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Programmes |
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Discours du Président de l'Assemblée
Nationale,
Honorable Youssou DIAGNE
à la cérémonie d'ouverture du Forum des parlementaires
africains pour l'Education
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Monsieur
le Président de l'Assemblée Nationale de l'Île Maurice,
Honorable PREMNAH RAMNAH,
Madame, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Sous-Directeur Général de l'UNESCO pour l'Education,
Monsieur le Directeur du BREDA,
Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs
Honorables Collègues Députés,
Mesdames, Messieurs les Partenaires,
Distingués Experts,
Mesdames, Messieurs les Invités,
Mesdames, Messieurs de la Presse
Vous imaginez très aisément, la joie que j'éprouve
en prononçant ces mots à l'ouverture de la première
réunion du Groupe de Contact du Forum Africain des Parlementaires
pour l'Education (FAPED).
Mais auparavant, je voudrais souhaiter la bienvenue, aussi bien en terre
sénégalaise que dans ce sanctuaire de l'Histoire parlementaire
de notre pays, à l'Honorable PREMNAH RAMNAH Président de
l'Assemblée Nationale de l'Île Maurice, et à tous
nos autres collègues parlementaires qui nous ont fait l'honneur
de répondre à notre invitation.
Cher Collègue Président,
Madame, Messieurs les Ministres,
Honorables Députés,
Distingués invités,
Permettez-moi aussi de remercier, très sincèrement, Monsieur
PARSURAMEN, Directeur du BREDA-UNESCO, qui n'a ménagé aucun
effort pour que ces assises puissent se tenir. Au nom de mon Collègue
de l'Île Maurice, et de tous les Parlementaires africains, je le
remercie du fond du cur.
Pour l'Assemblée Nationale du Sénégal que j'ai l'honneur
de présider, c'est assurément la continuité d'une
action déjà entamée depuis Avril 2000 avec la tenue,
dans notre capitale, du Forum Mondial de l'Education pour tous.
Vous conviendrez avec moi, que l'Afrique, à l'aube de ce nouveau
millénaire, donne l'impression de vouloir reprendre son destin
en mains.
En témoignent la naissance de l'Union Africaine, et surtout du
Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique, (N.E.P.A.D),
qui illustrent sa ferme volonté de chercher les voies et moyens
d'assurer son développement économique et social.
La convocation de cette réunion du Groupe de Contact du Forum s'inscrit
dans cette mouvance. Nous cherchons ainsi une façon d'apporter
la contribution spécifique des Parlementaires, que nous sommes,
à la construction d'une Afrique qui a besoin de surmonter les obstacles
qui se dressent devant elle, pour enfin s'engager dans un développement
durable, équitable et équilibré.
L'éducation, considérée comme un droit humain fondamental
et inaliénable dans la Déclaration des Droits de l'Homme
des Nations Unies, est une condition pour tout développement.
La question que je vous pose, et que nous nous posons aussi, est de savoir
pourquoi avoir attendu si longtemps, pour nous impliquer, nous Parlementaires,
sous cette forme nouvelle qui consiste à créer, en notre
sein, des espaces où le dialogue et la concertation avec les Gouvernements
et les partenaires de l'Education permettront, à coup sûr,
de faire des avancées significatives.
Les spécialistes ont démontré que l'Education constitue
la pierre angulaire du développement, la fondation sur laquelle
sont édifiés la compétitivité économique
et le progrès social. Des études ont démontré
un impact positif de l'éducation, en particulier l'éducation
primaire, sur les taux de croissance économique, les revenus et
la productivité.
L'éducation ne libère t-elle pas de la pauvreté,
n'accroît-elle pas la souplesse intellectuelle de la main-d'uvre
? Ne prépare-t-elle pas les pays pour une meilleure compétitivité
sur les marchés mondiaux, par l'émergence de nouvelles technologies
et méthodes de production ?
L'éducation dicte les comportements, améliore la santé
et la cohésion sociale.
Voilà, Mesdames et Messieurs, des raisons suffisantes pour, qu'ensemble,
nous uvrions pour trouver des solutions à la crise de l'éducation
qui afflige l'Afrique.
Mais, force est de constater que si l'Afrique traîne encore le pas,
c'est essentiellement dû aux difficultés financières
qui ralentissent nos progrès.
En effet, l'éducation a besoin de moyens financiers colossaux pour
se doter d'infrastructures de qualité et d'un personnel enseignant
qualifié et motivé. Mais hélas, l'extrême pauvreté
de nos Etats, qui sont les principaux bailleurs du secteur, l'assistance
jugée souvent insuffisante des partenaires au développement,
la participation très faible du secteur privé et l'indigence
des parents font que nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Les Parlementaires Africains ne devraient plus se contenter de voter des
budgets présentés par les gouvernements. Ils devront s'impliquer
davantage, pour peser de toute leur influence, de tout leur poids, pour
que les ressources, allouées à ce secteur vital, soient
sans cesse accrues, de façon lucide et responsable ; ils devraient
plaider pour l'octroi de moyens à la hauteur des attentes et de
la demande de notre système éducatif africain.
L'instrument que nous voulons mettre sur pied viendra appuyer les efforts
du NEPAD qui a fait de l'éducation un de ses secteurs prioritaires.
Nous offrirons ainsi une tribune où les peuples africains, à
travers leur représentation parlementaire, fera entendre leur voix
pour des actions de solidarité, de complémentarité,
dans une parfaite approche d'intégration.
En conclusion, je vous demanderai de méditer cette phrase célèbre
qui dit que "si vous pensez que l'éducation est chère,
essayez donc l'ignorance". Voilà pourquoi je fonde beaucoup
d'espoirs sur nos travaux.
Monsieur le Président,
Excellences,
Madame et Messieurs les Ministres,
Honorables Collègues Députés ,
Distingués Experts et invités,
Je souhaite plein succès à la première rencontre
du Groupe de Contact du FAPED.
Je vous remercie de votre aimable attention.
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