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- Mesdames, Messieurs les Ministres,- Mesdames, Messieurs les représentants des Pays Africains, - Mesdames, Messieurs les représentants des Agences de Développement, - Mesdames et Messieurs, C'est avec un réel plaisir que j'ai l'honneur de vous adresser ce message au nom de la famille de l'ADEA, des dix ministres africains et des vingt-deux agences de développement qui composent son Comité Directeur, ainsi que des onze groupes de travail qui constituent ses bras professionnels. Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, l'ADEA est un Forum de dialogue politique, un réseau d'échanges d'expériences et de partage de connaissances, un laboratoire d'expérimentation et d'exploration d'innovations et de thèmes émergents. Grâce à sa composition unique, à l'originalité des discussions fécondes et critiques promues en dehors de toute position de pouvoir financier et/ou politique, à la qualité de l'interface entre décision politique et travail professionnel, l'ADEA apporte une contribution au développement de l'éducation en agissant principalement sur les processus de changement: nouvelles visions de politiques, réformes, innovations, nouveaux partenariats, renforcement du leadership et des capacités africains, appui aux réseaux. Les moments de bilan EPT nous offrent l'opportunité de souligner cette plus-value qu'apporte l'ADEA. C'est pourquoi je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à la Directrice du BREDA et aux organisateurs de Dakar+5 qui ont bien voulu associer l'ADEA à cette initiative. En 1999, la biennale de l'ADEA a été conçue et préparée en direction de l'évaluation de Jomtien par le Forum EPT de Dakar 2000. L'ADEA avait choisi de procéder à un bilan prospectif qui cherchait à apprendre de l'analyse des expériences passées et en cours en vue de penser et de faire plus, autrement et mieux. Trois orientations majeures ont marqué ce bilan prospectif : 1) Identifier et analyser ce qui a bien marché en termes d'accès, d'équité, de qualité, de pertinence, de gestion et de financement en vue de faire émerger une Afrique qui réussit en opposition au règne de l'afro-pessimisme. 2) Implanter une culture de l'introspection, de l'évaluation et des échanges qui engagent à rechercher tout d'abord en Afrique les solutions aux problèmes africains. 3) Développer une pédagogie de la réussite où le succès appelle le succès et impulse un processus de la renaissance africaine basé sur la connaissance et la valorisation des connaissances et des expériences qui se sont révélées pertinentes et efficaces dans le contexte africain. Depuis 1999, l'ADEA a renforcé et approfondi cette démarche à travers l'approche pratique ou apprendre de l'action de la pratique pour transformer quantitativement et qualitativement l'action de la pratique. Aux biennales de 2001et de 2003, cette a approche a été appliquée successivement aux thèmes de la généralisation et de la pérennisation des réformes et des innovations réussies, de l'amélioration de la qualité. Mon collègue Adriaan Vespoor qui a coordonné ce dernier exercice vous fera part des résultats. Permettez-moi d'évoquer brièvement quelques expériences particulièrement instructives en matière d'accélération vers les objectifs. Concernant l'objectif d'enseignement primaire universel, les politiques de gratuité ont donné une forte impulsion à la demande d'éducation dans certains pays anglophones d'Afrique où les effectifs ont augmenté de façon spectaculaire : - en Ouganda + 250% - en 5 ans au Malawi + 78% en 7ans - au Lesotho+ 14,6% en 3ans au Kenya 14,3 % en 1an. En Afrique francophone, les politiques de mise en service d'enseignants non fonctionnaires ont permis d'atteindre des résultats moins spectaculaires mais suffisamment substantiels pour inverser les tendances à la stagnation voire au déclin qui y prévalaient jusqu'ici. Les politiques d'équité en faveur des filles (Côte
d'Ivoire) ou des nomades (Nigeria) ont permis non seulement d'inclure
les exclus mais d'élargir l'accès en général.
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