les écosystèmes urbains. L'inventaire des informations disponibles sur chacun de ces grands types de milieux traduit un déficit relatif de l'usage de la télédétection qui loin d'être systématique reste relativement confidentiel. Pourtant, la demande en service (représentation cartographique, analyse des ressources et des espaces, etc.) est forte. Elle renvoie aux problèmes évoqués au cours des débats en plénière et ceux de l'atelier 1, à savoir, la mise à jour des coupures de cartes particulièrement anciennes, le renouvellement d'un réseau géodésique trop lâche, les besoins de formations dans les domaines de la géomatique et le renforcement des échanges entre géomaticiens et gestionnaires de l'espace et des ressources. Le troisième atelier a focalisé ses travaux sur la problématique de la gestion intégrée des ressources en eau. Après avoir constaté une assez bonne connaissance des ressources disponibles au Sénégal, les participants ont abordé l'aspect nécessairement pluridisciplinaire et multidimensionnel de la gestion et ont défini un premier inventaire des outils nécessaires à cette approche. Celle-ci trouve d'ailleurs un bon balisage dans les échanges d'informations entre universités et instituts de recherche, Administration et Services de gestion et de distribution. Au cours de leurs travaux, les participants à l'atelier se sont plus particulièrement préoccupés de l'évaluation des ressources, leur évolution spatio-temporelle, l'établissement d'état de référence sur les ouvrages, la ré-utilisation des eaux usées, l'élaboration de modèles prévisionnels, la vulnérabilité de la ressource et ses causes… L'atelier après inventaire des organismes, projets et réseaux s'est appesanti sur les priorités notamment en matière de suivi en temps réel de la ressource et des bassins, de la structuration et l'accessibilité des données, sur le renforcement des curricula et formation de haut niveau. Il a également fait le point sur les apports de l'outil télédétection par l'acquisition rapide des données, la représentation spatiale (suivi des crues, des inondations, évolution des axes hydrauliques), l'identification et le suivi des gîtes larvaires, l'amélioration du suivi météorologique et de la demande en eau en milieu rural, avec par ailleurs des attentes dans la détermination de la recharge et décharge des nappes, la détermination de l'hypsométrie et des états de surface des bassins versants, etc. En conclusion les différents débats ont permis de faire apparaître quelques points forts : - Une volonté de coordination forte. L'ensemble des participants s'accordent sur la nécessité de davantage d'échanges entre spécialistes et entre institutions concernés par les usages de la télédétection pour le développement et la préservation des écosystèmes et des milieux. - L'existence d'une volonté de partenariat largement partagée. Partenariat avec d'autres pays du Sud dans le cadre de projets sous-régionaux et de quelques réseaux dédiés aux usages de la télédétection, mais aussi partenariat avec de nombreuses institutions techniques ou de recherche des pays du Nord. On constate d'ailleurs que ce sont les structures qui développent et entretiennent le mieux cet effort de partenariat qui montrent une plus grande efficacité et un plus grand dynamisme. - L'expression d'une forte demande en matière de géomatique, et plus particulièrement en développement d'outils d'exploitation des données de télédétection. Il est clair que si le besoin d'accéder à l'imagerie satellitaire est important (le coût des images est souvent un frein), l'image ne suffit pas et bon nombre de méthodes d'exploitation dédiées aux besoins spécifiques du pays restent à développer. - Un certain manque de moyens, tout particulièrement dans l'accomplissement de tâches de routine qui nécessite un suivi des financements (ne serait-ce que pour se procurer l'imagerie nécessaire). Ces difficultés sont claires en ce qui concerne les services nationaux en charge du développement et de la mise à jour des outils de base en cartographie, géodésie, analyses d'images. Elle apparaissent également dans le domaine de l'enseignement et de la formation. - La nécessité de développer une expertise nationale en assurant un soutien, plus grand aux institutions de recherche et d'enseignement, à commencer par les universités. La production de cadre de haut niveau est favorisée par le développement de partenariats et par l'ouverture sur l'extérieur des structures universitaires, mais il reste freiné par le manque d'infrastructures et de crédits dédiés à l'apprentissage des diverses techniques de la géomatique et plus particulièrement de la télédétection. - Enfin, les participants à l'atelier de Dakar s'accordent à espérer que la présente initiative de l'UNESCO permettra de débloquer la situation actuelle et favorisera le développement des fortes potentialités dont le Sénégal a déjà su se doter en matière de télédétection et de géomatique. (
Pour plus d'informations, prendre contact avec
l'Unité des Sciences Exactes et Naturelles du Bureau de l'UNESCO
à Dakar. |
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