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Le 3 mai est la Journée mondiale de la liberté
de la presse. Cette année, cette Journée est dédiée
au thème des « médias et de la bonne gouvernance
». Pour célébrer ce jour, l’UNESCO a
organisé une conférence à Dakar, capitale
du Sénégal, du 1 au 3 mai 2005.
Les médias et la bonne gouvernance,
thème principal de la Journée mondiale de la liberté
de la presse
« Les médias et la bonne gouvernance » est
le thème de la Journée mondiale de la liberté
de la presse (3 mai) que l’UNESCO a célébré
cette année à Dakar par une conférence internationale
et la cérémonie de remise du Prix mondial UNESCO/Guillermo
Cano pour la liberté de la presse.
La conférence (du 1er au 3 mai, à l’hôtel
Méridien) a été ouverte par le Ministre de
l'Information du Sénégal, Bacar Dia, et par le Sous-Directeur
général de l’UNESCO pour la Communication
et l’information, Abdul Waheed Khan. D’éminents
professionnels des médias du monde entier, ainsi que des
représentants d’importantes organisations internationales
et africaines, non gouvernementales et intergouvernementales,
ont participé à l’événement.
Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO,
et Bacar Dia, minitre de l'Information, ont clôturé
la Conférence.
Parmi les questions abordées pendant les différentes
sessions de la conférence figurent : l’apport direct
des médias à la promotion de la bonne gouvernance
(participation, élections, la lutte contre la corruption
et l’Etat de droit) ; médias et pauvreté ;
médias et droits de l’homme ; liberté d’information
et accès à l’information ; éthique
du journalisme et formation au journalisme d’investigation.
Les participants ont adopté des recommandations et un cadre
d’action à la clôture de la Conférence.
La cérémonie de la remise Prix mondial UNESCO/Guillermo
Cano pour la liberté de la presse s'est tenue au Théâtre
Daniel Sorano le 3 mai à 16h, après la clôture
de la conférence.
Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, a présidé
la cérémonie. au cours de laquelle le Directeur
G énéral de l’UNESCO a remis le Prix. Le lauréat
de cette année est le journaliste chinois Cheng Yizhong,
choisi par un jury international indépendant de professionnels
des médias présidé par Kavi Chongkittavorn,
directeur délégué du quotidien anglophone
de Bangkok, The Nation.
L’UNESCO, en tant qu’organisation intergouvernementale
qui a pour mandat constitutionnel de « promouvoir la libre
circulation des idées par le mot et par l’image »,
célèbre la Journée mondiale de la liberté
de la presse pour souligner l’importance de la liberté
de la presse et du droit de l’homme fondamental qu’est
la liberté d’expression. Les bureaux de l’UNESCO
organisent des séminaires et d’autres manifestations
afin de marquer l’événement dans toutes les
parties du monde, des Caraïbes et de l’Amérique
latine à l’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient à
l’Afrique australe.
Dans son message pour la Journée, le Directeur général
de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, explique que sans la
liberté d’expression et la liberté de la presse
« la démocratie ne peut s'imposer et le développement
demeure hors d'atteinte. Les médias indépendants,
libres et pluralistes jouent un rôle crucial dans la bonne
gouvernance des sociétés démocratiques, en
assurant la transparence et le respect des principes de responsabilité,
en promouvant la participation et l'état de droit et en
contribuant à la lutte contre la pauvreté ».
Non seulement les médias libres et indépendants
agissent comme des gardiens des droits de l’homme et dénoncent
les abus commis par les autorités, mais ils fournissent
également aux citoyens l’information dont ils ont
besoin pour exercer leurs droits démocratiques, notamment
dans les périodes d’élections. Les médias
diffusent également l’information fondamentale pour
la vie et le développement des communautés. Ils
apportent une contribution essentielle en vue d’atteindre,
d’ici à 2015, les Objectifs du Millénaire
des Nations Unies pour le développement, parmi lesquels
figurent l’éradication de l’extrême pauvreté,
l’éducation primaire universelle, la promotion de
l’égalité des sexes et la lutte contre le
HIV-Sida.
L’UNESCO soutient depuis longtemps les médias indépendants
et pluralistes dans les pays en développement, les pays
en transition et les zones de post-conflits dans le monde entier
et en Afrique notamment. Ce soutien a pris différentes
formes : aide à la préparation d’une législation
favorable à la liberté d’expression et développement
des compétences (formation professionnelle et développement
des infrastructures).
En Afrique, l’UNESCO a aidé à mettre en place
de nombreuses radios communautaires et des centres multimédia
et a fourni un soutien législatif aux pays sortant d’un
conflit, comme le Mozambique et la République démocratique
du Congo, par exemple. A travers son Programme intergouvernemental
pour le développement de la communication (PIDC), l’UNESCO
a fait bénéficier des journaux, agences de presse
et radios et télévisions africains, tant publics
que privés, de plus de 40 millions de dollars.
La célébration de la Journée mondiale de
la liberté de la presse a été proposée
au départ par les participants d’un séminaire
sur la promotion d’une presse africaine indépendante
et pluraliste, organisé à Windhoek (Namibie) en
1991. L’UNESCO a célébré la Journée
à Windhoek en 2001 ; c’était la première
fois que la célébration avait lieu en Afrique.
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