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Monsieur le Représentant Résident des Nations-UniesMesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales Madame la Directrice du Bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ou leurs représentants, Mesdames et Messieurs, Chers Collègues, C'est avec un réel plaisir que je participe avec vous à l'ouverture de cette revue de la mise en uvre du cadre d'action pour l'EPT en Afrique. Il y a 5 ans, la Communauté Internationale s'était engagée
sur un cadre d'action concentré sur six grands objectifs. Deux
de ces objectifs, celui de la parité entre garçons et filles
dans l'accès à l'éducation et celui de la scolarisation
primaire universelle Cette réunion que l'UNESCO a pris l'initiative d'organiser est
donc doublement importante. Elle nous offre la possibilité d'évaluer
les progrès accomplis et d'ajuster notre plan d'action en conséquence.
Elle se tient à un moment propice par rapport à l'agenda
international qui lui donne ainsi un statut particulier. En effet, elle
précède la réunion du G8 en juillet prochain, qui
a inscrit les questions de développement en Afrique au centre de
ses priorités. Puis à New-York en septembre prochain, la
rencontre des chefs d'Etat et de gouvernements sera à son tour
l'occasion de faire le point des progrès accomplis depuis la Déclaration
du Millénaire. L'initiative Fast Track a le mérite de cibler spécifiquement
les deux objectifs du millénaire qui Ainsi, parmi les débats qui ont mûri depuis le Forum de Dakar en 2000, il Y a celui du développement solidaire de l'ensemble de la pyramide éducative. Un accès universel à l'école primaire est la base la plus, solide, la plus fondée en droit et en raison pour la construction d'un système, éducatif global. Dans certains pays africains, cette base est aujourd'hui atteinte, et le développement accéléré des cycles ultérieurs d'enseignement justement les énergies et les ressources. Mais dans la plupart des cas, au cours de la période récente, l'enseignement secondaire a vu ses effectifs fortement progresser sans que les processus de régulation des flux et des ressources entre les cycles aient été consolidés sur le long terme. De nouvelles alternatives de formation préparant à l'emploi et l'insertion socio-économique doivent être explorées. Ces réflexions sont en cours, l'UNESCO, à l'ADEA, à l'AIF, chez l'ensemble de nos partenaires et chez nous, pour proposer les axes d'une stratégie d'intervention post primaire. Vision sectorielle donc, mais aussi constance, ténacité et intelligence pour ne pas renoncer aux Objectifs d'éducation pour tous. Le rapport régional proposé par le BREDA à l'occasion de cette réunion sera à cet égard extrêmement précieux pour faire le point et proposer des repères pour l'action. Mais des premières données de ce rapport diffusées à l'occasion de la réunion des Ministres de l'Education de l'Union Africaine à Alger au mois d'avril, le constat est préoccupant : 4 enfants sur 10 ne terminent toujours pas un cycle primaire complet. Pour ne considérer que ce cycle, lorsque '10'0 g-arçons achèvent leur scolarité à l'école primaire, 87 filles seulement sont dans la même situation. L'évolution de la qualité, mise en exergue parmi les objectifs de Dakar 2000, est elle même affectée d'une très grande disparité entre les pays et à l'intérieur de chacun d'eux. Les études du programme d'analyse des systèmes éducatifs (PASEC) organisées dans le cadre de la CONFEMEN en attestent. Nous avons encore, chacun d'entre nous, une part du chemin à faire
pour atteindre l'Education pour Tous. Il est de la responsabilité
première des autorités nationales d'assurer leadership de
ce processus de mobilisation des ressources locales et internationales,
autour d'une approche programme qui fédère Deux contraintes majeures conditionnent la réalisation des objectifs
de l'Education et d'une manière plus générale, des
objectifs de l'Education et d'une manière plus générale,
des objectifs relatifs au développement humain : la première
est relative à la nécessaire cohérence du cadrage
macro-économique avec les conditions de développement à
moyen terme des secteurs sociaux (éducation, santé), avec
notamment la question de la soutenabilité des salaires. La deuxième
contrainte, liée à la première, concerne le financement
durable des charges de fonctionnement dans l'éducation et l'insuffisance
quantitative et qualitative des ressources humaines qui implique la mise
en place de solutions concrètes à la question centrale de
la durabilité des financements extérieurs. Beaucoup d'acteurs du débat considèrent que l'éducation pourrait être aussi un domaine privilégié d'allocation de cette ressource nouvelle et additionnelle. Pour sa part, la France reste résolument attachée à
faire du secteur éducatif un de ses secteurs de concentration de
son aide publique au développement. L'objectif que nous a fixé
le Président de la République et qui est de porter notre
d'effort à 0,5 % du PNB en 2007, puis à 0,7 % en 2012, avec
une préférence d'affectation sur l'Afrique, devrait naturellement
bénéficier aux systèmes éducatifs de vos pays. Un des instruments stratégiques du renouveau de notre aide est
le pôle d'analyse sectorielle en éducation que nous avons
contribué à créer avec le BREDA et qui aujourd'hui
représente, à nos yeux, un centre de ressources de qualité
au service de l'ensemble des partenaires : gouvernements et acteurs politiques
et sociaux locaux, organisations multilatérales", agence de
coopération bilatérales. Car, nous restons persuadés,
dans l'esprit du sommet de Monterrey et celui du NEPAD que la viabilité
des plans EPT repose avant tout sur l'appropriation par les acteurs nationaux
de la définition et la mise en uvre de ces plans. Le renforcement
des capacités demeure donc alors au centre des efforts en
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