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« -Madame la Directrice du BREDA,- Monsieur le Directeur Adjoint de l’UNESCO pour l’Afrique, - Monsieur le Directeur Général Amadou Moctar Mbow, - Monsieur le Représentant Résident du Système des Nations-Unies, - Honorables invités - Mesdames et messieurs, Permettez-moi d'abord, en ma qualité de membre du Conseil Exécutif, d'exprimer tout le plaisir que rai d'ouvrir cette cérémonie d'ouverture du Forum régional Dakar + 5 qui, cinq ans après le forum de Dakar doit faire le point sur l'état d'avancement du Cadre d'Action de Dakar en Afrique pour la période 2000 – 2005. Je voudrais également exprimer toutes mes félicitations à l'UNESCO BREDA et aux experts qui ont travaillé sous son autorité pour qualité et le professionnalisme dont ils ont fait montre pour arriver à produire les documents qui serviront de base à vos travaux. Je veux saluer particulièrement tous les participants à ce séminaire et souhaiter à nos hôtes un excellent séjour chez nous et surtout vous dire tout le plaisir que nous avons de vous accueillir. Ce forum s'inscrit dans le cadre de .l'évaluation de la mise en œuvre de l'EPT en Afrique. Il doit permettre d'identifier les difficultés mais aussi de capitaliser les réussites et les bonnes pratiques afin de les partager et de les réinvestir dans d'autres contextes. C'est dire que ces assises revêtent une grande importance stratégique dans le processus de mise en œuvre des plans EPT pour l'atteinte des six objectifs de la Déclaration Universelle sur l'Education de Dakar en 2000. Le rapport de suivi de l'EPT lancé à Dakar, en prélude à la réunion à Brasilia du Groupe de haut niveau de l'EPT, avait montré que quatre ans après le forum de Dakar (2000), où les pays d'Afrique subsaharienne ont affirmé leur engagement en faveur d'un enseignement et d'un achèvement de l'éducation pour tous, les tendances n'autorisent pas un grand optimisme. En effet la plupart des systèmes éducatifs dans la région sont loin d'atteindre ces buts et le défi implicite de cet engagement est préoccupant. Les enjeux méritent d’être constamment rappelés pour maintenir la constante la tension vers l'objectif d'EPT en 2015. Le premier enjeu c'est que le développement du capital humain conditionne les objectifs de développement économique, de progrès social, de paix et de démocratie qui sont au cœur du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Le plus critique est le développement de la qualité. Depuis Jomtien les partenaires au développement ont pris conscience de cette réalité et leur engagement à fournir les ressources à la mise en œuvre des plans crédibles en constitue la preuve la plus éclatante. C'est l'occasion de saluer les efforts considérables déployés par l'UNESCO pour accompagner ce processus. Des ressources considérables, à travers différents mécanismes et initiatives, sont drainées vers les secteurs de l'Education et de la Santé. C'est pourquoi il est important de remarquer que si l'on n'accorde pas toute l'attention requise à l'amélioration de la qualité de nos systèmes éducatifs, ce mouvement en faveur de l'éducation pour tous pourrait être un énorme gâchis car les résultats ne seront pas à la hauteur des ressources investies. Ce sera un gâchis car des enfants futurs adultes¬ risquent de rester analphabètes malgré leur scolarisation ou risquent d'abandonner l'école trop tôt. Pour atteindre l'objectif de l’Education Pour Tous, il est particulièrement important de veiller à ce que : - Tous les enfants entrent à l'école ; - Tous les enfants terminent le cycle élémentaire; - Tous les enfants acquièrent les compétences minimales de base. Si nos pays ont accompli de grand progrès vis-à-vis du premier objectif, d'importants efforts restent à faire pour la réalisation des deux autres objectifs. Pour les atteindre, il est urgent de prendre des mesures énergiques qui assureront aux populations les plus pauvres l'accès aux savoirs et aux compétences nécessaires à la croissance économique, au développement social et aux progrès civiques. Les hauts responsables politiques reconnaissent que le faible niveau de participation, d'achèvement et de résultats d'apprentissage dans l'éducation de base fait partie des contraintes les plus lourdes pesant sur le développement de l'éducation. Nous avons tous dans nos pays initié des politiques pour tenter de résoudre ce problème avec l'appui des partenaires extérieurs¬ grâce à des programmes de réforme visant un changement radical et une nette amélioration. Il faut reconnaître que dans la majeure partie des cas les résultats ne sont pas à la mesure des attentes. La transition d'un modèle élitiste à un modèle d'éducation de masse, capable d'assurer à tous une éducation de qualité acceptable, est un processus lent et très délicat, surtout avec l’évolution des indicateurs de qualité et d’équité, devenus plus ambitieux qu'avant, et surtout le manque persistant de capacités à mettre en œuvre des programmes à grande échelle. Comme je le faisais remarquer lors de la dernière revue du PDEF, le mouvement en faveur de l’Education de base pour tous ne se réduit donc pas à un simple enjeu quantitatif : il a une forte composante qualitative. En effet les nombreuses évaluations nationales (SNERS, GAPS, PASEC, MLA) ont déjà permis de constater la faiblesse des performances du système. Le PDEF, à travers les sous composantes de la Qualité, avait identifié, lors de la première phase, des stratégies de correction des dysfonctionnements. Les documents d'évaluation de la Revue (Rapport d'Exécution Technique, Rapport Financier et Economique, ainsi que les premi rs résultats de l'Analyse Sectorielle) ont souligné un faible niveau d'exécution des sous-composantes de la qualité et constaté que la plupart d'entre elles sont en phase pilote. Leur état d'avancement ne leur ont pas permis d'impacter de façon significative sur des indicateurs aussi importants que la réduction de l'écart entre le taux d'admission et le taux d'achèvement ou le profil de scolarisation, principale source des contre performances et gaspillages. Ces indicateurs montrent par exemple que depuis 1996 il n'y pas eu de progrès dans L'efficacité interne du système. Parmi les facteurs qui compromettent les performances dans le domaine de l'amélioration de la qualité des résultats d'apprentissage, on peut citer également la réduction du temps d'apprentissage liée à des facteurs comme les grèves, les absences, les fêtes, la faiblesse des capacités d'absorption ressources liées aux lenteurs dans les procédures de décaissement l'inarticulation dans et entre les différents centres dans lesquels les activités sont mises en œuvre etc. Cette situation est particulièrement préoccupante à la veille du démarrage de la 2ème phase du PDEF. C'est pourquoi dans la 2ème phase du PDEF un accent particulier sera mis sur la qualité et les indicateurs de performances seront reconfigurés dans ce sens en donnant toute sa place au taux d'achèvement qui deviendra l'indicateur clef de suivi. Le chemin vers l'amélioration de la qualité en Afrique Subsaharienne est difficile et exige que certaines expériences mettent "en garde contre les obstacles à éviter et proposent des approches prometteuses conduisant à la réussite. En étant convaincu que chacun a pris conscience de la nécessité d'instaurer une culture qui cherche à promouvoir la qualité. Je déclare ouvert le Forum Régional « Dakar + 5 ».
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